Pour une société libre et laïque qui englobe athées et croyants

Michel Garroté -- Dans le cadre de l’affaire Charlie, j’aimerais rappeler ici que l’anthropologie chrétienne (c’est à dire, la philosophie chrétienne et la théologie chrétienne, combinées, dans l’étude de la personne humaine), cette anthropologie est essentiellement forgée par celles et ceux que l'Eglise appelle les saintes et les saints.

Avec, par exemple, saint Jean évangéliste, saint Bernard, sainte Catherine de Sienne et saint Thomas d'Aquin, les catholiques ont toute la littérature catholique nécessaire pour s'apercevoir que primo, le christianisme est issu du judaïsme ; et secundo, que contrairement au judaïsme et au christianisme, tous deux issus de la bible, l'islam, lui, dès sa naissance au 7e siècle, n'est issu que de Mahomet, du coran et de la conquête par la force du sabre.

Or, les athées et les agnostiques sont également en mesure de constater qu’en termes anthropologiques, Mahomet et le coran n'arrivent pas à la cheville de la bible, à la cheville des Prophètes d'Israël, à la cheville de David et ses Psaumes, à la cheville des écrits de saint Jean évangéliste, de saint Bernard, de sainte Catherine de Sienne, saint Augustin et de saint Thomas d'Aquin.

En fait, que l'on soit croyant ou pas, l'intelligence suffit pour constater que le coran est un livre assez dérisoire en comparaison de la bible et en comparaison des écrits des Prophètes d’Israël, des saintes et des saints. Il est vrai qu'une partie du clergé catholique, notamment en France et au Moyen Orient, semble avoir un degré de culture, de connaissance, de foi et d'intelligence, degré soit très limité, degré soit très infesté par le désir de plaire - à n’importe quel prix - aux représentants et dirigeants musulmans.

Pour ce qui me concerne, j’ai toujours souhaité - et je souhaite encore - élargir, le travail et le débat des idées, dans le cadre d’une anthropologie judéo-chrétienne de la société libre et laïque. De la société libre et laïque qui englobe athées et croyants, par opposition aux sociétés totalitaires, que celles-ci soient fascistes, nationales-socialistes, communistes ou islamistes.

Et si nous voulons de l’œcuménisme, je propose de l’intensifier avec les Juifs et avec les Evangéliques. Plutôt que de nous planter avec les musulmans dans de creux bavardages que les musulmans eux-mêmes qualifient de creux bavardages. Actuellement, l’islam n’est pas disposé au dialogue alliant foi et raison. L’islam actuel s’avère même totalement incapable d’allier foi et raison.

Dans l’actuel climat de confusion charliegrotesque générale, il n’est peut-être pas inutile de rappeler quelques points stratégiques. Il faut cesser d’appréhender, d’une part, l’islam en terre d’islam ; et d’autre part, l’islam en Occident. Car il s’agit, dans les deux cas, du même islam et du même coran. Le discours islamophile ne changera rien à cette réalité. En Occident, l’islam doit respecter l’ordre constitutionnel et laïc. Les zones de non-droit sont à remettre au pas, par la force légale et par le droit. Les Eglises d’Occident doivent exiger la réciprocité de la part de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) : si vraiment les musulmans ont droit à des mosquées en occident (sujet à débattre), alors les chrétiens d’Orient ont droit à des églises en terre d’islam (qui fut terre judéo-chrétienne bien avant de devenir terre dite d’islam).

L’alliance de l’Occident avec tel ou tel pays musulman, cette alliance doit être considérée comme une alliance tactique à court terme, même si elle est renouvelable pendant un certain laps de temps. L’Occident doit admettre, une bonne fois pour toutes, que l’islam est imprévisible ; et que par conséquent, la stratégie globale à moyen et long terme de l’Occident, face à l’islam, reste, essentiellement, un ensemble de tactiques à court terme, modifiables à tout instant.

