Naturalisation et terrorisme: « Islam et terrorisme » et « L’Europe et la peur de l’islam ».Teleticino, janvier-mars 2017. Un suspect de terrorisme naturalisé en 2023!

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Jelassi et les Frères Musulmans

LE PRÉSIDENT FRANçAIS A FERMÉ POUR ACTIVITÉS SUBVERSIVES L’INSTITUT DE CHÂTEAU-CHINON, OÙ L’IMAM DE LA MOSQUÉE DE VIGANELLO AVAIT ÉTUDIÉ LE DROIT ET LA THÉOLOGIE

 

En janvier et mars 2017, l'imam Jelassi et Giorgio Ghiringhelli se sont retrouvés face à face lors de deux  débats diffusés sur Teleticino sur les thèmes « Islam et terrorisme » et « L'Europe et la peur de l'islam ».

 

 

Mauvaise nouvelle pour Samir Radouan Jelassi, l'imam de la Ligue des musulmans du Tessin.  Par décret du 3 septembre dernier, le président de la République française, Emmanuel Macron, a dissous l'Institut européen des sciences humaines (IESH), l'une des nombreuses associations de la fédération « Musulmans de France », principale représentation des Frères Musulmans, le mouvement qui soutient une idéologie islamiste radicale visant à créer une société régie par la loi islamique  (https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2025/9/3/INTD2524595D/jo/texte).

En 1990, cette association avait ouvert à Château-Chinon une école spécialisée dans la formation d'imams, d'enseignants, de prédicateurs et de dirigeants musulmans.  C'est précisément là que Jelassi, né en Tunisie en 1969 mais devenu ensuite citoyen français, après avoir obtenu une licence en droit à Grenoble, avait terminé ses études de droit et de théologie, avant de devenir l'imam de la Communauté islamique du Tessin (créée en 1992), dont il s'était ensuite détaché avec d'autres adeptes en 2005 pour fonder la Ligue des musulmans du Tessin.

 

À l'époque, la presse romande l'avait présenté comme le premier imam actif en Suisse formé en Europe. Il est toutefois regrettable que la formation idéologique et religieuse dispensée (en arabe) à Château-Chinon n'ait pas grand-chose à voir avec les enseignements dispensés dans les écoles européennes et qu'elle ait même, comme le précise le décret présidentiel cité,             “constitué une étape déterminante dans le processus de radicalisation violente de nombre de ses élèves avant qu'ils ne se livrent à des actes terroristes ou n'en fassent la propagande”.

Enseignements subversifs à Château-Chinon

 

Le décret cite les exemples de plusieurs dirigeants et enseignants de l'institut qui occupaient des postes importants dans des associations impliquées dans le financement de sociétés satellites du Hamas, ou qui manifestaient sur leurs réseaux sociaux leur sympathie pour des personnes impliquées dans le financement du terrorisme. De nombreux livres glorifiant le djihad, la haine contre les juifs, les chrétiens et les apostats, susceptibles de provoquer des actes de terrorisme, ont été trouvés dans la bibliothèque de l'établissement. Des dossiers promouvant une vision radicale de l'islam et une idéologie légitimant la discrimination et la violence envers les non-musulmans, les femmes et les homosexuels, et incitant à des actes tels que l'amputation de la main des voleurs, la flagellation et la lapidation en cas de relations sexuelles hors mariage, ont également été découverts. Un autre support pédagogique véhiculait des théories discriminatoires légitimant les violences physiques à l'égard des femmes en cas de désobéissance à l'homme.

 

Les élèves apprenaient également les avis juridiques obscurantistes émis par le Conseil européen de la fatwa et de la recherche, un organisme fondé à Londres en 1997 (et dont le siège est à Dublin) et longtemps présidé par Youssef al Qaradawi, un fanatique antisémite (décédé à Doha en 2022), chef spirituel de la confrérie des Frères Musulmans depuis les années 1960, et membre du Conseil scientifique de l'institut de Château-Chinon. Ces avis juridiques limitent par exemple les droits des femmes et interdisent aux musulmanes de se marier avec un non-musulman. Des livres ont également été trouvés qui imposent aux femmes le port du voile, légitiment la polygamie, justifient l'inégalité entre les hommes et les femmes en matière de succession, affirment que la laïcité et la démocratie sont contraires aux valeurs islamiques, suscitant ainsi des sentiments de contestation et de haine envers la République.

 

En somme, comme l'indique le décret présidentiel, “si, en public, les dirigeants de l'institut tiennent des discours modérés et républicains, lorsqu'ils s'adressent à leurs adeptes, ils diffusent au contraire une vision antirépublicaine qui incite à la haine, à la violence et à la légitimation de la guerre sainte”.

 

Les stratégies des Frères Musulmans

 

Le “double discours et la dissimulation tactique de ses véritables intentions constituent d'ailleurs l'une des stratégies, avec le recours à la victimisation en exploitant le « concept trompeur » d'islamophobie, utilisées par les Frères musulmans pour atteindre leur objectif subversif - par l'infiltration de tous les secteurs de la société -  de créer un État islamique fondé sur la charia, comme le montre le rapport de 73 pages intitulé  “Les Frères musulmans et l'islamisme politique en France ” (file:///D:/Downloads/2025-05-02-rapport-freres-musulmans.pdf) commandé par le gouvernement français et rendu public en mai dernier.

