Il est grand temps de donner un coup de balai. La fraude, la tricherie, les mensonges, la corruption, les kick-backs, le népotisme, les passe-droits, règnent en maîtres en France. Pourquoi se contenter de faire peur aux citoyens lambda, c’est par le sommet qu’il faut commencer. Compte tenu de ses ressources, le citoyen ne peut ni tricher ni voler beaucoup. Il a peu de pouvoir. Il ne manie pas des fonds considérables. Il n’a pas l’autorité de déplacer millions et milliards. Ceux qui le peuvent, ce sont ceux qui sont en haut de l’échelle sociale. Et singulièrement la poignée de personnes qui s’octroient le pouvoir d’avoir une influence sur l’affectation des 58% de la dépense nationale sur laquelle l’Etat a un droit de regard.
Il y a un peu moins de 20 ans, l’Italie lançait sa grande opération « mains propres », « mani pulite ». De nombreux hommes politiques sont tombés. En particulier des socialistes. Le parti socialiste italien avait une double comptabilité, une en Italie et une au Luxembourg et il avait mis en place un système extraordinairement efficace pour blanchir certains flux en provenance de la mafia. La France a été touchée en incidente par ces opérations, mais on en a peu parlé. Nous pensons qu’il est temps qu’en France on déclenche une gigantesque « mani pulite ». Pourquoi ne pas faire confiance à quelqu’un qui s’y connaît et qui est alliée des socialistes, nous voulons parler d’Eva Joly.
La fiscalité, les pouvoirs de contrôle des Etats ne sont pas neutres. En France, des groupes sociaux entiers baissent la tête et sont dociles comme des moutons par peur de se faire remarquer par le fisc et de se retrouver pendus sur la place publique par un contrôle. L’exemple de ce qu’a fait Obama récemment par l’intermédiaire de l’IRS montre bien que partout, même dans les pays les plus évolués, on n’échappe pas à la tentation de se servir de la fiscalité à des fins politiques. On a peu parlé de cet aspect des activités de Bérégovoy en son temps.
Les réflexions ci-dessous nous sont inspirées par la campagne mondiale en cours qui vise à terroriser les gens qui cherchent à se protéger de la prédation fiscale en prenant le risque de se mettre hors la loi dominante.
Ce matin, nous lisons dans la mauvaise presse que Cazeneuve, celui qui a succédé à Cahuzac, n'exclut pas de recourir aux écoutes téléphoniques afin de confondre les personnes que l'on qualifie de fraudeurs.
D’abord, on s'étonnera que le pouvoir, qui a commis une faute et une erreur, dans l'affaire Cahuzac, se venge... sur les Français moyens. Le pouvoir faute, triche, ment. Conclusion de sa réflexion, il terrorise les citoyens. Même chose au niveau européen, ils trichent tous, gaspillent votre argent, volent, mais ils émettent une directive qui vous menace, vous, pas eux. Combien a-t-on volé sur les usines de dessalement que vous avez financées en Espagne, Messieurs?
Nous suggérons que l'on écoute tous les hommes politiques, tous les parlementaires, tous les présidents de commission, tous les hauts fonctionnaires et, bien entendu, tous leurs proches et que les résultats soient publics. Moralité bien ordonnée commence par soi-même. Nous suggérons que toutes les peines, amendes, redressements, soient doublés pour ces gens censés donner l'exemple et gérer le caractère sacré, transcendant, de l'impôt.
Nous suggérons que les dossiers des ex-RG sur tous les hommes en poste soient dès maintenant rendus publics. Pourquoi? Parce que les pouvoirs successifs ont constitué des dossiers les uns sur les autres, dossiers fiscaux, dossiers de mœurs, dossiers de train de vie, et qu'ils s'en servent pour se tenir par la barbichette.
Nous suggérons que les avantages fiscaux des journalistes, des politiques, des fonctionnaires internationaux, soient immédiatement supprimés. Pourquoi? Parce que, sans niches et avantages, vols, sauts périlleux fiscaux de haute volée, ces gens auront une appréciation plus saine et équitable de l'impôt, de la frustration de se faire confisquer le fruit de son travail et de son épargne. Ils penseront et écriront autre chose sur la fiscalité en général et ils y réfléchiront un peu plus. L'enfer fiscal, c'est pour tout le monde, pas seulement les citoyens ordinaires.
Nous suggérons que les complices de toute cette clique, les grands banquiers, soient contrôlés complètement, tant en terme d'avantages non déclarés, de revenus dans les filiales étrangères et les « puces » qu'ils touchent illégalement dans les paradis et zones non taxées et même non déclarées et même non comptabilisées...
