La Hongrie et la Slovaquie engageront une action pour annuler le règlement bruxellois REPowerEU.

 

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Hongrie, Slovaquie et UE. La Hongrie et la Slovaquie engageront une action en justice devant la Cour de justice de l’Union européenne pour annuler le règlement bruxellois REPowerEU interdisant les importations d’énergie russe, tout en demandant sa suspension pendant la procédure.

 

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Voici combien ça rapporte d’être frontalier en Suisse

 

Les frontaliers gagnent jusqu'à 160% de plus que les travailleurs qui ne franchissent pas la frontière suisse. Dans certaines communes françaises, les revenus sont plus élevés qu'à Genève.

Les frontaliers gagnent nettement plus que les non frontaliers: les écarts peuvent être massifs. Image: KEYSTONE

Les frontaliers gagnent jusqu'à 160% de plus que les travailleurs qui ne franchissent pas la frontière suisse. Dans certaines communes françaises, les revenus sont plus élevés qu'à Genève.

Dans ce périmètre, 53% des actifs occupés travaillent à l'étranger, «presque tous en Suisse», précise l'OST. Dans certaines communes, la part de frontaliers atteint 60, voire 70% de la main-d'œuvre totale.

Ces pourcentages n'ont rien d'étonnant, puisque les frontaliers gagnent «nettement plus» que les Français ne franchissant pas la frontière pour travailler. Si cela est bien connu, la publication de l'OST permet de mettre des chiffres sur cet écart, qui fait régulièrement l'objet de nombreux fantasmes.

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(Lire sur https://www.watson.ch/fr )

 

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De boue & de sang, de Laurent Obertone

J'ai voulu par cette histoire raconter l'Histoire.
Laurent Obertone

 

Au XIXe siècle, les historiens conviennent de considérer la période de 1337 à 1453 comme la Guerre de Cent ans. 1337 est l'année où Philippe VI confisque la Guyenne, fief du roi d'Angleterre Édouard III. 1453 est l'année où la Guyenne est reconquise, après la bataille de Castillon.

 

Le roman De boue & de sang commence en 1413 pendant la Grande Trêve (1380-1415). Son héros et narrateur, né à la fin du XIVsiècle, venu de l'est, arrive à Paris après trois jours de marche, en tenant par le licol une vache pour la vendre à des bouchers, vers l'Hôtel-Dieu:

 

Je m'appelle Jehan, et on me surnomme La Hache car j'ai toujours aimé cet outil. Le manche prolongeant la main. Le bois et la chair. Le fer capable de fendre le monde. Ma rage passée à défricher les abords du village.

 

Après avoir vendu sa bête, moins cher qu'il ne l'espérait, il fait la connaissance dans une taverne d'un moine qui comprend tout de suite qu'il travaillait avec les bouchers mais qu'il n'était pas des leurs. Frère Renaud parlait beaucoup. Pour lui, le monde était simple. Il y avait deux camps:

 

D'un côté les bouchers, le duc de Bourgogne, Paris, les forces du mal. De l'autre la maison d'Orléans, les Armagnacs, le roi.

 

Alors que le comte Bernard d'Armagnac entre dans Paris, pour nettoyer la sédition, grâce à l'intervention d'un druide, il a la vie sauve: sa tunique, lardée de sang, l'assimilait aux bouchers... Il croisera plusieurs fois le chemin d'Isambard au cours de cette histoire, comme celui de Renaud.

 

Jehan Hastel s'enrôlera dans les combattants à pied du roi. Effectivement son histoire s'inscrira dans l'Histoire. Ainsi connaîtra-t-il la défaite d'Azincourt. Pour quitter ce village maudit il parviendra à monter à cru un destrier ayant perdu son cavalier dans la bataille... qui lui sera confisqué.

 

Après? Il connaîtra bien des tribulations personnelles, parallèlement à celles du pays, et, sur le conseil du druide, il rejoindra, en tant que servant, la compagnie du capitaine Étienne de Vignolles que tous nommaient La Hire, devenu capitaine en tuant des gens, dixit le même druide...