 

 Depuis longtemps déjà, les membres de la confrérie, dont l'activité est déclarée illégale dans plusieurs pays qui la considèrent comme une organisation terroriste (comme l'Égypte, la Jordanie, l'Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, Bahreïn, Russie, etc.), ont compris que même en Europe, le climat commence à se détériorer à leur égard, et il est donc de plus en plus difficile de trouver quelqu'un parmi eux qui soit prêt à admettre son appartenance à cette organisation. Mais un certain nombre d'indices permettent néanmoins de comprendre quand il existe une proximité idéologique et structurelle entre le mouvement islamiste et les différentes associations musulmanes actives en Europe.

 

Le « projet » pour conquérir l'Occident

 

En ce qui concerne Jelassi, de nombreux indices permettent de soupçonner une telle proximité, du moins sur le plan idéologique. Cela ne signifie évidemment pas qu'il partage certaines incitations à la violence, à la haine et à la discrimination telles que celles qui ont émergé dans l'établissement français où il a étudié, mais cela pourrait soulever des questions légitimes quant à son adhésion éventuelle au projet visant à exploiter les libertés accordées par la démocratie pour la remplacer ensuite par la charia. Un projet qui ne peut être réalisé qu'en empêchant l'intégration des musulmans dans la société occidentale et en favorisant le séparatisme. “Avec vos lois démocratiques, nous vous conquérons, et avec nos lois religieuses, nous vous dominerons , disait Youssef al-Qaradawi, qui était également actionnaire de la banque Al Taqwa, créée à Lugano en 1988 et dirigée jusqu'à sa fermeture en 1998, par Youssef Nada (décédé en décembre dernier), qui se vantait d'être le trésorier des Frères Musulmans.

 

Lors d'une perquisition à son domicile à Campione d'Italia en 2001, après l'attentat contre les tours jumelles de New York, la police avait trouvé un document de 14 pages, rédigé en 1982 et intitulé “Le Projet, qui décrivait la stratégie de conquête politique et religieuse de l'Occident par les Frères Musulmans à travers la propagande, l'encouragement à l'antisémitisme en relation avec la cause palestinienne et l'alliance avec les combattants du Jihad. Selon le journaliste romand Sylvain Besson, ce document présente de nombreuses similitudes avec le livre “Priorités du mouvement islamique dans la période à venir ” écrit par al-Qaradhawi en 1990.

 

Youssef Nada était le gendre et l'associé d'Ali Ghaleb Himmat, l'un des membres les plus importants des Frères Musulmans au niveau européen dans la seconde moitié du siècle dernier. En 1993, comme le rapporte Sylvain Besson dans son livre “La Conquête de l'Occident”, Himmat et Al Qaradawi ont fait partie d'une délégation des Frères Musulmans qui s'est secrètement rendue en Afghanistan pour convaincre les chefs de guerre qui avaient vaincu les Soviétiques de ne pas s'entre-tuer pour le pouvoir, et pour les inviter à diriger le jihad contre les croisés (c'est-à-dire contre nous... !), les sionistes et leurs collaborateurs.

 

Himmat est devenu président de la Communauté islamique du Tessin en 2004, la même année où le Franco-Tunisien Mohammed Karmous, devenu citoyen suisse en 2010, est devenu vice-secrétaire de cette association. Ce dernier avait notamment fondé six autres IESH en Europe (les instituts des sciences humaines dont celui de Château-Chinon avait été le modèle pilote).  Tous deux ont quitté leurs fonctions respectives en septembre 2020.

 

Jelassi et son activité au Tessin

 

Ces étranges liens entre l'institut de Château-Chinon et la Communauté islamique du Tessin peuvent expliquer pourquoi Jelassi a été choisi comme imam de cette association, qui était indéniablement une émanation des Frères Musulmans.  Dès 2015, j'avais publié sur le site de mon mouvement politique « Il Guastafeste » un dossier de 38 pages au titre éloquent : “La communauté islamique tessinoise, cheval de Troie des Frères musulmans » (http://ilguastafeste.ch/il_cavallo_di_troia_degli_islamici.pdf).  Aux pages 7 à 9, un chapitre était consacré à Jelassi et à Château-Chinon, dans lequel je me demandais entre autres : “Se pourrait-il que Jelassi, l'imam qui se dit partisan du dialogue interreligieux et de l'intégration des musulmans dans notre société, vise en réalité – comme beaucoup de ses collègues – à introduire en Suisse par des moyens démocratiques (et donc sans violence) la charia, c'est-à-dire la loi d'Allah, à laquelle nous devrons nous adapter?”. Une question restée sans réponse.   Comme mentionné précédemment, en 2005 Jelassi et quelques adeptes ont quitté la Communauté islamique du Tessin et ont fondé la Ligue des musulmans du Tessin, dont il est devenu membre du comité directeur le 23 janvier 2019 en tant que vice-président.

 

La ligne religieuse conservatrice suivie par l'association, notamment en ce qui concerne la diffusion du voile islamique, s'inspire de celle des Frères Musulmans. Quelques exemples ? Le 6 novembre 2015, la RSI (Radiotelevisione della Svizzera Italiana) a diffusé un reportage télévisé montrant une classe en visite à la mosquée de Viganello : toutes les jeunes élèves – bel exemple de prosélytisme religieux – étaient voilées. Le 9 septembre 2013, quelques jours avant le vote au Tessin sur l'initiative anti-burqa, Jelassi, dans une interview accordée au quotidien romand Le Temps, s'en est pris à l'initiative, la qualifiant de calomnieuse et d'extrémiste et ajoutant qu'elle bafouait les valeurs occidentales. Le 23 avril 2017, la RSI a diffusé un documentaire tourné parmi les fidèles de la Ligue des Musulmans pendant le Ramadan, dans lequel on voyait des femmes (toutes voilées) et des hommes prier et manger à la mosquée, séparés les uns des autres par un rideau, des fillettes voilées dès l'âge de 5-6 ans, des prières récitées en arabe. Pour commenter ce documentaire en studio, la musulmane zurichoise Saïda Keller-Messahli, fondatrice d'un Forum pour un islam progressiste, s'est dite très choquée par les images qu'elle avait vues, les qualifiant de révélatrices d'une pratique très conservatrice de l'islam, fondée sur des règles strictes. “Ce n'est pas l'islam que nous voulons, avait-elle ajouté. Nous sommes pour un islam plus laïc, où les hommes et les femmes peuvent prier dans la langue locale et dans le même espace, sans division entre eux, et où les femmes et surtout les filles ne doivent pas porter le voile”.