Nous suggérons que toute opération de fusion acquisition, rachat d'entreprise, déclenche un contrôle des comptes et des impôts et du train de vie des participants aux négociations, de tous les protagonistes. Ainsi les fameux 5% de commissions occultes que touchent les participants seront réintégrés, les négociations seront moins biaisées. Bien entendu, on devra contrôler toutes les opérations de la BPI, de la Caisse des Dé(potes), les comités qui attribuent les subventions, les aides, etc. Ainsi, par exemple, on pourrait commencer dès aujourd’hui à faire toute la lumière sur l’opération de rachat du Club Méditerranée qui vient d’être annoncée. On pourrait en profiter pour passer un coup de projecteur sur les relations sulfureuses qui unissent depuis très longtemps les intérêts socialistes Trigano à la Mitterrandie, au pouvoir socialiste en général et à la Caisse des Dépôts en particulier. On n'oubliera pas toutes les sociétés immobilières et connexes, les intermédiaires aussi bien sûr, qui travaillent avec la Mairie de Paris, le Conseil...
Nous suggérons que les déclarations fiscales des hommes politiques soient faites par un cabinet ad hoc, public-privé, qui gérera la fiscalité de ces gens tant qu'ils auront la moindre responsabilité publique, électorale, et que ceci soit prolongé jusque 5 ans après leur abandon de poste public. En effet, bien souvent les kick-backs et commissions sont différés.
Nous suggérons aux partis politiques qui, soi-disant, lavent plus blanc, en gros les extrêmes, de créer des commissions de vigilance sur toutes ces questions. C'est le rôle que s'est attribué Médiapart pour le compte du Front de Gauche, autant l'institutionnaliser.
Nous suggérons que la tradition républicaine, qui veut que certains intervenants du système démocratique ne soient jamais contrôlés, soit abandonnée. Ce sont des institutions de blanchiment.
Les journaux, boites de sondage, boites de pub, les syndicats, les associations qui gèrent la formation, les officines de lobbying, les mutuelles d’assurances, le Loto et ses boites de pub, doivent, tout de suite, être contrôlés.
Nous suggérons de mettre sous surveillance permanente les entreprises qui vivent de commandes publiques et para publiques, les Véolia, les...
Nous suggérons que, dès lors que ces mesures seront décidées, puis actées, le vrai caractère de la prédation fiscale sautera aux yeux, sera révélé. Le mythe de l'Etat en prendra un sacré coup, on s'apercevra que tout ce que l'on sacralise par les mots « Etat, raison d'Etat, service public », c'est en réalité la couverture d'une clique qui ne croit pas un mot de ce qu'elle proclame, qui pratique le fait du prince -et des voleurs- au nom du soi-disant souverain que vous êtes censés être.
Nous suggérons, nous allions oublier, que l'on donne les moyens au Pôle des juges financiers et à leurs policiers, des effectifs, des moyens et des formations, afin qu'ils puissent accomplir leur travail. L'une des astuces de la clique consiste à ne pas donner à ces gens les moyens nécessaires à leur mission, afin de produire une sorte de rationnement des enquêtes et donc des révélations. Vous savez, le coup que l'on a fait et continue de faire avec le Pôle Santé à qui on refuse les moyens de travailler afin de pouvoir, infamie, blanchir les gens, comme Aubry dans l'affaire de l'amiante.
L’Etat, la Fonction Publique, l’Administration, l'Exécutif, le Législatif, le Judiciaire, ce sont des hommes comme vous et moi, des copains, des coquins, des amis, des frères, des hommes qui vivent à l'abri d'une mystification qui leur donne avantages, pouvoir et le pire de tout, l'impunité.
Le problème fondamental du gouvernement des hommes, est contenu dans ce paradoxe: comment donner les pouvoirs à des hommes pour qu'ils gouvernent et permettent la vie en société et en même temps, limiter ces pouvoirs pour qu'ils n'en abusent pas? Toutes les constitutions sérieuses se sont penchées sur ce problème, sauf la Française. Comment donner les pouvoirs tout en empêchant que l'on puisse en abuser?
Le pouvoir corrompt, il conduit à l'abus, au pillage.
Les contrôles, les contre-pouvoirs ne sont que des illusions.
Pourquoi?
