Affaire Ramadan : un comité est lancé pour soutenir les anciennes élèves abusées

«Débusquer les quatre accusatrices.» Les propos tenus mercredi dans nos colonnes par Me Marc Bonnant, l’un des défenseurs en Suisse de Tariq Ramadan, scandalisent. Des personnalités genevoises de divers milieux ont décidé de lancer un comité citoyen de soutien à «celles qui ont osé briser l’omerta».

L’une des quatre Genevoises visées confie être touchée par la démarche.«Le respect de la présomption d’innocence de Tariq Ramadan doit s’accompagner du respect de la parole des femmes qui disent en avoir été victimes», déclare Anne Marie von Arx. Cette figure de la lutte contre la traite des êtres humains maîtrise son sujet. «J’ai vingt ans d’expérience dans le soutien aux victimes. Je sais qu’elles craignent que leur parole soit étouffée parce qu’elles [...]

Suite : 24 heures

Affaire Tariq Ramadan: La direction du Collège avait été alertée. Me Bonnant va défendre Tariq Ramadan!

On s'étonnera de voir Me Bonnant prendre la défense d'un tel individu alors qu'il a défendu Monsieur Addor dans une autre affaire portant sur l'islam, soutenant même que «la peur de l’islam est légitime, salutaire. C’est même un devoir sacré»

Quant à Me Hayat, elle n'a jamais caché ses priorités puisqu'elle s'inquiétait déjà des mesures d'expulsion à l'encontre des jihadistes.

Visiblement, Tariq Ramadan possède des ressources financières sans limite. On espère que les victimes auront les mêmes capacités.

**********

Alors qu’il enseignait à Genève, l’attitude de Tariq Ramadan avait été dénoncée. Mes Bonnant et Hayat assurent sa défense.

Les faits sont bel et bien remontés jusqu’au directeur du Collège de Saussure de l’époque. Celui-ci, âgé actuellement de 75 ans, confirme: «J’ai le souvenir que quelqu’un s’était adressé à une doyenne pour lui parler d’une jeune fille majeure, âgée de 18 ans, qui avait eu, selon lui, des relations sexuelles avec ce professeur. Mais elle n’avait pas dénoncé les faits. Nous n’avions donc pas ouvert de procédure.» Pourquoi cette jeune fille n’a-t-elle pas été entendue par la direction, dans la foulée, pour éclaircir les faits? Le retraité ne s’en souvient plus, mais il indique que «lorsqu’une dénonciation était faite par une victime ou ses parents, la direction agissait». Il confie avoir surtout veillé à ce que Tariq Ramadan, nommé doyen (!) par son prédécesseur, ne mélange pas la religion à son enseignement. En tous les cas, cette histoire n’a jamais été portée à la connaissance du Département de l’instruction publique.

(...)

Source et article complet