 

Tribulations personnelles? Blessé à la jambe, il aura droit à une monture à laquelle il ne devra pas trop s'attacher et fera de la guerre son métier. Tribulations du pays? Ce ne seront que sièges de villes, les assiégés devenant assiégeants, et inversement, moult morts et prisonniers.

 

Les années passeront sans victoire ni défaite décisives. Jeanne commencera à faire parler d'elle: paysanne lorraine de dix-sept ans, venue à la rencontre du dauphin pour "libérer la France". La voyant à Orléans, il sera saisi par son assurance, ce regard noir et aigu, sa simplicité. 

 

Le druide et le moine débattront: Nul ne voulait arbitrer leur guéguerre. Le druide sonnait plus juste. Plus fou aussi. Nos esprits chrétiens comprenaient mieux le moine, plus fragile et friable. Plus humain. Réduit, contre ce monstre d'éloquence, à jouer l'autorité suprême de l'Église.

 

On connaît la suite de l'Histoire: Charles VII, le dauphin, sacré à Reims; Jeanne, piégée à Compiègne et faite prisonnière par Jean de Luxembourg, qui la vend aux Anglais; son procès; sa mort sur le bûcher à Rouen: Une ruade en plein ventre. Ma Jeannette. Je ne voulais y croire.

 

La Guerre de Cent ans ne s'arrête pas là. L'histoire de Jehan Hastel dit La Hache non plus. Comme lui dira le druide, à la fin, il aura mené deux combats à la fois: celui de l'agir, et celui du sens. Et il se retirera pour écrire ses mémoires pour que les fils de France sachent leur histoire:

 

Moi, fils de paysan, né dans la boue, j'ai vécu par le sang...

 

Francis Richard

 

De boue & de sang, Laurent Obertone, 352 pagesMagnus

 

Livres précédents:

 

La France Orange Mécanique (2013)

Utoya (2013)

La France Big Brother (2015)

Guerilla I, le jour où tout s'embrasa (2017)

La France interdite (2018)

Guerilla II, le temps des barbares (2019)

Éloge de la force (2020)

Game over (2022)

Guerilla III, le dernier combat (2022)

Raisonnablement sexiste (2023)

Guerre (2024)

 

Publication commune LesObservateurs.ch et Le blog de Francis Richard.

Contre-enquêtes – Dictature bancaire politique

 

Vous le savez, le compte bancaire de TVL a été fermé pour des raisons politiques. Mais ces fermetures arbitraires peuvent aussi concerner les personnes physiques.

Le monopole bancaire confère un droit exorbitant et inique de mettre dans la plus grande difficulté économique et sociale les citoyens considérés comme "déviants politiquement". Assiste-t-on à la création d'une catégorie de sous citoyens ? Eléments de réponses dans ce "Contre-enquêtes". 

 

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Excédé par des dégradations sur ses distributeurs, un pizzaïolo mentonnais a décidé de publier des vidéos des auteurs

 

Facebook

 

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Miss France 2026 : Hinaupoko Devèze, Miss Tahiti, élue. En 2021, elle participait à un clip de rap avec Koba LaD, actuellement en prison et soupçonné d’avoir aidé Mohamed Amra. Quelques mois plus tôt, il avait partagé un message homophobe

 

En 2021, la Tahitienne avait pris part au tournage du clip de Koba LaD, Doudou, dans lequel le rappeur passe du bon temps dans un chalet à la montagne entre drogue, alcool et jolies femmes.

[…]

Dans le clip, Hinaupoko Devèze apparaît à deux reprises, notamment à l’arrière d’une voiture conduite par Koba LaD qui chante « J’suis fonce-dé dans l’RS3 » en se promenant avec un sac remplit d’herbe de cannabis. Des paroles qui ont un écho particulier pour celui qui a écopé en juin dernier d’une peine de six ans de prison pour un accident de la route mortel dans lequel il a reconnu être « en faute » car en excès de vitesse sous l’emprise de cette drogue.

