[…] Le 13 avril 2020 à 13h30, un avion cargo atterrissait à Genève. Il transportait 92 tonnes de matériel médical, masques, gants, blouses, thermomètres qui seront distribués aux professionnels des soins au Tessin et en Suisse Romande. […]
Article de Caroline Zuercher
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Résumé et commentaires Cenator :
Tout a débuté le 13 mars, après l’annonce de la fermeture des écoles. A Lausanne, le cardiologue Didier Locca et son frère Jean-François, pharmacien, se sont rendus compte de la pénurie béante du matériel de protection. Ensuite, avec la bénédiction de Maoro Poggia, Vincent Subilia sera contacté, ainsi que son frère, Julien, qui ont étudié ensemble au collège d’Aubonne. Julien Subilia est avocat et cofondateur d’Aviation sans frontières, Vincent Subilia est le vice-président de la section romande de la Chambre de commerce Suisse-Chine (CCSC).
Ensuite, une quinzaine de personnes travaillent bénévolement pour faire venir la commande. En période de forte demande mondiale de ces produits, il s’agit là d’un véritable exploit. Exploit conçu et réalisé par des spécialistes de domaines relevant du monde médical et hospitalier suisse, du commerce international, etc.
Nous apprenons que le premier contrat de livraison porte sur 3,4 millions de francs. Un masque chirurgical est vendu par la Chine 0,5 dollar pièce alors que son prix avant la pandémie était de 0,1 dollar ! Les FFP2 (avec valve) étaient payés plus de 2 dollars pièce, alors que maintenant. le prix est plus de 10 fois supérieur.
L’article rappelle que la Suisse est le seul pays, parmi ses voisins, ayant un accord de libre échange avec la Chine.
Les journalistes oublient que la Hongrie, avec son Orban le terrible, a également un accord de libre échange avec la Chine. Les avions cargos y ont déjà livré, depuis la mi-mars, environ 10 fois plus de matériel, y compris des machines et du matériel pour la fabrication de masques. Les détenus des prisons hongroises doivent travailler… et ils ont été formés pour fabriquer des masques. La Hongrie a même donné du matériel aux soignants des pays oubliés par l’UE, comme la Serbie, et aux minorités hongroises vivant hors du pays.
L’équipe romande dont parle l’article avait fait le nécessaire pour pouvoir contrôler le matériel chargé dans l’avion en Chine et pour que personne ne le vole. Le transport par avion-cargo était incontournable, un secteur que les Verts suisses voudraient bien mettre à mort.
La morale de l’histoire est, somme toute, assez simple :
Durant la crise, la population suisse n’a pu compter ni sur sa classe politique, ni sur ses voisins bilatéraux (qui se sont même empressés de la voler durant la période d'affolement, lorsque nous ne savions pas quelle serait l’ampleur de la pandémie), ni sur ses très nombreuses ONG présentes à Genève.
Ceux qui ont été capables de concevoir et de mener à bien ce projet, ce sont eux nos véritables élites. Ces personnes ne sont pas une fabrication des médias, mais elles sont ancrées dans la vraie vie, enracinées chez nous, et grâce à leurs relations établies durant leurs carrières, elles ont réussi.
Quant à la Chine communiste, qui a créé délibérément le nouveau coronavirus, et l’a laissé, par mégarde, « s’échapper des labos », elle a infecté le monde entier en ne faisant pas le nécessaire pour stopper sa diffusion alors qu’il était encore temps. Maintenant, sans avoir reconnu ses terribles responsabilités, elle veut faire des profits énormes en inondant le monde avec les équipements de protection indispensables. Et presque personne, hormis le Président Trump, n’ose se mettre la Chine à dos en dénonçant ses forfaits monstrueux.
Pas un mot de la part des ONG, des ÉCOLOS (le covid-19 est une des pires pollutions que le monde ait connues), de l’OMS (à genoux devant la Chine) dont le directeur est un communiste pur et dur, des CHEFS D’ÉTAT (hormis Trump et quelques courageux), tout tremblants à l’idée d’offusquer les dirigeants chinois si puissants, des JOURNALISTES (hormis quelques courageux inaudibles), habituellement si prompts à crier au scandale.
Depuis la pandémie, nos médias et nos politicards n’arrêtent pas de nous dire que c’est le retour de l’État et les Verts en profitent déjà pour redemander le revenu universel.
L’État est de retour en tant qu’identité nationale, en tant qu’entité dans laquelle les citoyens se reconnaissent… mais l’État providence est également de retour, dans lequel la gauche se reconnaît. Et cette dernière compte bien exploiter cette crise pour poursuivre ses chimères climatiques, multiculturalistes, et tous les délires marxisants.
La façon de concevoir l’État qui aura le dessus déterminera notre avenir. Ou, plus exactement : si l’État providence gagne, la Suisse s'enfoncera dans des sables mouvants dont il ne sera plus possible de s'extraire.