 

Mais il y eut d'autres épisodes plus inquiétants.  Le 6 juin 2017, j'ai dénoncé publiquement le fait que la page Facebook de la Ligue des musulmans avait partagé une vidéo mise en ligne sur YouTube le 11 juillet 2011, dans laquelle un prédicateur islamiste fanatique (Tareq Al Swaidan, chef des Frères musulmans au Koweït) incitait à la haine contre les juifs en prônant la création d'un califat et la domination de l'islam dans le monde (http://ilguastafeste.ch/3_lega_musulmani_ticino_video_pagina_fb.pdf). Une preuve évidente que l'association sympathisait avec une idéologie islamiste radicale.

 

Nous laisserons ici de côté tout le chapitre lié aux polémiques qui ont éclaté en 2019 à la suite de la décision du Secrétariat d'État aux migrations, fondée sur un avis négatif des services secrets, de retirer la nationalité suisse à Jelassi parce qu'il était soupçonné “d'entretenir des relations, en Suisse et à l'étranger, avec des personnes en cours de radicalisation, déjà radicalisées ou devenues des combattants du djihad . Cette décision a ensuite été annulée en 2021 par le Tribunal administratif fédéral car elle n'était pas fondée sur des preuves objectives. Et en 2023, Jelassi a obtenu le passeport suisse.

 

GIORGIO GHIRINGHELLI

12 octobre 2025

 

Le retraité ayant agressé Jordan Bardella lors d’une séance de dédicaces à Moissac (82) n’est pas un inconnu : il avait agressé Éric Zemmour en 2022, déjà avec un œuf (MàJ)

 

30/11/2025

Mais le profil du septuagénaire se précise. Jean-Paul M., retraité agricole de 74 ans habitant Castelsarrasin, n’en est pas à son coup d’essai : en 2022, il s’en était pris à Éric Zemmour lors de la campagne présidentielle, nous indique une source proche du dossier confirmant une information de La Dépêche. (…)

Son geste lui avait valu une amende de 500 euros avec sursis. Quelques semaines plus tard, il avait récidivé en lançant des œufs sur un bus de campagne de Marine Le Pen, de passage dans le département. (…)

Le Figaro


29/11/2025

Alors qu’il participait à une séance de dédicaces de son livre Ce que veulent les Français à Moissac, dans le Tarn-et-Garonne, Jordan Bardella a été victime d’une “agression”, a fait savoir ce samedi 29 novembre l’entourage du président du Rassemblement national à BFMTV.

L’eurodéputé a répondu aux questions des médias au tout début de cette séance, vers 14 heures, avant de prolonger ces échanges avec le public. Un homme s’est ensuite jeté sur Jordan Bardella vers 15h45, a indiqué son entourage.

Selon les premiers éléments, cet homme âgé de 70 ans était présent dans la file d’attente et a profité de sa proximité avec Jordan Bardella pour lui jeter un œuf sur la tête, a indiqué la gendarmerie à BFMTV. Interpellé, il a été placé en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Moissac.

Selon l’entourage de Jordan Bardella, le président du Rassemblement national “va bien” et a retrouvé ses lecteurs après avoir été exfiltré une vingtaine de minutes. Des plaintes ont été déposées par le RN, en son nom et au nom du parti. (…)

BFMTV


27/11/2025

Sorti de garde à vue pour avoir jeté de la farine sur le président du RN Jordan Bardella à Vesoul, le garçon de 17 ans devra suivre un stage de citoyenneté, a annoncé le procureur. Trois plaintes ont par ailleurs été déposées. (…)

“Jean Moulin a fait mieux par le passé. C’est un non-événement, un gamin de 16 ans, probablement un manque d’éducation des parents, qui a jeté de la farine sur les agriculteurs et sur moi-même pendant que je discutais avec des agriculteurs”, avait réagi M. Bardella.

Selon une source judiciaire, l’eurodéputé avait déjà été la cible d’un jet d’œuf l’an dernier lors de cette même foire. Un mineur avait été interpellé et avait fait l’objet d’une mesure de réparation pénale.

La Montagne

 

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«15.000 euros, de l’or et 10% sur le salaire du futur mari» : entre «malaise identitaire» et «réislamisation», la dot, non réglementée, obsède de jeunes musulmanes

 

Pratique non encadrée en France, la dot est un sujet de plus en plus souvent débattu sur les réseaux sociaux par les jeunes musulmans. Cette pratique fait l’objet de vifs débats en ligne, symbole d’une génération «déculturée», en proie à la «surenchère et la redécouverte islamique». Quand certaines femmes réclament des sommes exorbitantes, des hommes s’insurgent de ces demandes élevées. Symbole pourtant d’une domination du mari sur son épouse, cette pratique échappe à toute réglementation ou régulation. Montrant la volonté de certains de faire primer les valeurs islamiques sur celles de la République.