« C’était une expérience sympa, les gens en ont fait un buzz, je n’ai pas trop compris pourquoi », a déclaré la Tahitienne à Télé-Loisirs au sujet de sa participation à ce clip en tant que figurante. « De base, je suis mannequin et modèle photo. J’avais l’opportunité quand j’avais 19 ans de participer à ce clip. Je me suis dit pourquoi pas, j’étais en pleines études de droit, c’était juste deux jours de tournage. »

Hinaupoko Devèze dit avoir demandé à l’époque au réalisateur si ce clip risquait de lui poser problème en cas de future participation au concours Miss France. « Moi, je ne l’ai jamais caché », assure-t-elle. Quant à son prénom Céline, elle a expliqué qu’il s’agit de son « prénom français » et qu’elle utilise son prénom polynésien lorsqu’elle est à Tahiti.

Le Figaro


 

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Essonne : les marchands de sommeil franco-brésiliens exploitaient des clandestins et fabriquaient des faux papiers

 

C’est une enquête longue de deux mois qui a mobilisé une vingtaine d’officiers de police judiciaire. Les effectifs de l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (Oltim) de l’Essonne et ceux de la circonscription de police nationale du Val d’Yerres – Val de Seine ont mené un vaste coup de filet à Yerres et Crosne, en Essonne, ainsi qu’à Villejuif (Val-de-Marne). Lors de la perquisition, un homme sous mandat d’arrêt international émis par le Brésil tente de prendre la fuite avant d’être rattrapé et appréhendé par les forces de l’ordre.

Au total, les policiers découvrent 27 locataires, parmi lesquels 24 sont Brésiliens, 26 clandestins et 7 en situation de travail dissimulé ou porteurs de faux documents. Quatre autres personnes d’origine brésilienne en situation de travail dissimulé sont appréhendées au même moment dans un garage à Crosne, dont le gérant est considéré comme la seconde figure de proue de la filière.  […]

Mais ce n’est pas tout. Dans une autre maison, située à Yerres et louée par l’un des deux principaux mis en cause, les enquêteurs retrouvent huit chambres clandestines ainsi qu’un laboratoire de conception de faux documents avec des passeports vierges et du matériel d’impression très haut de gamme. Selon une source proche du dossier, une cinquantaine d’entreprises étaient domiciliées à cette adresse dont 48 déclarées avec des faux documents. Les perquisitions permettent aussi de mettre la main sur 10 000 euros en espèces.

Le Parisien

 

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Somalie : 34 ans de guerre civile, corruption endémique, diaspora sous perfusion – et Trump qui lâche la bombe

 

Il y a des vérités que l’Occident ne veut jamais regarder en face. Pourtant, les chiffres sont là, bruts, glacés : un pays sans État stable depuis 1991, quasi 40 ans de guerre civile, l’un des niveaux de corruption les plus élevés au monde, une population sous assistance internationale permanente et une diaspora qui finance plus que le gouvernement lui-même. […]

 

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L’Amérique sonne le glas de l’Europe – et l’Europe ne l’entend pas

 

Dans ma cuisine de Lechiagat, là où les vents du large s’invitent comme des hôtes anciens, une langue de bœuf d’un kilo quatre repose dans une grande marmite et s’attendrit à feu doux. Ce morceau, autrefois le plus humble des abats, presque un cadeau du boucher, est devenu un bien précieux, preuve minuscule mais obstinée […]

 

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Enoch Burke : l’enseignant chrétien qui défie le régime Irlandais…depuis une cellule de prison

 

Plus de 500 jours passés en prison, des amendes astronomiques ignorées, et une comparution sous escorte devant la Cour suprême : l’affaire Enoch Burke, enseignant chrétien irlandais, devient un cas emblématique du bras de fer entre liberté de conscience et pouvoir judiciaire dans une démocratie libérale en crise. Le refus d’obéir Tout commence en août […]

 

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Jean-Luc Addor monte au front: Pour mater les bandes organisées, l’UDC veut renforcer la frontière avec la France

 

Les cambriolages et les vols sont en augmentation en Suisse. L'UDC demande un renforcement des contrôles aux frontières afin de stopper les bandes organisées en provenance de France. Mais jusqu'à présent, le Conseil fédéral n'a guère été entendu sur ce point.

