Yves Petignat, journaliste au Temps: “Une large part de l’opinion publique suisse est coupable de rejet à l’égard de l’islam.”

Christian Hofer: Un article de Yves Petignat. A l'heure où les chrétiens d'Orient sont génocidés par des musulmans, mis en esclavage, voilà que ce "courageux journaliste" larmoie sur le sort "terrible" des pauvres musulmans en Suisse. C'est d'ailleurs pour cela qu'ils fuient notre pays par milliers, totalement terrorisés n'est-ce pas?

Vous noterez toute la panoplie archi-usée du vocabulaire novlangue qui nie le problème de l'islam et qui inverse les faits, quelques mois seulement après deux attentats très meurtriers en Europe. Le sang a à peine séché que certains ressortent leurs fantasmes gauchistes. Il faut dire qu'ils bénéficient d'une mémoire sélective qui les aide à nier la réalité. C'est d'ailleurs parce que la Suisse est "très très raciste" qu'elle a accueilli des milliers de musulmans lors de la guerre des Balkans, en mettant en péril son système social, avec les remerciements que l'on connaît: hyperviolence, drogues, mafia, menaces de mort, règlement de compte à l'arme lourde... Au fait, comment se fait-il qu'aucune pays musulman riche n'ait voulu les accueillir? Ne devaient-ils pas rentrer au pays après le conflit selon les promesses de la gauche?

Bien évidemment, le tissu d'âneries de ce "journaliste" passe sous silence le fait que la charia est considérée comme étant incompatible avec les droits de l'Homme. Bien évidemment encore, ceux qui s'opposent à ce dogme si tolérant, d'amour et de paix (dernièrement 300 musulmans ont attaqué des chrétiens et brûlé des maisons parce qu'un chrétien aurait fréquenté une musulmane!) sont le problème. Jamais l'islam qui est pourtant responsable de nombreuses discriminations à l'égard des non musulmans. Et si les musulmans se renferment dans l'islam, c'est de la faute de... l'UDC, aucunement de leur culture ou de leurs traditions ou de leur dogme communautaire! En clair, quelle que soit leur violence, leurs délits, ils seront toujours des victimes et nous des salauds.

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Interdiction des minarets, initiatives pour interdire la burqa ou le voile intégral, opposition au Centre d’études sur l’islam, résistances cantonales à la reconnaissance des communautés religieuses non chrétiennes, ces réactions épidermiques ou ces décisions démocratiques trouvent souvent leur justification dans le doute sur la compatibilité de l’islam avec une société démocratique et égalitaire. Prétexte aux réactions islamophobes et racistes ou expression d’une réelle interrogation, qu’importe. Le fait est qu’une large partie de l’opinion publique est prête à cautionner l’exclusion et le rejet.

Et c’est en quoi la Commission fédérale des migrations ne nous aide guère avec le dernier numéro de Terra cognita. Ignorer les peurs et les réactions xénophobes, culpabiliser, cela ne fait pas vraiment avancer l’intégration.

D’abord avec la participation et non l’exclusion des représentants des communautés religieuses. Plutôt que de nourrir un réflexe identitaire régressif chez les jeunes musulmans en stigmatisant leur religion, comme le fait l’UDC, il faut encourager les minorités religieuses à s’engager politiquement.

 

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