Trois femmes irlandaises « obligées » de voyager jusqu'en Grande-Bretagne pour obtenir l'avortement à la suite d'un diagnostic d'impossibilité de survie de leur enfant en dehors du sein maternel entendent saisir les Nations unies de leur affaire au motif que l'interdiction de l'avortement en cas d'anomalies fœtales mortelles constitue un « traitement cruel, inhumain et dégradant ».
Les trois femmes sont militantes de « Terminations for Medical Reasons » (avortements pour raisons médicales) – ou cornaquées par ce groupe – et soutenues par le Center for Reproductive Rights, une association pro-avortement basée à New York qui les assistera lors de leur conférence de presse à Dublin mercredi. Siobhain Murphy, Ruth Bowie et Amanda Millet ont également reçu l'appui des Doctors for Choice en Irlande.
Deux d'entre elles avaient fait connaître leur drame personnel l'an dernier : enceintes et très heureuses de leurs « grossesses désirées », elles avaient mal vécu le fait de ne pas pouvoir hâter la mort de leurs bébés atteints d'affections très graves incompatibles avec un développement normal après la naissance.
Pour Ruth Bowie, c'était une anencéphalie : celle-ci qui n'implique pas la mort immédiate puisque des bébés anencéphaliques ont survécu plusieurs mois.
Elle se présente comme une femme de foi.
« Devoir vous promener dans Birmingham alors que vous venez de mettre fin à la vie de votre bébé, que vous avez subi une anesthésie, que vous saignez et souffrez de crampes… Je crois en un Dieu aimant et bon, qui nous comprend, et je crois que je ne serai pas damnée pour ce que j'ai fait… Tout ce que je veux dire aux gens qui voudraient nous juger : où est votre compassion ? Où est l'amour dans tout ça ? ».
C'est vrai ça, où est l'amour ?
Sur son blog, Vincent Pellegrini fait ce commentaire:
"Le Conseil de l’Europe et d’autres groupes de pression cherchent à imposer l’avortement facilité en Irlande et en Pologne. Grégor Puppinck, directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), analyse le glissement qui est en train de s’opérer. «Pourquoi une telle pression sur l’Irlande et la Pologne alors que ces deux pays sont parmi les meilleurs au monde dans les soins de santé maternelle, loin devant la France et les Etats-Unis?», s’interroge Grégor Puppinck, expliquant que «l’avortement détermine profondément la culture: sa légalisation a valeur de rituel de passage dans la postmodernité, car elle implique la domination de la volonté individuelle sur la vie, de la subjectivité sur l’objectivité»."

Et vous, qu'en pensez vous ?