 

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Un comité pour la Remigration voit le jour en Italie – interview de Luca Marsella

 

Du nord au sud de l’Europe, le mot d’ordre a été lancé. Et les efforts des médias du système pour la reléguer au rang de fantasme irréalisable, ne freinent ni l’émergence de solutions structurées pour le renvoi des immigrés dans leur pays d’origine, ni l’enthousiasme au sein de la population que ces propositions font naître. […]

 

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Afrique du Sud : un témoin clef (blanc) de la commission Madlanga sur la corruption et le crime organisé assassiné

 

Nouveau séisme en Afrique du Sud où un témoin clef de la commission Madlanga a été assassiné vendredi 5 décembre. La commission Madlanga ou « Commission d’enquête judiciaire sur la criminalité, l’ingérence politique et la corruption dans le système de justice pénale » est une commission d’enquête publique lancée en juillet dernier par la présidence sud-africaine pour […]

 

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Amende contre X : la dérive autoritaire de l’UE

 

Il faut parfois un électrochoc pour mesurer la pente sur laquelle nous glissons. La nouvelle amende infligée à X — ex-Twitter — par la Commission européenne n’a rien d’un simple rappel réglementaire. C’est un signal. Un avertissement. Une démonstration de force bureaucratique qui vise moins une entreprise qu’un principe : la liberté d’expression hors du contrôle de Bruxelles.

Cent vingt millions d’euros. Le chiffre donne le vertige, mais il dit surtout la jubilation d’une administration qui a trouvé dans le Digital Services Act l’arme parfaite : un texte flou, extensible, permettant de frapper lourdement quiconque refuse de se plier à la vision du monde de l’eurocratie. Les « pratiques trompeuses », la sacro-sainte « transparence », l’éternel « registre publicitaire » : derrière ces formules technocratiques, une réalité beaucoup plus simple se dessine. Bruxelles veut trier, filtrer, surveiller, et punir ceux qui refusent d’entrer dans le moule.

Ce qui gêne réellement ? Pas les coches bleues. Pas la publicité. Pas les API pour les chercheurs. Ce qui gêne, c’est qu’avec Musk aux commandes, X échappe à la vieille logique européenne de domestication des plateformes. L’idée qu’un réseau social puisse permettre un débat rugueux, imprévisible, non calibré par les commissaires et leurs cabinets, terrifie les rédacteurs de directives mieux que n’importe quel scénario dystopique.

L’indignation américaine, immédiate, en dit long. Washington n’a pas l’habitude de se mêler des susceptibilités numériques européennes, mais la brutalité de la sanction a fait réagir jusqu’au Département d’État, qui y voit une attaque contre l’industrie technologique américaine tout entière. Et pour une fois, ce n’est pas de la paranoïa : l’UE entend bel et bien montrer qu’elle peut frapper les géants américains, quitte à instrumentaliser des textes prétendument conçus pour « protéger les citoyens ».

Le plus inquiétant n’est pas la sanction, mais l’assurance avec laquelle elle est délivrée. Un ton professoral, presque condescendant. Bruxelles donne des « délais », demande des « plans d’action », et se réserve le droit d’alourdir les pénalités si la plateforme ne corrige pas son comportement. Comme si l’Union européenne était devenue un tribunal moral chargé de rééduquer les mauvais élèves de l’économie numérique mondiale.

Dans ce climat, que Musk réponde en estimant que l’Union européenne devrait être dissoute n’a rien de surprenant. Ce n’est pas tant une provocation qu’un constat : une structure politique incapable d’assumer son propre déclin fabrique des normes pour masquer son impuissance. Et comme toute institution en perte de repères, elle multiplie les sanctions pour donner l’illusion de la maîtrise.

Derrière cette affaire, il y a une vérité que beaucoup préfèrent éviter : l’UE ne protège plus. Elle surveille. Elle ne libère plus. Elle encadre. Elle ne régule plus. Elle discipline.

Le Vieux Continent s’enfonce ainsi dans une forme de gouvernance punitive où la priorité n’est plus la liberté des peuples, mais la conformité des outils qu’ils utilisent. Musk n’est que la cible du moment. Demain, ce sera un autre. Et après-demain, peut-être les citoyens eux-mêmes.