Son niqab couvre la quasi-totalité de son visage ; on ne voit que ses yeux. L’influenceuse Ilmnour, plus de 220.000 abonnés sur le réseau social TikTok, a tissé un lien de confiance unique avec sa communauté. En plus de «formations business», elle distille des conseils à ses «sœurs» pour qu’elles soient de «bonnes femmes musulmanes», le tout «sans commettre de péchés ou sacrifier nos principes islamiques». L’un de ses sujets favoris : la dot.

Disparue du Code civil français depuis 1965, il s’agissait auparavant d’un cadeau, en argent ou en biens, fait par la famille de la mariée à son époux au moment de leur union. Ilmnour, elle, vit aux États-Unis mais prodigue ses conseils en français. Et revendique «le droit des femmes à avoir une dot convenable», car en islam, ce sont les hommes qui sont tenus de donner à leur future femme. «De l’argent, de l’or, un minimum de 1500 euros», conseille-t-elle. «Même en Algérie ou au Maroc ils sont capables de donner ça», déclare-t-elle, afin que les «hommes en France qui se plaignent aient un petit peu honte».

Le Figaro

 

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Rennes – deux migrants arrêtés pour agressions sexuelles, relâchés sans poursuites

 

Centre commercial Alma, Black Friday, 13 h. Dans une cohue de consommateurs venus profiter des soldes, deux individus, en situation irrégulière sur le territoire, sont arrêtés en flagrant délit d’agressions sexuelles sur plusieurs vendeuses. Et pourtant… ils ont été relâchés. Vendredi 28 novembre 2025, alors que l’effervescence du Black Friday battait son plein au centre […]

 

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Une gifle démocratique pour la Jeunesse socialiste de gauche radicale

 

L’UDC se réjouit du rejet clair par le peuple suisse de l’initiative radicale des Jeunes socialistes, qui voulaient exproprier les personnes et les entreprises et détruire les fondements de notre ordre démocratique. Ce n’est que lorsque la propriété est respectée que les entreprises investissent et que des emplois sont créés. Ce n’est que lorsque la propriété est respectée qu’une société peut vivre dans la liberté et la prospérité. Le socialisme tel que le conçoivent les Jeunes socialistes et une grande partie du PS est une voie royale vers la pauvreté et des conditions autoritaristes, pour ne pas dire dictatoriales. Il existe suffisamment d’exemples historiques et actuels, comme la RDA, la Corée du Nord ou le Venezuela pour en témoigner.

Chasser les riches et accueillir les réfugiés : c’est selon cette logique que la gauche mène une politique hostile à la Suisse. Les Jeunes socialistes veulent chasser les entreprises et les riches, tandis que le conseiller fédéral socialiste Beat Jans laisse entrer dans le pays des dizaines de milliers de criminels et de profiteurs demandeurs d’asile. Nous devons mettre fin à cette politique tout bonnement nuisible pour la Suisse. Aujourd’hui, le peuple suisse a infligé une gifle démocratique aux Jeunes socialistes. L’UDC a en outre déposé l’initiative sur la protection des frontières pour lutter contre le chaos en matière d’asile, car Beat Jans a lui aussi besoin d’un message clair de la part du Souverain helvétique.

Un « NON » clair à l’initiative « Service citoyen »

Le deuxième « non » du jour est également un message clair : la population suisse soutient l’armée. Elle ne veut pas affaiblir le service militaire obligatoire avec un pseudo-service citoyen. L’initiative aurait engendré le contraire de ce qu’elle promettait en surface, car ce service obligatoire aurait affaibli notre système de milice éprouvé et vidé de sa substance le service militaire obligatoire.

L’armée suisse garantit la sécurité de notre population et de notre pays. Pour ce faire, elle a besoin d’effectifs fiables. Le service militaire obligatoire est un mandat constitutionnel ; l’article 59 de la Constitution fédérale est en ce sens très clair : « Tout citoyen suisse a l’obligation de servir dans l’armée. La loi prévoit un service civil de remplacement. » Ce principe a rendu notre pays fort et sûr. L’initiative « Service-Citoyen » voulait affaiblir ce mandat clair. Si, en plus du service militaire, n’importe quelle activité sociale est possible, alors l’armée est vidée de sa substance. Ceux qui souhaitent accomplir un service communautaire peuvent le faire sans instruction ni intervention de l’État, que cela soit dans une association ou par un engagement privé.

 

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Initiative pour la durabilité : les contes à la « Chair de Poule » des opposants

 

L’immigration de masse bouleverse notre pays – cela est indéniable. Depuis longtemps, notre population est envahie par un sentiment de malaise. En effet, la grande majorité des problèmes dont souffre notre pays sont liés à l’immigration incontrôlée.

C’est une des raisons pour laquelle les opposants tentent de dénigrer l’initiative populaire de l’UDC « Pas une Suisse à 10 millions ! (Initiative pour la durabilité) ». Le PLR utilise le slogan provocateur « initiative du chaos » pour empêcher la limitation raisonnable de l’immigration de masse. Or, c’est précisément l’immigration effrénée de centaines de milliers, voire de millions de personnes supplémentaires qui plonge la Suisse dans le chaos. L’initiative est l’inverse du chaos, puisqu’elle vise précisément à l’empêcher.

Un autre slogan combatif utilisé contre notre cause est l’expression « initiative de résiliation », qui vise à faire craindre aux citoyens que la Suisse doive résilier la libre circulation des personnes avec l’UE. En réalité, rien de tel ne se produira si le Conseil fédéral et le Parlement prennent des mesures efficaces après avoir dépassé la limite des 9.5 millions. Cela concerne principalement le domaine de l’asile et le regroupement familial. Ce n’est que si la population résidente permanente dépasse les 10 millions avant 2050 et pendant deux années consécutives que le Conseil fédéral devra, conformément à la Constitution, actionner le frein de secours et dénoncer la libre circulation des personnes et ce uniquement si l’UE ne fait pas de concessions à la Suisse.

