France : la justice convoque Elon Musk, nouvelle offensive contre X

Elon Musk doit être entendu ce 20 avril par la justice française dans le cadre d’une enquête visant le réseau social X. Officiellement, il s’agit d’éclaircir plusieurs soupçons liés à des contenus illicites circulant sur la plateforme. En réalité, cette convocation s’inscrit dans une séquence désormais familière : celle d’un pouvoir politique européen décidé à reprendre la main sur les espaces numériques qui lui échappent.

Car derrière l’habillage judiciaire et les références convenues à la protection des utilisateurs, c’est bien la question du contrôle de la parole publique qui se joue. Depuis le rachat de Twitter devenu X, Elon Musk incarne pour nombre de gouvernements occidentaux un problème central : celui d’une plateforme moins docile, moins alignée, moins disposée à appliquer spontanément les réflexes idéologiques dominants.

Une procédure à forte portée politique

Le parquet de Paris évoque une audition libre et une démarche constructive. Mais convoquer l’un des hommes les plus exposés du monde dans une enquête médiatisée relève évidemment d’un acte politique autant que judiciaire.

Les griefs avancés mêlent des sujets graves – contenus pédopornographiques, apologie de crimes, deepfakes sexuels – à des interrogations plus floues sur les algorithmes et l’intelligence artificielle embarquée avec Grok. Ce mélange des genres permet d’agréger des accusations de nature très différente sous une même bannière morale : celle de la nécessaire régulation.

Nul ne conteste qu’une plateforme doive coopérer contre les crimes réels. Mais lorsqu’à la poursuite d’infractions pénales s’ajoute la surveillance du fonctionnement éditorial, du classement des contenus ou des réponses d’une IA, on quitte le terrain judiciaire strict pour entrer dans celui de la discipline politique.

Paris en pointe d’une logique européenne

La France ne fait ici qu’occuper l’avant-poste d’une tendance plus large. L’Union européenne multiplie depuis plusieurs années les textes, injonctions et procédures contre les grandes plateformes numériques. Officiellement pour protéger les citoyens ; concrètement pour imposer un cadre de plus en plus intrusif sur la circulation des idées.

Le Digital Services Act, les pressions sur la modération, les demandes de transparence algorithmique, les menaces d’amendes massives : tout converge vers une même architecture. Les États qui peinent à maîtriser leurs frontières, leur dette ou leur sécurité intérieure se montrent en revanche d’une remarquable énergie lorsqu’il s’agit de surveiller les réseaux sociaux.

Cette asymétrie n’est pas anodine. Elle dit quelque chose d’un pouvoir qui compense son impuissance sur le réel par une volonté de contrôle sur le discours.

X, cible idéale

X concentre les hostilités pour une raison simple : la plateforme est devenue l’un des rares espaces mondiaux où le consensus institutionnel peut être contesté sans filtre immédiat. Informations dissidentes, enquêtes gênantes, critiques des politiques migratoires, sanitaires ou géopolitiques y circulent plus librement qu’ailleurs.

Cela ne signifie pas absence de dérives ni perfection du modèle. Cela signifie seulement pluralité plus grande. Et c’est précisément ce que supportent de moins en moins certaines élites administratives et médiatiques habituées à définir seules les limites du dicible.

Sous l’ancienne direction de Twitter, les connivences avec divers centres de pouvoir avaient été largement documentées. Depuis Musk, la conflictualité est ouverte. Dès lors, chaque dysfonctionnement devient un motif d’intervention, chaque controverse une justification supplémentaire.

L’hypocrisie du moment

Les mêmes responsables qui invoquent la liberté d’expression lorsqu’elle sert leurs causes la relativisent aussitôt lorsqu’elle profite à leurs contradicteurs. Les mêmes institutions qui tolèrent tant d’échecs concrets deviennent d’une rigueur inflexible face à un tweet, un compte polémique ou un algorithme insuffisamment conforme.

Le problème n’est donc pas seulement X. Le problème est une culture politique qui confond de plus en plus désaccord et danger, opposition et désinformation, liberté et menace.

Un test pour l’Europe

Cette affaire dépasse la personne d’Elon Musk. Elle pose une question plus large : l’Europe veut-elle défendre un espace libre, adulte, conflictuel parfois, mais ouvert ? Ou préfère-t-elle un internet administré, filtré, certifié par les autorités et sécurisé idéologiquement ?

Pour tous ceux qui souhaitent conserver une tradition de pluralisme, de subsidiarité et de méfiance envers les concentrations de pouvoir, ce signal mérite d’être observé avec lucidité. S’aligner progressivement sur les réflexes réglementaires de Bruxelles reviendrait aussi à importer ses dérives : bureaucratisation du débat public, judiciarisation croissante de la parole et tentation permanente de censurer au nom du bien.