L’Occident a tout intérêt à maintenir un équilibre des forces entre islam sunnite et islam chiite. Et si les deux branches de l’islam, la branche sunnite et la branche chiite sont en guerre, l’Occident doit apprendre à en tirer profit. Car le temps que ces deux branches consacrent à se combattre signifie un temps de répit pour l’Occident.

Cette stratégie ne poserait aucun problème à nos médias et nos politiciens, s’il s’agissait de l’appliquer à une forme contemporaine de fascisme ou de national-socialisme. Il n’y a donc aucune raison de ne pas appliquer cette stratégie au monde musulman, notamment à ses régimes et à ses organisations les plus extrémistes au plan religieux. A cet égard, la seule chose qui me préoccupe vraiment, outre nos intérêts stratégiques, c’est la survie des chrétiens d’Orient et la sécurité d’Israël. J’assume pleinement les implications de cette analyse stratégique qui, je l’admets volontiers, est politiquement incorrecte.

 

#JeSuisIslamophobe – Par Michel Garroté

 

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Michel Garroté -- Quelques minutes seulement après la tuerie chez Charlie Hebdo, la version officielle sur les commanditaires, c’était : « Al-Qaïda au Yémen ». Puis, la version officielle, c’était : « Al-Qaïda dans la péninsule Arabique » (AQAP). Certes, dans une vidéo mise en ligne le 14 janvier 2015, Al-Qaïda dans la péninsule Arabique (AQAP) « revendique » la responsabilité de l’attaque de Charlie Hebdo perpétrée à Paris le 7 janvier. Mais le fait qu’AQAP « revendique » l’attaque ne prouve rien. N’importe quel groupe terroriste peut « revendiquer » tel ou tel attentat pour se faire de la publicité. Le fait est que dans les semaines qui ont précédé la tuerie chez Charlie Hebdo, l’Etat islamique (EI) a appelé à ce genre d’opérations.

La France participe à la lutte (faiblotte) contre l’EI. La France a donc intérêt à accuser Al-Qaïda plutôt que l’EI. « Al-Qaïda au Yémen », c’était un peu trop léger. « Al-Qaïda dans la péninsule Arabique » (AQAP), ça faisait un peu plus gros, plus lourd, plus « crédible ». Et, surtout, parler d’Al-Qaïda, cela permettait, cela permet encore et toujours, d’éviter, dans ce contexte, de prononcer le mot « islam ». En clair, si quelqu’un prononce le mot « islam » dans ce contexte, ce quelqu’un est forcément un « islamophobe ». Et un « islamophobe », c’est quelqu’un qui participe au « déferlement d'attaques contre des musulmans ». Bref, un islamophobe, c’est un terroriste, et, il faudrait donc, le faire taire.

Sur Atlantico, Guylain Chevrier, docteur en histoire et membre du groupe de réflexion sur la laïcité auprès du Haut conseil à l’intégration, déclare (extraits ; voir lien en bas de page) : « Bien souvent, lorsque les militants ou les politiques parlent d'une ‘hausse massive d'islamophobie’, ils ne se basent pas sur des crimes enregistrés mais sur des incidents bien moins graves. L'année dernière, les journaux ont indiqué qu'il s'était produit un véritable ‘déferlement d'attaques contre des musulmans’. Mais si on regarde de plus près l'étude à l'origine de tout ce bruit, on constate que sur les 734 ‘incidents à caractère islamophobe’ recensés entre mai 2013 et février 2014, une large majorité de 599 s'étaient produits sur Twitter ou Facebook ».

Guylain Chevrier : « Pour l'essentiel, les 253 incidents étaient de l'ordre de l'agression verbale dans la rue. Désagréables, certes, mais en rien comparable à une ‘violente vague de haine’. Les gens qui s'inquiètent bruyamment de l'islamophobie mettent souvent dans le même sac les manifestations de haine violentes et les mobilisations d'ordre politique. Pour eux c'est une forme de violence que de manifester contre l'instauration de la Charia, ou de faire campagne sur le thème de l'interdiction de la burqa. Il est tout de même incroyable de faire de ces prises de position morales des actes violents, et de les considérer comme ‘islamophobes’ », conclut Guylain Chevrier (fin des extraits ; voir lien en bas de page).