Le conseiller national vert’libéral Patrick Hässig a remporté la palme ; dans le journal « Blick », il a qualifié l’initiative de l’UDC de « mortelle ». Il affirme que le contrôle de l’immigration détériorerait notre système de santé au point d’entraîner des décès. Selon la logique de Patrick Hässig, les quelque 170 pays qui ne connaissent pas la libre circulation des personnes auraient donc plus de décès à déplorer.

En réalité, la libre circulation des personnes n’a en aucun cas amélioré la santé publique en Suisse. Au contraire, les primes d’assurance maladie ont littéralement explosé. Même après l’acceptation de l’initiative et sans libre circulation des personnes, nous pourrons recruter tous les professionnels de santé dont nous avons besoin et ce, dans le monde entier, pas seulement dans l’UE.

Y avait-il beaucoup plus de décès en Suisse avant 2002, c’est-à-dire avant l’introduction de la libre circulation des personnes au sein de l’UE ? Les soins de santé étaient-ils moins bons à l’époque ? Absolument pas. Au contraire : à l’époque, il n’y avait pas encore le problème du besoin croissant de personnel médical immigré pour soigner un nombre toujours plus important d’immigrés.

Ces discours alarmistes et ces menaces de mort montrent avant tout une chose : les opposants n’ont aucun argument valable et concret contre l’initiative pour la durabilité.

 

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La Suisse accusée d’avoir laissé filer un deal douanier à 10% avec Trump

 

Le cofondateur de Partners Group reproche à la Confédération d’avoir freiné les négociations avec Trump, ravivant un débat explosif sur la politique commerciale suisse.

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Le cofondateur de Partners Group reproche à la Confédération d’avoir freiné les négociations avec Trump, ravivant un débat explosif sur la politique commerciale suisse.

Francesco Benini / ch media

Alfred Gantner a abordé ce sujet dans un entretien accordé au Tages-Anzeiger et dans le talk-show de la SRF Gredig direkt. Il s'y est exprimé de manière plutôt mesurée. Mais il aurait, en revanche, eu la langue bien pendue lors d'une table ronde du Parti libéral-radical (PLR) de Schwyz début septembre.

Reprenons depuis le début: le dirigeant de la grande société d'investissement en capital a été contacté, début août, par la directrice du Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) Helene Budliger Artieda. Il a dès lors intégré la «Team Switzerland», chargée de contribuer à la réduction des droits de douane américains, fixés à la base à 39%, pour rappel. Et, on l'a dit, il s'est ensuite envolé pour Washington avec les autres gros poissons de l'économie suisse.

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(Lire sur https://www.watson.ch/fr )

 

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Pressée d’obtenir un accord formel, la Suisse est-elle passée à côté d’un deal douanier de 10% ce printemps avec les Etats-Unis?

 

REVUE DE PRESSE. Alors que le Conseil fédéral veut presser le pas pour parvenir à un accord formel avec les Etats-Unis d’ici janvier, à l’occasion du WEF, un membre du Conseil national l’accuse à son tour d’avoir raté la conclusion d’un accord à 10%, ce printemps déjà

«En mai, le Conseil fédéral a manqué l’occasion de saisir la fenêtre d’opportunité». Voilà en substance le reproche adressé ce dimanche au gouvernement par le conseiller national Franz Grüter (UDC/LU) dans la SonntagsZeitung. Objet de son courroux: les informations selon lesquelles le Conseil fédéral aurait manqué de conclure un accord avantageux – à travers des taxes douanières de 10% avec les Etats-Unis – au mois de mai déjà. Si les spéculations entourant un premier projet d’accord entre la Suisse et le président américain au printemps ne sont pas nouvelles, elles ont été relancées vendredi par l’entrepreneur Alfred Gantner – cofondateur de Partners Group et parmi les six chefs d’entreprise helvétiques à avoir été reçus début novembre par Donald Trump à la Maison-Blanche – dans une interview qu’il a accordé aux journaux Tamedia. «Selon mes informations venant des Etats-Unis, Helene Budliger, [cheffe du Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO), ndlr.] était à Washington dès avril et avait négocié un projet presque final avec des droits de douane à 10%, à l’instar du Royaume-Uni. Les Britanniques ont conclu leur accord. Le Conseil fédéral aurait pu faire de même dès mai», déclarait ainsi le milliardaire.

C’est donc aujourd’hui Franz Grüter qui enfonce le clou. En marge de sa critique du Conseil fédéral, le Lucernois accuse également dans la presse alémanique des membres du Conseil national d’avoir voulu faire échouer les négociations entre Berne et Washington, afin de favoriser le resserrement des liens avec l’Union européenne (UE). Selon lui, la gauche aurait même exigé que la Confédération soumette son accord avec les Etats-Unis à la consultation de l’UE. Ces propos font écho à la thèse – relayée en août déjà par les magazines Weltwoche et Nebelspalter – affirmant que le conseiller fédéral Beat Jans (PS/BS) aurait plaidé en début d’année au sein du gouvernement pour que la Suisse prenne publiquement position contre Donald Trump, et s’approche de l’UE pour esquisser des contre-mesures suite à l’annonce de taxes américaines «punitives».