Dimitri Fontana, 20/04/2026

Tesla n’accepte plus les Bitcoins, «trop polluants» selon Elon Musk

- Le patron de Space X, qui avait contribué au succès de la cryptomonnaie, dit avoir pris cette décision dans un souci de préservation de l'environnement.

Elon Musk a annoncé mercredi 12 mai que Tesla, son entreprise de véhicules électriques, n'acceptait plus le bitcoin comme moyen de paiement, par souci de préservation de l'environnement, les mines de bitcoins consommant beaucoup d'électricité. «Tesla a suspendu les achats de voitures avec des bitcoins. Nous sommes inquiets du recours de plus en plus important aux combustibles riches en carbone pour miner des bitcoins, surtout le charbon, qui a les pires émissions (de gaz à effet de serre) de tous les combustibles», a tweeté le fantasque milliardaire. [...]

Fin mars, son tweet «Vous pouvez maintenant acheter une Tesla en bitcoin» avait fait monter le prix de la devise virtuelle. Sa société avait investi en début d'année 1,5 milliard de dollars dans le bitcoin. À la fin du premier trimestre, son portefeuille dans la cryptomonnaie valait 2,48 milliards de dollars, d'après un document boursier publié fin avril. Mais Elon Musk, qui affiche régulièrement ses ambitions en matière de protection de l'environnement, semble avoir changé d'avis.

Voir aussi : Le bitcoin peut-il dérégler le système financier ?

Source: https://www.lefigaro.fr/flash-eco/tesla-n-accepte-plus-les-bitcoins-trop-polluants-selon-elon-musk-20210513

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voir aussi: Elon Musk prend conscience que le bitcoin pollue, son cours chute

L’agenda transhumaniste: Elon Musk teste des implants cérébraux

Gertrude participe à une expérience de science-fiction : la start-up d’Elon Musk, Neuralink, a implanté une puce connectée dans le cerveau de ce cochon cobaye, un prototype en vue de fabriquer la version pour les humains qui redonnera la parole et la mobilité aux personnes paralysées.

« C’est comme une Fitbit (montre connectée) dans votre crâne », s’est enthousiasmé Elon Musk vendredi, lors d’une conférence en ligne sur les progrès de son projet d’interface reliant le cerveau aux ordinateurs, qui suscite beaucoup de scepticisme dans la communauté scientifique. L’entrepreneur futuriste (Tesla, SpaceX, Starlink) avait présenté il y a un an une puce dotée de fils ultra-fins, pouvant être implantés dans le cerveau par un robot.

Le nouveau modèle, sans-fil, se recharge la nuit et mesure 23 mm de diamètre sur 8 mm d’épaisseur. En théorie, la puce ronde sera implantée dans le cerveau, sans qu’il y ait besoin de passer une nuit à l’hôpital, et sans laisser de trace, si ce n’est une petite cicatrice sous les cheveux.

Elle servira d’abord à traiter les maladies neurologiques. Mais l’objectif à long terme est de rendre les implants si sûrs, fiables et simples qu’ils relèveraient de la chirurgie de confort. Des personnes pourraient alors débourser quelques milliers de dollars pour doter leur cerveau d’une puissance informatique. Améliorer l’humain grâce à la technologie, c’est la base du courant transhumaniste.

Opération séduction

Pour l’instant, dans les laboratoires de Neuralink, le cochon Gertrude marche sur un tapis roulant, pendant que la puce retransmet ses signaux neurologiques. À partir de ces informations, l’ordinateur est capable de prédire à tout instant où se trouve chacun de ses membres. De quoi donner l’espoir de rendre la mobilité aux personnes paraplégiques. En cas de lésion à la moelle épinière, on pourrait implanter une autre puce à l’endroit de la blessure, et contourner les « circuits de transmission » endommagés, imagine ainsi Elon Musk.

De nombreux scientifiques rappellent cependant que le cerveau n’est pas aussi compartimenté qu’on aimerait le croire. « Chaque cerveau a une structure unique, massivement interconnectée », a commenté Dean Burnett, chercheur de l’université de Cardiff, en amont de la conférence, se disant sceptique sur les véritables avancées de Neuralink. L’objectif du fantasque patron était avant tout de séduire et recruter de nombreux ingénieurs, chirurgiens, chimistes, spécialistes de la robotique et autres.

La start-up ne compte qu’une centaine de salariés, mais en espère 10 000 aussi vite que possible, pour relever une montagne de défis.

Une puce qui doit être inviolable

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article complet: https://www.lavoixdunord.fr/857684/article/2020-08-29/elon-musk-teste-des-implants-cerebraux-comme-une-montre-connectee-dans-votre

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Neuralink : La présentation complète de la puce cérébrale d'Elon Musk en 14 minutes (traduction disponible)