Dans l’hebdomadaire français Valeurs Actuelles, Lydia Guirous, enfant de l’immigration, originaire d’Algérie, dénonce la lâcheté des élites, complices de la montée de l’islam radical (extraits ; voir lien en bas de page) : « La situation n’a cessé de s’aggraver dans de nombreux quartiers et banlieues françaises. Il faut arrêter de se mentir. Il faut appeler un chat un chat ! Il y a de nombreux territoires totalement islamisés et laissés aux mains d’imams peu scrupuleux, haïssant la France, et appelant à rejeter son mode de vie. Il existe aujourd’hui des quartiers entièrement hallal, il existe aussi des quartiers où l’on ne peut pas prendre un café en terrasse si l’on est une femme. Les musulmans de France qui font le même cheminement que le mien, c’est-à-dire se sentir d’abord français plutôt que musulmans, ceux qui ont choisi les études, le travail, la laïcité seront effectivement amenés à être insultés par une partie radicalisée de la communauté musulmane hélas de plus en plus nombreuse, surtout chez les jeunes des quartiers populaires », conclut Lydia Guirous (fin des extraits ; voir lien en bas de page).

Toujours dans Valeurs Actuelles, Frédéric Pons écrit (extraits ; voir lien en bas de page) : « Sans attendre, Hollande, Valls et Cazeneuve devront accepter de réviser certains choix stratégiques ou idéologiques rendus caducs par la nouvelle donne. Il leur faut maintenant désigner clairement l’ennemi à l’intérieur de nos frontières — le terrorisme islamiste enkysté au sein de la communauté musulmane de France — et savoir aussi parler haut et fort aux pays (Turquie, monarchies du Golfe) dont le laxisme dans ce domaine fait douter de leur sincérité antiterroriste ».

Frédéric Pons : « Tenus au devoir de réserve en public, de nombreux professionnels du renseignement regrettent, en privé, la réorientation récente des services. Surpris par les nombreux départs de jeunes pour le djihad, l’État a donné la priorité à cette menace djihadiste venue de l’extérieur. Celle de l’intérieur, nourrie par des convertis ou des jeunes issus de l’immigration, a été négligée. Ces fils de France, formés dans nos écoles et sur nos stades, plus familiers du métro et du RER que des montagnes d’Afghanistan ou des djebels de Syrie, sont-ils moins dangereux ? Ils forment cette nouvelle “cinquième colonne” islamiste que voudrait nier l’analyse officielle ».

Frédéric Pons : « Contrairement à la thèse encore entretenue par le pouvoir, les tueurs de janvier ne sont ni des loups solitaires, ni des psychopathes, ni des étrangers infiltrés. Discrets mais connectés au djihadisme international, ils ont su échapper à l’attention des services au bon moment, même s’ils étaient connus de longue date. Recruteur de djihadistes, Chérif Kouachi s’était radicalisé en prison, comme tant d’autres jeunes délinquants. Sans preuves suffisantes, il avait été relâché en 2010, « en dépit de son ancrage avéré dans un islam radical, de son intérêt démontré pour les thèses défendant la légitimité du djihad armé », selon le réquisitoire du non-lieu. « Ces individus étaient sans doute suivis », a précisé Valls. Faux ! Ils ne l’étaient plus », conclut Frédéric Pons (fin des extraits ; voir lien en bas de page).

Sources :

http://www.atlantico.fr/decryptage/c-est-dur-etre-elu-cons-quand-denonciation-obsessionnelle-islamophobie-cache-surtout-incroyable-mepris-pour-peuple-en-general-et-1957332.html

http://www.valeursactuelles.com/il-faut-passer-lislam-radical-au-karcher-50101

http://www.valeursactuelles.com/des-failles-dans-le-renseignement-50091