En France:
La Driee ne craint pas d’affirmer que « le chauffage au bois contribue à hauteur de 23 % aux émissions totales » de particules fines de moins de 10 microns en Île-de-France, « soit autant que l’échappement des véhicules routiers ». L’information est tout simplement renversante. Près de huit millions de trajets routiers, au bas mot, sont réalisés chaque jour en Île-de-France par des voitures, des bus et des camions. Les cheminées pollueraient autant. Question : pourquoi avoir investi des fortunes colossales dans la réduction du trafic routier depuis des années, si on pouvait diminuer spectaculairement les rejets de particules, pour un coût quasi nul, en interdisant les cheminées ?
La réponse est très simple : la Driee s’est trompée, et lourdement. Selon les études d’Airparif, les causes principales d’émissions de particules de moins de 10 microns de diamètre dans l’aire urbaine parisienne sont la circulation automobile (44 % des particules) et les apports extérieurs (39 %). Un fort vent de nord-est rabat sur les Franciliens des pollutions belges ou allemandes, et réciproquement en cas de vent de sud-ouest. D'autres mesures faites sur les particules de moins de 2,5 microns (voir graphique ci-dessous) par Airparif sont tout à fait cohérentes avec ces chiffres.

Et vous, qu'en pensez vous ?