Renaud Camus sur Boulevard Voltaire:
"Pardonnez-moi, mais je n’arrive pas à m’intéresser sérieusement à ces choses-là. Il y a le feu à la nation — alors, savoir si Manuel Valls va trouver deux ou trois voix pour son pacte de responsabilité… Il s’agit bien de ça ! D’un autre côté, j’aime trop la France pour être jamais partisan de la politique du pire. Mais je ne pense pas que nous pourrons faire l’économie d’un grand ébranlement, qui permette enfin aux vraies questions d’affleurer.
[...] Déculturation, décivilisation et Grand Remplacement sont tous trois de puissants facteurs de violence. L’espèce de stupeur désyntaxée — et je ne fais pas référence ici à la seule syntaxe grammaticale, mais à la syntaxe de vivre en général, et d’abord d’être citoyen — que produit l’industrie de l’hébétude, dans ses trois branches que je rappelle (l’enseignement de l’oubli, l’imbécillisation de masse et l’économie parallèle), cette espèce de stupeur, cette hébétude, elle est éminemment violente, agressive, nocente. On ne passe pas en douceur d’un peuple à l’autre, d’une civilisation à l’autre, d’une culture à l’autre, d’une souveraineté à la suivante. Je l’ai dit cent fois : la France est à présent comme une vieille fille qui élève les enfants des autres. Qui sont-ils, dans la plupart des cas, ces gens qui agressent verbalement ou physiquement les professeurs, ou le personnel des hôpitaux ? Des nouveaux venus qui refusent nos modes de vie et de pensée et qui veulent, à la place, imposer les leurs. Bien entendu ils ne sont pas seuls à agir de la sorte. L’hébétude décivilisée est la condition nécessaire du Grand Remplacement : elle implique nécessairement, pour tous, de la part de tous, une dureté et une brutalité croissantes dans les rapports sociaux. (Moyennant quoi, c’est moi qui suis condamné pour incitation à la violence… )"

Et vous, qu'en pensez vous ?