La hache de guerre est levée, dit-on. En réalité, elle l’était déjà. Bruxelles vient simplement d’admettre qu’elle avait choisi son camp : celui du contrôle. Celui de la peur du débat libre. Celui d’une Europe qui oublie qu’elle fut un jour un phare de liberté intellectuelle.

Aujourd’hui, elle n’est plus qu’un phare éteint, mais extrêmement pointilleux sur les procédures.

 

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Del Valle : Effacement civilisationnel » de l’Europe : le diagnostic accablant de l’Administration Trump

 

Le 4 décembre dernier, la Maison-Blanche a rendu public un document qui résume la Stratégie de sécurité nationale (SSN), dont l’objectif est de s’« assurer que les États-Unis restent la plus grande nation de l’histoire de l’humanité, et la maison de la liberté sur Terre », selon l’introduction du très hyperbolique président américain. Quant à la Vieille Europe, elle est décrite comme une ère en voie de déclassement, de dérive liberticide, de submersion migratoire, de dénatalité et d’autodestruction identitaire…

Ce nouveau document stratégique (30 pages) de l’administration Trump rend tout d’abord compte de la mutation géocivilisationnaliste de l’Amérique nationaliste, cohérente avec le slogan électoral « Amérique d’abord » du président américain. Concrètement, Washington prône une doctrine Monroe élargie aux termes d’un « corollaire Trump » qui vise à « restaurer la suprématie américaine » en Amérique latine.
La présence militaire américaine dans le monde doit être « réajustée » ; de nouvelles alliances doivent être renforcées ou créées dans l’Indo-Pacifique pour contrer la Chine ; la Vieille Europe de l’Ouest, auto-oblitérée par son complexe identitaire et son choix d’une immigration prioritairement islamique, est présentée comme en risque d’effacement civilisationnel, et la Russie comme un faux ennemi avec qui il est nécessaire de faire un vaste deal de non-agression, ce qui impose aux Ukrainiens d’accepter un compromis que l’Europe, militairement assistée par l’Oncle Sam, est ingrate de s’obstiner à refuser.

L’autodestruction de l’Europe de l’Ouest, un élément problématique à long terme pour l’empire américain ?

La partie consacrée à l’Europe, intitulée « promouvoir la grandeur européenne », est impitoyable envers l’Establishment européiste officiel, mais fort encourageante pour les forces conservatrices-identitaires et populistes, au point de susciter de vives réactions de plusieurs dirigeants ouest-européens qui y ont vu une « ingérence », notamment le chancelier allemand Friedrich Merz.
Le diagnostic économico-identitaire est sans appel : l’Europe est non seulement passée de 25 % du PIB mondial en 1990 à 14 % en 2025, mais le « problème bien plus grave encore » est le risque de « disparition civilisationnelle ». Une thèse qui fait écho, trente ans plus tard, à celle de Samuel Huntington et de son Choc des civilisations, et qui conforte les forces national-populistes européennes : de l’AfD allemande aux partis portugais et espagnols Chega et Vox, sans oublier le parti Reform UK de Nigel Farage en Grande-Bretagne, ou encore Giorgia Meloni en Italie et Viktor Orbán en Hongrie, et tant d’autres qui ont le vent en poupe.

De quoi horrifier les capitales ouest-européennes les plus hostiles à ces forces, tout cela quelques jours seulement après le scandale médiatique de la crèche de Noël représentant des Jésus, Marie et Joseph « islamisés » et dépeints sans visages. On se rappelle du European Calendar, en 2010, qui célébrait toutes les religions du monde présentes en Europe, sauf la catholique… ou encore le refus, en 2005, d’insérer dans le « projet de Constitution européenne » les racines chrétiennes de l’Europe.
À l’inverse, le texte stratégique américain vante une « république souveraine où le gouvernement garantit les droits naturels des citoyens donnés par Dieu », ceci dans la plus pure tradition évangélique WASP états-unienne.