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Imposer le 30 km/h sur les axes principaux? C’est fini pour Zurich et Winterthour

 

La «Mobilitätsinitiative», soutenue tant par la droite que par le législatif et l'exécutif du canton le plus peuplé de Suisse, est acceptée. Les deux villes, de gauche, se voient ôter leurs prérogatives en matière de mobilité. Une décision qui pourrait avoir des répercussions dans toute la Suisse

C’est une petite secousse en termes de mobilité et de prérogatives municipales. Dans la guerre des 30km/h, c’est les 50km/h qui viennent de remporter une bataille dans le canton le plus peuplé de Suisse. Soutenue par la droite, la Mobilitätsinitiative a ainsi passé la rampe des urnes, et ôte désormais aux villes de Zurich et de Winterthour la possibilité d’instaurer des zones 30 sur des tronçons de route cantonales. Le sujet était émotionnel au plus haut point et n’a d’ailleurs été soutenu au Grand Conseil qu’à une petite voix près (88 pour, 87 contre). Surtout, c’est la fin d’une compétence acquise il y a bien longtemps, la première loi relative à la voirie remontant à 1871 dans la ville de Zurich. Une prérogative vieille de 154 ans, qu’avait d’ailleurs mis en avant un élu du parti évangélique lors de l’acceptation de ce texte par le législatif cantonal fin mars 2025. La fin d’une ère.

Et le début d’une autre donc, qui risque d’avoir des répercussions au-delà des seules villes de Winterthour et de Zurich. Car le débat autour des 30 km/h ébranle toute la Suisse, avec une limitation de la vitesse dans certaines villes qui tend à se généraliser, notamment à Lausanne la nuit, ou à Genève, où la question avait fini devant la justice. Jean-Daniel Strub, président du Parti socialiste du canton de Zurich regrette l’acceptation de ce texte, et estime que c’est désormais la population qui va pâtir de cette décision: «c’est une grande déception parce que l’on sait très bien qu’il s’agit de la protection de la population, d’une part en termes de bruit, et d’autre part en termes de sécurité routière.» Pour appuyer son propos, il prend l’exemple de la capitale finlandaise Helsinki, qui «a réussi à faire passer le taux d’accident mortels à zéro en limitant la vitesse sur ses routes».

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Le droit de vote cantonal reste fermé aux étrangers dans le canton de Vaud

 

Pour la deuxième fois, les Vaudois refusent d’élargir les droits politiques des étrangers au niveau cantonal. Pour la droite, le recours à la naturalisation reste le seul chemin qui vaille

Une deuxième fois, depuis le vote du 4 septembre 2011, et à la suite du refus récent de faciliter le droit de vote des étrangers au niveau communal, les Vaudois ont répété dimanche que les étrangers voulant participer à la vie civique cantonale doivent se naturaliser. Le temps passé sur le sol vaudois n’apporte aucune dérogation. Le refus de l’initiative est massif, 63.6%.

Sylvain Freymond, président de l’UDC Vaud s’en félicite. L’opposition état portée par son parti, le PLR et la Ligue vaudoise. «Clairement les Vaudois sont attachés à notre système de naturalisation actuel. Ce que nous disent aujourd’hui les Vaudois par le rejet de cette initiative c’est que le droit de vote n’est pas un outil d’intégration. Pour avoir le droit de vote, il faut être prêt à assumer les devoirs qui vont avec, je pense notamment au service militaire. Les gens sont attachés à cet équilibre entre devoir et droit», signale-t-il.

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Terreur woke. Bruxelles : une crèche « inclusive » qui défigure Noël

 

La Grand-Place de Bruxelles présente cette année une crèche totalement repensée. Exit la structure traditionnelle en bois et en paille : « Les Étoffes de la Nativité », œuvre de « l’architecte d’intérieur » Victoria-Maria, propose une installation translucide « inspirée des serres de Laeken » et « conçue à 360° pour que chacun puisse […]

 

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Frères Musulmans : le plan caché de Trump ?

 

La lutte de Donald Trump contre les Frères musulmans n’a pas commencé en novembre. Elle a démarré dès son investiture en janvier 2025. Le 24 novembre 2025, Donald Trump a signé un décret pour classer « toute section ou autre subdivision des Frères musulmans » sur la liste des «organisations terroristes étrangères » ou sur celle des [...]

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Macron contre « les fausses informations »

 

L’enfer est pavé de bonnes intentions. Le président Macron a remis sur la table sa proposition d’une action judiciaire d’urgence contre « les fausses informations » sur les réseaux sociaux. Le président de la République a annoncé avoir demandé au gouvernement un travail, à rendre « d’ici la fin de l’année » pour instaurer un « référé » contre les fausses informations ou les informations attentatoires à la dignité d’une personne. Il s’agit d’obtenir qu’elles puissent être bloquées en urgence sur les réseaux sociaux.

Le chef de l’Etat s’exprimait lors d’un débat avec des lecteurs des journaux de l’est de la France, appartenant au groupe Ebra, sur le thème de « la démocratie à l’épreuve des réseaux sociaux et des algorithmes ». Le couple présidentiel a engagé une longue procédure en diffamation aux Etats-Unis pour faire cesser la diffusion de rumeurs et d’infox, au demeurant grotesques, sur le fait que Brigitte Macron serait née homme (elle a eu trois enfants).

On peut comprendre que quiconque confronté à des « fake news », ou diffamations aient envie de pouvoir porter plainte, et d’ailleurs le droit de la presse et de l’information en France, notamment avec la loi, au demeurant libérale, du 29 juillet 1889, le permet. Mais le président de la République voudrait aller beaucoup plus loin aujourd’hui, en permettant à un juge de déterminer en deux jours qu’il faut faire fermer des comptes ayant diffusé de fausses informations… comme si la Vérité avait pour habitude d’apparaître nue et évidente, alors qu’il faut parfois des années à des enquêteurs chevronnés, policiers, journalistes, détectives, ou experts de certains sujets (ce que les juges ne sont pas), pour déterminer que telle information tenue pour fausse ne l’était pas.