Nous avancerons les raisons suivantes :
- dans nos sociétés, il y a concentration réelle du pouvoir derrière le masque de la diversité et de la séparation. Les représentants du peuple ne sont pas choisis par le peuple, ils sont désignés en haut par les instances; et le haut, c'est une poignée de personnes qui tirent les ficelles.
- le pouvoir dispose du monopole de l'usage de la force et il l'utilise de plus en plus, subrepticement. Ainsi, on met sur écoute les citoyens pour contrôler leurs impôts.
- le pouvoir est dominant sur les médias, c'est lui qui fabrique et manipule les opinions et même les vérités sur les médias les plus importants comme les télévisuels.
- le terrorisme, le vrai, a étendu les droits des pouvoirs et réduit ceux des citoyens, il a transformé tout sujet en danger potentiel, donc surveillable, contrôlable, présumé coupable. Orwell est parmi nous.
- peu à peu, l'opposition et la révolte, la simple défense des libertés individuelles, les manifestations d'opinion, deviennent des délits, voire des crimes, ils sont redevables du code pénal.
D'une façon générale, la force, les instruments de l'Etat ne servent plus à protéger les citoyens, à améliorer leur vie, mais à la pourrir, à les mettre au pas.
Commentaire d'actualité :
La droite et la gauche jouent à se balancer des paquets de m….e dans le cadre de leur affrontement politique médiocre. Hier, c’était l’affaire de Hénin–Beaumont dans laquelle l’un des protagonistes mettait en cause Hollande; aujourd’hui, c’est l’un des juges arbitres de l’affaire Tapie qui est mis en garde à vue.
La semaine précédente, c’était Lagarde qui échappait à l’infamie de la mise en examen par le subterfuge du témoin assisté qui, demandez à un magistrat, n’est qu’un subterfuge de convenance pour ne pas trop humilier le prévenu.
Avant, c’était Cahuzac, lequel a menacé d’écrire un livre, ce qui signifie, s’il menace, qu’il envisage de balancer. Nous sommes en plein dans le banditisme, avec des gredins à la petite semaine qui n’ont même pas l’honneur des grands voyous d’antan. Ces grands voyous campés par Delon, Gabin ou Blier. Non seulement ils sont médiocres, mais ils causent, ces messieurs. Où est le sens de l’honneur?
On refuse l’amnistie de ceux qui tentent de protéger le fruit de leur travail contre les Princes qui dévastent leurs champs, mais on va bientôt se voter des immunités. Si les politiques étaient autre chose que des « tous pourris», il y en aurait au moins un ou une qui prendrait la tête de ce nouveau combat .
Attendez-vous à ce que tout cela continue et enfle.
Pourquoi? Parce que la crise brise les solidarités, les lois du silence. Le banquier licencié se venge, il balance. Le compagnon de route politique lâché balance. L’homme honnête écœuré balance. Quand le butin est maigre, non seulement les gangsters s’entre-tuent mais ils dénoncent; nous en sommes là.
Et on ira plus loin, on ira jusqu’à révéler tout ce qu’il y a sous les épaisses moquettes des bureaux des banquiers.
La France est engagée dans un combat à mort, en particulier contre l’Allemagne, pour ne pas être laminée; et que font les joueurs, ils marquent contre leur camp. Cela est pathétique.
Le Trésor de la fraude fiscale caché a la même fonction que le mythe de la croissance pour les socialistes, mais il est plus dangereux car, qui dit fraude fiscale, dit argent noir, et qui dit argent noir, dit également dissimulation, fausses factures, blanchiment trafic d’influence.
Qui dit opérations illicites dit aussi « confiture ». En langage de pro, la confiture, c’est l’argent noir qui, en circulant, colle aux doigts de ceux qui se servent au passage. C’est tout un monde qui est en cours de révélation, de venue au grand jour.
L’équipe au Pouvoir a, par nullité et idéologie, ouvert une boite de Pandore. Le génie malfaisant est sorti de la bouteille.
Prochain article: le lien de tout cela avec la crise et la stratégie honteuse de ces gens pour en sortir.
Bonne chance à l’auteur de ces – excellentes – propositions. Mais “faut pas réver!” Au lendemain de la seconde guerre mondiale, les “élites” françaises en place ont mis sur pied l’instrument de leur domination: l’ENA, pépinière d’une véritable “mafia” (au sens d’une “confrérie” informelle où les membres s’échangent pistons, prébendes, postes dirigeants, aussi bien dans l’administration que dans l’économie privée). Compte tenu du temps écoulé depuis, on ne peut qu’être pessimiste sur l’avenir démocratique, politique et économique de la France. C’est désespérant.