Bulletin de Réinformation, Radio Courtoisie, 13 juin 2014

Extraits.
NDR. Les médias français et la Suisse.

 

Grands sujets

Immigration massive : la Suisse contre‑attaque

 

La Suisse est l’un des pays européens les plus touchés par l’immigration massive. Cette semaine, le pays a décidé d’adopter des actions concrètes pour lutter contre ce phénomène

 

Le 9 février dernier, l’initiative populaire contre l’immigration de masse a été adoptée à la majorité. C’est en vue de son application effective que le directeur de l'Office fédéral des migrations, Mario Gattiker, a rencontré ce jeudi le service européen pour l'action extérieure. Cet échange visait à demander une adaptation de l’accord sur la libre circulation des personnes. La teneur réelle de cette demande n’a pas été rendue publique. Elle le sera, je cite : « Une fois que le Conseil fédéral aura tranché sur les éléments essentiels de la législation d'exécution ». Fin de citation. La délégation helvétique s’en est donc tenue à la présentation des nouvelles dispositions constitutionnelles sur l’immigration et ses répercussions sur l’accord de libre circulation.

 

Au même moment, le Conseil national a pris une autre mesure pour lutter contre l’immigration massive

 

Ce jeudi, une modification de loi visant à réduire le nombre d’entrées de clandestins en Suisse a été adoptée. Cette décision instaure des amendes de 4 000 à 16 000 francs suisses (soit entre 3 200 et 13 000 €) par passager pour les compagnies aériennes transportant des étrangers ne disposant pas de papiers d’identité valables. Jusqu’à présent, il n’existait pas de base légale pour se retourner contre ces compagnies aériennes. Cette mesure peut paraître marginale, pourtant plus d’un millier d’étrangers entrent en Suisse illégalement de cette façon chaque année.

 

Cette mesure vise également à lutter contre les risques de terrorisme

 

Avec cette nouvelle mesure, l'Office fédéral des migrations pourra contraindre les compagnies aériennes à lui communiquer les données relatives à certains vols et passagers. Ces données sont communiquées sous forme électronique directement après le décollage. En cas de violation non justifiée de cette obligation, la compagnie s’exposerait à une amende importante.

 

 

Le projet de réforme pénale adopté

à l'Assemblée nationale

 

L’Assemblée nationale a adopté mardi dernier, en première lecture, le projet de réforme pénale porté par la Garde des Sceaux. L’instauration de la contrainte pénale est le point majeur de ce texte polémique

 

Afin de vider les prisons, Christiane Taubira n’a pas trouvé d'autres moyens que de les supprimer, par l’instauration de la contrainte pénale. Il s’agit de remplacer la peine des délinquants condamnés à cinq ans de prison ou moins par une peine en « milieu ouvert ». Cela signifie que les coupables de vol, d’incitation à la pédopornographie, d’abus de biens sociaux ou d’agressions sexuelles, excepté le viol pourront se promener comme tout un chacun dans la rue ; ces personnes seront simplement condamnées à réaliser des travaux forcés ; elles devraient être astreintes à une surveillance continue et à certaines interdictions : mais on voit mal comment la surveillance pourra être efficace ; il est a priori moins coûteux et plus facile de surveiller des condamnés en milieu fermé. La contrainte pénale sera donc coûteuse ; mais elle ne pourra pour l’instant être appliquée que pour la « petite » délinquance. Que l’on se rassure cependant, Christiane Taubira ne fait pas les choses à moitié. A partir du 1er janvier 2017 la contrainte pénale deviendra applicable à l’ensemble des délits, et ce sont tous les coupables condamnés à dix ans de prison ou moins qui pourront tranquillement flâner sous nos fenêtres.

 

Le texte contient d’autres mesures laxistes favorables aux condamnés

 

Le projet de loi ne s’arrête pas là. Les peines plancher, instaurées sous Nicolas Sarkozy pour les récidivistes, seront supprimées au nom d’un nouveau principe d’individualisation des peines. C’est au nom de ce même principe qu’un tribunal pourra se contenter de décider lors d’une audience qu’un délinquant est coupable, sans fixer de peine. C’est lors d’une seconde audience qu’il statuera sur la peine à appliquer, au regard de la personnalité de la victime, et de sa situation. Les peines seront donc individualisées, et seront censées prendre en compte la psychologie profonde de chacun. De plus, une fois qu’un condamné aura effectué les deux tiers de sa peine, il sera automatiquement évalué, et pourra éventuellement être libéré sous contrainte. De manière paradoxale, la Garde des Sceaux a aussi tenté une esquisse de protection des victimes : ces dernières pourront saisir le juge si elles estiment qu’il est porté atteinte à leurs droits en cours de peine du condamné. Malgré ce timide effort, on ne peut qu’espérer que, le 24 juin prochain, le Sénat jugera bon de mettre un terme au projet de réforme pénale, et de le mettre aux arrêts, dans un milieu fermé.

 

 

 

Brèves françaises

 

 

Une enveloppe débloquée par le Conseil de Paris pour l’ex‑maire de Paris : une première !