Le document stratégique américain pointe ainsi « les activités de l’UE et d’autres organisations transnationales » accusées de « porter atteinte à la liberté politique et à la souveraineté » des États. Dans la droite ligne du fameux discours de J. D. Vance à Munich, en 2024, sur l’auto-reniement de l’UE face à ses « vrais ennemis, internes — idéologico-progressiste et migratoire, bien plus mortels que les menaces russe ou chinoise », le document dénonce « les politiques migratoires qui transforment le continent et créent des tensions (…), la censure de la liberté d’expression ; la répression de l’opposition politique ; la chute vertigineuse de la natalité, ou encore la perte des identités nationales et de la confiance en soi ».
Le texte voit en revanche dans « l’influence croissante des partis patriotiques européens un motif de grand optimisme ».
Il y a tout de même urgence à une alternance en Europe, précise-t-il, car « à long terme, il est plus que plausible que d’ici quelques décennies au plus tard, certains membres de l’OTAN deviennent majoritairement non européens », s’alarme le rapport.
Le document se termine sur un constat accablant : « si les tendances actuelles se poursuivent, le continent européen sera méconnaissable d’ici 20 ans, voire moins ».

L’équilibre des pouvoirs entre l’Europe et la Russie

Le texte de la SSN souligne ce paradoxe apparent selon lequel « les alliés européens bénéficient d’un avantage considérable en matière de puissance militaire sur la Russie dans presque tous les domaines, à l’exception des armes nucléaires, mais malgré cette supériorité objective, de nombreux Européens considèrent la Russie comme une menace existentielle », tout en persistant à être incapables d’assurer leur propre sécurité de manière indépendante.
Allusion à peine voilée au fait que l’Europe aurait les moyens, mais serait frappée d’« impuissance volontaire ». Or, les États-Unis ne veulent plus payer le coût d’une Europe stratégiquement et militairement assistée.

Concernant la guerre en Ukraine, le texte prône une négociation en vue d’une « cessation rapide des hostilités » afin de « stabiliser les économies européennes, d’empêcher toute escalade ou extension involontaire du conflit, [et] de permettre la reconstruction de l’Ukraine d’après-guerre afin d’assurer sa survie en tant qu’État viable ».
Aux antipodes de l’UE et de Londres, qui font mine de vouloir toujours la défaite de l’armée russe alors qu’ils n’en ont ni les moyens ni la réelle intention, les États-Unis affichent le but de « rétablir la stabilité stratégique avec la Russie », ce qui implique un compromis et non pas une victoire de l’Ukraine — à l’opposé des vœux pieux de la « coalition des volontaires » du trio Macron-Starmer-Merz, prêt à sacrifier jusqu’aux derniers Ukrainiens pour contenir la Russie.

Les gouvernements européens sont ici directement accusés d’être « minoritaires, impopulaires et instables », « bafouant la démocratie et la liberté d’expression, sous prétexte de menace ou d’ingérences russo-chinoises, et réprimant ainsi l’opposition ».
Le texte dénonce sans ménagement « les gouvernements atlantistes d’Europe qui nient l’aspiration d’une grande majorité d’Européens à la paix ».
« L’époque où les États-Unis portaient l’ordre mondial sur leurs épaules, tels Atlas, est révolue », assène le document.

D’où la réitération adressée à l’Europe d’une « augmentation de 2 à 5 % des budgets militaires des pays européens et d’un partage plus équitable des responsabilités », Washington ne voulant plus demeurer le « garant ultime de la sécurité européenne », au détriment de ses propres finances publiques.

Multipolariste à sa façon, en tout cas bien moins favorable au globalisme unilatéraliste de l’OIL (Ordre international libéral) que la Vieille Europe, Trump fait confirmer dans ce document la fin de « l’expansion de l’OTAN », le « début d’une nouvelle ère », et entérine donc, par le deal envisagé avec la Russie et le renouvellement de la doctrine Monroe, un Nouvel Ordre post-occidental — titre et thème de notre dernier livre — fait de partages de zones et sphères d’influence, de realpolitik, de démoralisation et de déglobalisation de l’Occident, appelé à se recentrer sur ses socles géocivilisationnels.

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