Le patron du groupe qui possède BFM, Libé, RMC, l’Express rejoint l’équipe d’Emmanuel Macron

Bernard Mourad, le patron d’Altice Media Group va abandonner ses fonctions dans les prochains jours pour rejoindre l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron comme conseiller spécial. Son départ, confirmé par plusieurs sources, devrait être annoncé officiellement dans les prochains jours. Ce proche de Patrick Drahi a choisi de démissionner pour éviter tout conflit d’intérêt dans ses nouvelles missions auprès de l’ex ministre de l’Economie, un ami de plus de 15 ans.

Son arrivée structure le mouvement « En Marche!», lancé en avril dernier par Emmanuel Macron, pour le transformer en véritable parti politique. Selon diverses sources, Bernard Mourad pourrait être le directeur de campagne du futur candidat. Cet ancien banquier d’affaires devrait également apporter une aide précieuse, grâce à ses réseaux, dans la recherche de financements pour la campagne présidentielle.

Depuis plus de deux ans, avec Marc Laufer, il avait orchestré, la consolidation et la restructuration des actifs d’Altice Media Group (Libération, L’Express…). Rapproché du groupe d’Alain Weill, NextRadioTV puis absorbés au Printemps dernier par SFR Group, l’ensemble a radicalement changé de dimension, au cours des derniers mois. Selon des sources internes, Bernard Mourad aurait dû quitter prochainement le pôle média pour rejoindre Patrick Drahi et le conseiller sur ses acquisitions à l’international. Marc Laufer est lui aussi sur le départ.

(…) Challenges.fr via Fdesouche.com

RMC assimile le FN à l’Etat islamique. En réponse Marine Le Pen diffuse les images d’exécutions de l’EI

Tollé au Front national après l'émission de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV, mercredi 16 décembre. Il recevait l'universitaire spécialiste de l'Islam Gilles Kepel. Face à lui, l'animateur a tenu des propos confus, évoquant "une communauté d'esprit" entre deux formes de repli identitaire, la montée du FN et celle du jihadisme. Un "dérapage inacceptable" pour Marine Le Pen, qui a posté sur Twitter des photos d'exécutions perpétrées par l'Etat islamique en interpellant l'animateur.

"Pas les liens directs" entre l'EI et le FN, "mais"...

L'animateur évoque deux fois le Front national dans cette interview sur le jihadisme français. Dans une première séquence, il interroge Gilles Kepel sur l'analyse que fait ce dernier dans un livre. La montée du FN et celle de l'Etat islamique sont "deux phénomènes qui se ressemblent" car ils naissent d'un sentiment d'exclusion, explique l'universitaire.

Mais c'est sans doute un second passage de l'interview qui choque le FN. "Je vais revenir sur les liens entre Daech et le Front..." commence Jean-Jacques Bourdin, avant de se reprendre. "Pas les liens directs entre Daech et le Front national, mais ce repli identitaire, qui finalement est une communauté d'esprit. Parce que l'idée, pour Daech, c'est de pousser la société française au repli identitaire",demande l'animateur à son invité.

La présidente du Front national lui a immédiatement répondu sur Twitter, voyant dans ses propos un parallèle entre l'organisation terroriste et son parti. "Jean-Jacques Bourdin, Daech c'est ça", a-t-elle répété dans trois messages adressés au compte du journaliste, reprenant des images de propagande des jihadistes qui montrent des exécutions sanglantes et que nous avons choisis de ne pas reproduire. Des tweets de Marine Le Pen signés de ses initiales, ce que font habituellement les politiques pour signaler les messages qu'ils ont eux-mêmes rédigés.

 

De son côté, le compte Twitter du FN a appelé les électeurs du parti à dire "ce que vous en pensez" à la radio RMC, diffusant le numéro de téléphone de la station.

 

Source

A noter que dans son parti pris habituel, Le Matin pointe du doigt les tweets de Marine Le Pen et non la diffamation de ce journaliste ni même la responsabilité de l'islamisme dans ces horreurs. Des journalistes peuvent insulter ce parti et l'assimiler à du terrorisme sans que cela ne heurte nos médias bien-pensants. Il est aujourd'hui plus coupable de dénoncer ces crimes que d'en être responsable. Pendant ce temps, le PS français continue à soutenir des régimes qui ont financé le terrorisme sans qu'aucun média ne s'en offusque. Tout va bien.

Le Matin: Les tweets choquants de Marine Le Pen