Mossoul : L’évêché et la cathédrale incendiés, il n’y a plus de chrétiens dans la ville

Rappel: Pendant ce temps, le Conseil pontifical félicite les musulmans à l’occasion du Ramadan.

Le patriarche de l’Église syro-catholique, Ignace Joseph III Younan a confirmé que le palais épiscopal des Syriens catholiques de Mossoul avait été incendié par les islamistes.

Aujourd’hui, dans l’un des berceaux historiques du christianisme, il n’y a plus un seul chrétien.

Jusqu’à quand le reste du monde regardera-t-il passivement l’Irak s’enfoncer dans la folie et la haine ? La situation des chrétiens en Irak est de plus en plus dramatique. Après les menaces et l’ultimatum des fondamentalistes d’Isil, il n’y a maintenant plus de chrétiens dans la ville de Mossoul, et les extrémistes islamiques pourront en toute liberté piller et détruire.

Fraternité en Irak a eu la confirmation que la Cathédrale Al Taheera attenante avait elle aussi été incendiée. Par vengeance, l’EI est revenue à l’évêché vendredi et a commencé par mettre le feu aux portraits des Patriarches. Les musulmans du quartier se sont opposés aux fanatiques islamiques, mais les hommes de l’EI ont dit à ces musulmans qui se sont courageusement interposés : «Nous allons transformer cette église en mosquée».

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Les derniers chrétiens de Mossoul forcés à l’exil par l’État islamique

« Les djihadistes ont ordonné aux chrétiens de Mossoul de se convertir à l’islam, de payer la "jizyia" (l’impôt islamique qui fait du débiteur un "dhimmi", un protégé, NDLR) ou de quitter leurs maisons sans rien prendre. Toute propriété est désormais celle de l’État islamique », confirme le patriarche chaldéen Louis Raphaël Sako Ier.

« Sinon vous serez tués »

Cette nuit, des voitures de l’État islamique sont passées dans les quartiers où résidaient encore quelques familles chrétiennes. « Avec des haut-parleurs, ils ont dit : soit vous vous convertissez, soit vous payez l’impôt, soit vous partez avant 12 heures. Sinon vous serez tués », indique sur Twitter l’association Fraternité en Irak, citant des sources locales. L’État islamique a également distribué ce même message sur papier, frappé de son logo, un cercle blanc sur fond noir.

 

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