Le président de la république semble donc vouloir aller plus loin que la loi dite « anti fake news » adoptée par le Parlement il y a sept ans jour et dont certaines dispositions avaient, déjà, suscité des réserves d’interprétation par le Conseil constitutionnel.

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Un député de l’AfD frappé par des gauchistes lors du congrès de Gießen.

 

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Allemagne. Des gauchistes frappent le député fédéral du parti patriotique AfD Julian Schmidt [l'homme sans cheveux sur la vidéo] qui se rend au congrès de l'AfD à Gießen au cours duquel la nouvelle organisation de jeunesse du parti doit être fondée :

https://x.com/jungefreiheit/status/1994710397232742876

 

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ISLAM. LES INÉGALITÉS DANS L’ISLAM ENTRE LES HOMMES ET LES FEMMES

Voici les discriminations dans le Coran selon le Père jésuite égyptien Samir Khalil Samir

LES INÉGALITÉS DANS L'ISLAM

ENTRE LES HOMMES ET LES FEMMES

 

L’islamologue égyptien Samir Khalil Samir

 

Demandez à un musulman pratiquant ou à une musulmane pieuse s'il est vrai que, dans l'islam, les femmes sont victimes de discrimination par rapport aux hommes. Ils vous répondront que ce n'est pas vrai et que si certaines discriminations existent dans certains pays islamiques, cela dépend des cultures et des coutumes tribales, mais pas du Coran, lequel est parfait. Ou bien ils soutiendront qu'il s'agit d'interprétations erronées du Coran et de la Sunna (le recueil des paroles et des actes du prophète Mahomet qui constitue la deuxième source la plus importante de la loi islamique après le Coran) dues à l'ignorance des fidèles et au machisme de certains hommes. Tout cela n'est que mensonges, car dans le monde islamique, les inégalités juridiques entre les hommes et les femmes sont nombreuses et dépendent précisément de la religion, et seulement dans une moindre mesure des traditions ataviques ou de la culture machiste, qui sont de toute façon le reflet de la religion.

 

Discriminations dues au Coran

 

Même dans les pays occidentaux, il peut y avoir des discriminations entre les deux sexes, mais elles ne dépendent pas de la religion. Il est vrai que l'on trouve dans la Bible des inégalités entre l'homme et la femme, mais la différence est que les chrétiens ont su interpréter et contextualiser le texte inspiré par Dieu en l'adaptant aux temps et aux exigences modernes, tandis que les musulmans appliquent à la lettre leurs textes sacrés, les considérant comme immuables et applicables en tout temps et en tout lieu. “Les musulmans érudits en matière religieuse (les oulémas) ont renoncé depuis des siècles à l'interprétation des textes sacrés (c'est-à-dire à l'herméneutique) et se contentent de répéter les interprétations classiques des anciens commentaires” (Samir Khalil Samir dixit). Et les musulmans érudits qui ont osé proposer une réforme du Coran ont été accusés d'hérésie et d'apostasie et ont été tués (comme le théologien Mahmud Muhammad Taha, connu comme le “Gandhi du Soudan”, pendu en 1985 à l'instigation des Frères musulmans) ou exilés (comme le grand philosophe Averroès, né à Cordoue au XIIe siècle et emprisonné à Marrakech, ou, plus récemment, le théologien libéral égyptien Abu Zaid, mort en 2010 après des années d'exil aux Pays-Bas).

 

Il est peut-être vrai que l'avènement de l'islam a contribué à améliorer la condition des femmes arabes au VIIe siècle, mais le problème est que 14 siècles se sont écoulés depuis lors et que l'islam (à l'exception de quelques rares États qui ont fait le choix d'une laïcité modérée non fondée sur la charia, comme la Tunisie) n'a pas su s'adapter à l'évolution des temps. Il est également vrai que dans le Coran, il existe une égalité totale devant Allah entre l'homme et la femme, tant en ce qui concerne les peines à purger en cas de vol ou d'adultère, par exemple (Coran, 5:38 et 24:2), qu'en ce qui concerne les récompenses divines pour les plus dévots (33:35). Mais c'est dans les questions juridiques que les inégalités entre les hommes et les femmes, découlant directement du Coran ou de la Sunna et non d'une culture traditionnelle, sont évidentes et incontestables.

 

La liste des inégalités

 

Dans un article publié il y a une quinzaine d'années, le grand islamologue égyptien Samir Khalil Samir, jésuite et ancien professeur d'islamologie à l'université de Beyrouth (qui, en 2006, avait dirigé à la faculté de théologie de Lugano un cours d'introduction à l'islam auquel j'avais participé), avait énuméré certaines de ces inégalités. Nous les reproduisons telles quelles, mettant au défi tout imam de les démentir :

 

– le témoignage d'une femme devant un tribunal vaut la moitié de celui d'un homme;

– une femme (fille, sœur, etc.) hérite de la moitié de ce qu'un homme (fils, frère, etc.) hérite. Mais dans l'école chiite jafarite, qui représente environ 13 % des musulmans, aucune différence n'est faite entre hommes et femmes;

– la femme n'a pas le droit de voyager sans l'autorisation de son mari, de son père, de son frère ou de son fils, bref d'un homme;

