La Coordination pour les chrétiens d'Orient en danger (CHREDO) a déposé une plainte par l'intermédiaire de son conseil Maître Samia Maktouf afin que tout ressortissant français et tout résidant sur le territoire national lié à Daech soit poursuivi pour acte de torture, crime de génocide et crime contre l’humanité
Cette plainte a été déposée contre X auprès du parquet de Paris pour acte de torture, crime de génocide et crime contre l’humanité. Elle vise les djihadistes français revenus d’Irak ou de Syrie qui reviennent sur le territoire national et qui ne font l'objet pour nombre d'entre eux que d'une simple mesure de surveillance par bracelet électronique. Cette quasi impunité est liée au fait que rejoindre DAESH n'est qu'un simple délit en droit national.
«Les jeunes qui rejoignent l'État islamique doivent prendre conscience qu'ils ne participent pas à une œuvre de libération, mais à un crime contre l'humanité. Il s'agit d'une part de pédagogie auprès d'une jeunesse perdue qui constitue pour les moins de 18 ans un quart des départs en Syrie et d'autre part cette action si elle aboutit permettra de requalifier les faits et de donner des outils juridiques pour neutraliser des individus potentiellement très dangereux» précise Patrick Karam, président de la CHREDO.
Pour Patrick Karam, "Cette action vient dans la continuité de l’action de la CHREDO en vue d’alerter l’opinion publique française et européenne sur la situation dramatique que vivent les communautés religieuses en orient et en particulier les chrétiens. Elle vient surtout pour alerter des risques de retour du boomerang du terrorisme sur les sociétés occidentales si des mesures sérieuses et radicales ne sont pas prises contre ces mouvements terroristes et contre les états qui les arment et les financent. L’action en justice fait partie de la panoplie des mesures à prendre en considération pour immuniser la société française et renforcer la démocratie."
Communiqué du CHREDO, le 11 février 2016