 

Bertrand Delanoë, maire de Paris jusqu’en 2014, va continuer d’être une charge pour les contribuables parisiens durant les trois ans à venir. Sous l’impulsion de l’équipe de la maire socialiste actuelle, Anne Hidalgo, il se voit mis à disposition les moyens d’un secrétariat adapté pour, selon le Parisien, assurer le suivi nécessaire aux nombreux courriers et invitations, « dans l’intérêt de l’image et des relations de la Ville ». Le 12 mai, Bertrand Delanoë avait déclaré lors d’une interview à Canal+, vouloir se retirer de la vie politique. A la question « qu’est‑ce que vous faites de vos journées », il avait répondu « du sport, y a beaucoup de coups de fil, c’est le temps dispo pour les amis, pour le théâtre, pour les concerts (…) ». Ce privilège, jusqu’alors réservé aux présidents, comprend un bureau dans un hôtel particulier près de la Place des Vosges et une secrétaire, car, comme s’en indigne Anne Hidalgo, on ne va quand même pas, je cite ; « Demander à Bertrand Delanoë de venir chercher ses lettres en Vélib’! ».

 

Béziers : Pas d’aides sociales communales pour les délinquants

 

Robert Ménard, le maire de Béziers a trouvé un moyen efficace de lutter contre les abus de versements d’aides sociales. Il a décidé d'utiliser la procédure du rappel à l'ordre pour les auteurs de délits ou d’incivilités. Je cite : "Il appartient alors au maire, entouré d'élus et de policiers, de faire comprendre à ces personnes que leur comportement est inadmissible". Fin de citation. Dans le cas où les délinquants ne répondraient pas à la convocation, les aides sociales de la ville dont ils bénéficient seraient automatiquement stoppées. Cette décision a été votée à l’unanimité par le conseil d'administration du Centre communal d'action sociale.

 

 

 

Brèves internationales

 

 

Israël : Changement de président, changement de cap ?

 

Les 120 députés de la Knesset, le Parlement israélien, ont voté mardi pour leur 10e président. Reuven Rivlin du Likud, qui en est sorti vainqueur, prend la place de Shimon Peres. En Israël, le poste de président est principalement protocolaire, mais n’en est pas moins important pour les dossiers sensibles de la scène internationale comme le processus de paix avec les Palestiniens. En l’occurrence, ce nouveau chef de l’Etat ne se cache pas d’être un fervent sioniste, défenseur du « Grand Israël ». Rivlin a récemment réitéré son opposition à la création d’un Etat palestinien dans une interview au Times of Israël où il déclarait qu’il n’interviendrait pas dans les efforts de paix si le gouvernement devait faire des concessions. Il resterait néanmoins favorable à une confédération israélo‑palestinienne, une sorte d’Etat binational. En 2010, il déclarait : « si quelqu’un me dit : décide, un Etat ou une division de la terre d’Israël, je dis que la division est le plus grand danger » ; puis, en 2011, lors d’un entretien avec Euronews, il a déclaré : « nous sommes prêts à comprendre les Palestiniens et à vivre côte à côte. ». Voilà des paroles. Maintenant, à quand les gestes ?

 

 

L’Italie et le camp des Saints

 

Le célèbre et, malheureusement prophétique roman de Jean Raspail, Le Camp des Saints se produit chaque jour sous nos yeux. Et cela n’est pas sans conséquence sur la santé des militaires chargés de recueillir les milliers de clandestins le long des côtes siciliennes et sur la sécurité des habitants obligés à une cohabitation difficile. Pour les premiers, une dizaine de militaires de la Marine engagés dans les opérations « Mare Nostrum » ont été décelés positifs au test de Mantoux, qui permet de découvrir la présence d’une infection latente du virus de la tuberculose. Pour les seconds, l’accueil des migrants toujours plus nombreux et qui restent toujours plus longtemps provoque des tensions avec les locaux, comme à Porto Palo di Capo Passero, dans le sud‑ouest de la Sicile. Mais ce déferlement migratoire met également les municipalités à genoux financièrement. N’arrivant pas à endiguer ce phénomène, la Sicile vient de décréter l’état d’urgence pour les villes concernées. La politique d’immigration des 28 sera un thème majeur de la présidence italienne de l’Union européenne à partir du mois de juillet.

 

 

Les Ecossais doivent se prononcer dans trois mois sur l’autodétermination de l’Ecosse

 

Alors que les partisans de l’indépendance étaient encore très minoritaires, il y a quelques mois, ceux‑ci remontent sondage après sondage. Ceci semble inquiéter les partisans du maintien qui sont allés chercher un soutien de poids en la personne de J. K. Rowling, l’auteur de la saga Harry Potter. Celle‑ci a en effet annoncé mercredi avoir fait un don d'un million de livres à la campagne "Better Together" qui milite pour le maintien de l'Ecosse au sein du Royaume‑Uni. Pour expliquer son geste, celle qui vit depuis 21 ans à Edimbourg a notamment expliqué, je cite : « Si l'indépendance peut nous apporter des opportunités – tous les changements recèlent des opportunités –, elle comporte également des risques importants […], je suis consciente que, lorsque la banque RBS a eu besoin d'être renflouée, faire partie du Royaume‑Uni nous a sauvé d'une catastrophe économique ». Des propos à l’image de cette morne campagne électorale où, jusqu’à présent, les opposants des deux camps ne débattent que de l’aspect économique d’une éventuelle indépendance.

Source :  www.radiocourtoisie.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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