«Entre 5.000 et 8.000 mineurs se prostituent aujourd’hui en France»
C’est un fait qu’on préfère ignorer au pays des droits de l’Homme. Mais la prostitution infantile est bien une réalité en France. A l’occasion du colloque organisé ce jeudi parl’Association contre la prostitution des enfants, sa présidente Armelle Le Bigot Macaux, lance un cri d’alarme.
Combien de mineurs se prostituent en France aujourd’hui?
Le sujet est tellement tabou, que l’on manque de chiffre précis. Mais de source officieuse, grâce aux retours des associations de terrain, on sait qu’entre 5.000 et 8.000 mineurs se prostituent aujourd’hui en France. Et le phénomène a tendance à s’amplifier.
Qui sont-ils?
Les deux tiers d’entre eux sont des mineurs étrangers, le plus souvent originaires de Roumanie ou d’Afrique (Sierra Léone, Nigeria, Ghana, Cameroun…), âgés de 15 à 18 ans. Ils monnaient leur corps pour survivre. Ils sont généralement embringués dans des réseaux et surveillés par des proxénètes. Les autres sont Français, le plus souvent en situation de rupture familiale et vendent leur corps occasionnellement, la plupart du temps de leur propre initiative.
Cette prostitution est-elle localisée dans les grandes villes?
Oui principalement. Mais aucune région n’est épargnée. Les mineurs se prostituent aussi bien dans la rue, aux abords des périphériques, dans les hôtels, dans des voitures que dans des bois. Et même dans les toilettes de certains établissements scolaires.
A ce propos, vous évoquez l’émergence de nouvelles formes de prostitution chez les jeunes ces dernières années…
Dans certains lycées, on sait que des adolescentes font des fellations pour 25 euros afin de se payer des objets ou des vêtements. Elles se prostituent sans même en avoir conscience. Plusieurs faits divers font aussi état de jeunes hommes qui incitent leurs petites amies à monnayer leur corps pour s’offrir ensuite des belles choses. Ce phénomène des «lover boy» est d'ailleurs constaté dans d'autres pays européens. Tous ces comportements sont la conséquence à la fois de la banalisation de la pornographie dans notre société et du culte de l’hyperconsommation. Les conséquences peuvent être dramatiques pour ces adolescents, car une fois qu’ils comprennent la gravité de leurs actes, ils peuvent être durablement perturbés dans leur sexualité et perdre l’estime d’eux-mêmes.
Internet a-t-il contribué à l’expansion de ce phénomène?
Oui tout d’abord en facilitant l’accès des jeunes à la pornographie et multipliant les canaux pour que les clients prédateurs et les adolescents puissent entrer en contact. D’ailleurs, selon l’Association Française de Promotion de la Santé Scolaire, un tiers des usagers des sites pornographiques sont des adolescents.
Comment la France tente t’elle d’endiguer ce fléau ?
La brigade de protection des mineurs fonctionne très bien, mais son champ d’intervention est tellement vaste qu’elle est dépassée par ce phénomène. Il existe aussi un numéro vert(le 119) gratuit ouvert 24h/24 qui a pour but de faciliter le dépistage des situations de mineurs en danger. Mais il y a encore un boulot énorme à faire sur le sujet. Il faut d’abord arrêter de se voiler la face sur ce fléau et faire travailler tous les acteurs de la société sur ce sujet (parents, enseignants, policiers, associations…)
J’habite à Sion ville dans laquelle se trouve une école professionnelle formant des apprentis et des apprenties. Chaque semaine durant les pauses de midi le restaurant de la Migros tout proche sert de lieu de racolage pour des gamines en mal d’argent comme j’en fus le témoin.
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