– l'homme n'a pas besoin de l'autorisation d'une femme, même s'il s'agit de son épouse, pour voyager; certaines écoles juridiques interdisent à la femme de quitter la maison sans l'autorisation expresse de son mari (même en Occident), tandis que la réciprocité en la matière n'est soutenue par aucune école;

– l'homme peut épouser jusqu'à quatre femmes simultanément, s'il a les moyens de les entretenir, tandis que la femme ne peut épouser plus d'un homme;

– selon le Coran, l'homme peut acheter toutes les concubines qu'il souhaite, tandis que la femme ne peut pas acheter de concubins;

– le mari peut répudier sa femme, sans même passer par un procès, tandis que la femme ne peut que demander à son mari la faveur d'être répudiée ;

– un musulman peut épouser une chrétienne ou une juive, même si celle-ci conserve sa religion et ne se convertit pas à l'islam, tandis qu'une musulmane ne peut épouser un chrétien ou un juif qui conserve sa religion, à moins qu’il ne se convertisse à l'islam;

– les enfants appartiennent à leur père; la mère ne peut s'en occuper que jusqu'à l'âge de 7 ans;

– les enfants doivent obligatoirement adopter la religion de leur père, et non celle de leur mère, même s'ils le souhaitent.

 

La femme est considérée comme impure

 

La tradition machiste, écrivait encore le Père Samir, ajoute des coutumes qui limitent davantage l'espace de la femme et augmentent l'inégalité entre les sexes, comme par exemple le terrible crime d'honneur largement répandu dans les sociétés musulmanes. Un aspect juridique important est la question de l'impureté physiologique de la femme due aux menstruations ou à l'accouchement. Lorsque la femme a ses règles, elle est rituellement impure. Elle ne peut pas faire les cinq prières quotidiennes, car sa prière n'est pas valable. Elle ne peut pas toucher le Coran. Elle ne peut pas pratiquer le jeûne du ramadan et doit rattraper les jours impurs après le ramadan. C'est pourquoi un homme ne peut pas toucher une femme au risque de devenir impur si elle est dans un état d'impureté; il ne peut lui serrer la main que s'il porte un gant ou quelque chose de similaire pour éviter le contact direct qui transmet l'impureté. Cette conception de l'impureté de la femme appartient à la culture sémitique et se retrouve dans le judaïsme comme dans le christianisme ancien et dans d'autres religions et cultures. La particularité de l'islam est d'avoir légalisé cette dimension culturelle encore aujourd'hui.

 

Entre mari et femme, il y a le Coran

 

Mais il existe d'autres inégalités qui trouvent leur fondement dans certains passages du Coran et dans de nombreux dictons attribués à Mahomet (celui le plus souvent cité dit : “La femme est déficiente intellectuellement et religieusement”).  En ce qui concerne le Coran, le Père Samir a cité trois versets qui mettent en évidence l'inégalité entre mari et femme dans la vie quotidienne. Les voici, accompagnés de leurs commentaires :

- “Vos épouses sont pour vous comme un champ [à labourer]. Venez à votre champ comme vous le souhaitez” (Coran, 2:223). On en déduit que la femme est la propriété sexuelle de son mari, qui a le droit de la posséder comme et quand il le souhaite.

- “Les femmes divorcées doivent observer une période d'abstinence de trois cycles, et elles ne sont pas autorisées à cacher ce qu'Allah a créé dans leur ventre (arhâm = littéralement “utérus”), si elles croient en Allah et au Jour dernier. Et leurs époux (bu’ûl = littéralement “seigneurs”) auront la priorité si, souhaitant se réconcilier, ils les reprennent pendant cette période. Elles ont des droits équivalents à leurs devoirs, selon les bonnes coutumes, mais les hommes sont supérieurs” (Coran, 2:228). L'expression “mais les hommes sont supérieurs” est la traduction de wa-li-l-rigâli ‘alayhinna daragah, qui signifie littéralement “et les hommes les surpassent d'un degré”.

- “Les hommes sont responsables des femmes (= ils ont autorité sur elles), en raison de la préférence qu'Allah accorde aux uns par rapport aux autres et parce qu'ils dépensent [pour elles] leurs biens. Les [femmes] vertueuses sont celles qui sont dévouées, qui protègent en secret ce qu'Allah a préservé. Prévenez celles dont vous craignez la désobéissance, laissez-les seules dans leurs lits, battez-les. Puis, si elles vous obéissent, ne faites plus rien contre elles. Allah est très haut, très grand” (Coran, 4:34). C'est le verset le plus fréquemment cité. La raison donnée par le Coran pour cette prédominance est double : la première est la préférence divine, la seconde est d'ordre financier. Si l'homme craint la désobéissance de la femme (par exemple, si la femme refuse d'avoir des relations sexuelles avec lui), il utilisera trois moyens pour la ramener à la soumission : l'exhortation, la privation sexuelle (mais il a d'autres épouses, plus les esclaves achetées, comme le précise le Coran), enfin les coups.

Il est évident – conclut le Père Samir – qu'au niveau humain, il n'y a pas d'égalité entre l'homme et la femme, entre le mari et la femme. Cela ne surprendra personne : nous sommes en Arabie, au début du VIIe siècle. Ce qui est surprenant, en revanche, c'est que les musulmans n'aient pas repensé les textes qu'ils considèrent comme révélés par Allah afin de les adapter à la situation et à la culture d'aujourd'hui”.

Qui sait ce que pensent de ces discriminations les féministes de gauche qui se battent pour la “liberté” des femmes musulmanes de porter tout type de voile islamique, légitimant ainsi la diffusion d'un symbole misogyne qui favorise l'islamisation et, à terme, notre soumission à l'islam.

 

Giorgio Ghiringhelli

Novembre 2025