Trump – UE : l’Europe peut-elle encaisser une guerre commerciale ? – Politique & Eco avec Sylvain Tiger

 

L’Europe est-elle prête à encaisser une guerre commerciale avec Donald Trump ? Entre menaces de droits de douane, tensions sur les marchés et enjeux stratégiques autour du Groenland, l’économie européenne se retrouve sous pression comme jamais. Quels secteurs risquent de souffrir ? Quels sont les vrais risques pour les citoyens et les entreprises ? L’Europe peut-elle limiter les dégâts et préserver sa souveraineté ?

Pour répondre à ces questions, Politique & Eco reçoit Sylvain Tiger, fondateur d’Ultrabourse et cofondateur de la lettre économique Les Incorruptibles. Une émission de décryptage complète pour comprendre les choix cruciaux, les stratégies possibles et ce que cette guerre commerciale signifie vraiment pour l’Europe… et pour vous. (Emission enregistrée le mercredi 21 janvier, avant la levée des menaces douanières de Trump)

 

A la suite de "Politique & Eco", retrouvez la chronique financière de Philippe Béchade intitulée :"Quand Trump parle, a-t-il raison ?".  

Philippe Béchade est rédacteur en chef de La Chronique Agora et La Lettre des Affranchis aux @Publications Agora.

Téléchargez gratuitement le rapport spécial OR & ARGENT de Philippe Béchade – Guide d’Achat 2026 avec ses 6 recommandations clés. 

 

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Comment Trump fait pression pour Marine Le Pen

 

La patronne du Rassemblement National joue son avenir politique dans son procès en appel. Elle est soutenue par la Maison-Blanche.

En pleine tourmente judiciaire, Marine Le Pen reçoit le soutien des Etats-Unis de Donald Trump. Image: keystone

La patronne du Rassemblement National joue son avenir politique dans son procès en appel. Elle est soutenue par la Maison-Blanche.

Stefan Brändle, Paris / ch media

C’est ce qu’a confirmé Magali Lafourcade, secrétaire générale de la Commission nationale consultative des droits de l'homme.

La juriste a été contactée au milieu de l’année dernière par deux représentants du département d’Etat américain envoyés par Trump en Europe. Christopher Anderson et Samuel Samson souhaitaient officiellement aborder la thématique de la défense des droits humains avec elle.

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(Lire sur https://www.watson.ch/fr )

 

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Le drame du Constellation pourrait coûter un milliard: qui va payer?

 

Les prétentions civiles liées au drame du Constellation pourraient atteindre jusqu’à un milliard de francs, selon des experts cités par Le Nouvelliste.

L'enquête se poursuit pour déterminer les responsabilités de l'incendie meurtrier du 1ᵉʳ janvier. Image: watson/agences

Les prétentions civiles liées au drame du Constellation pourraient atteindre jusqu’à un milliard de francs, selon des experts cités par Le Nouvelliste.

Interrogé par Le Nouvelliste, Pascal Pichonnaz, professeur de droit privé à l’Université de Fribourg, juge cette estimation plausible. En s’appuyant sur les tables de capitalisation, il explique que:

L’essentiel de la facture concerne le dommage corporel. Selon Burga Martinelli, porte-parole de la Suva, les soins pour brûlures et la réadaptation peuvent s’étaler sur «plusieurs mois, voire plusieurs années». Une étude de 2015, citée par Le Nouvelliste, chiffre le coût médian d’un grand brûlé à 180 000 francs, certains cas dépassant le million en phase aiguë.

La Suva indiquait dans La Liberté que, lors d’événements comparables, les frais de traitement varient entre 650 000 et 1,6 million de francs par personne. Ceci rapproche l’addition globale des 180 millions pour les blessés graves.

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(Lire sur https://www.watson.ch/fr )

 

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France — « Le masculinisme : “un enjeu de sécurité nationale” »

 

Mathieu Bock-Côté, sociologue, critique un rapport du Haut Conseil à l'Égalité entre les femmes et les hommes publié en janvier 2026, qui qualifie le masculinisme de menace à l'ordre public et à la sécurité nationale.

Bock-Côté dénonce une dérive idéologique en assimilant paternalisme traditionnel (comme la galanterie ou la protection financière des hommes) à un sexisme hostile, et en liant ce dernier à des positions de droite ou religieuses, sans aborder les violences issues de cultures immigrées.

Mathieu Bock-côté est revenu sur ce sujet dans sa chronique du 24 janvier dans le Figaro.

Il faut toujours s’intéresser aux rapports que publient régulièrement les « hautes autorités ». Car, à travers eux, l’État - ou plus exactement la technostructure - s’exprime, et même si ses différentes instances sont « indépendantes », elles ne sont pas axiologiquement neutres. Une élite s’y est installée. Son pouvoir dépend de son expertise supposée et, plus encore, de sa capacité à l’exprimer dans le langage des sciences sociales, qui donne à la fois l’impression de dévoiler pleinement les mécanismes sociaux, mais, plus encore, de pouvoir les maîtriser, en multipliant les programmes, les règlements, les lois. C’est la technique de l’ingénierie sociale.

C’est à cette lumière qu’on comprendra le nouveau rapport (rédigé en écriture inclusive) du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, paru cette semaine, encensé par la presse officielle, et qui prétend dévoiler un nouveau péril pour la France : la menace masculiniste. Le masculiniste menacerait tout à la fois la démocratie, la sécurité publique, et même la sécurité nationale, car il lui arriverait de se faire terroriste. Et le Haut Conseil précise que ce phénomène est insuffisamment documenté en France : c’est grâce à lui que nous serions alertés. Manière comme une autre, pour le Haut Conseil, de justifier son existence et ses crédits, à un moment où on commence à se questionner sur les planqués de la République.

Comment nous explique-t-on le monde dans ce rapport ? La France, comme tous les pays occidentaux, serait un pays fondamentalement sexiste. Ce sexisme aurait deux piliers. D’abord le paternalisme, le sexisme ordinaire, reposant sur le constat apparemment erroné de la différence entre les sexes, et prenant le visage trompeur de la courtoisie, de la galanterie, ou même du sentiment d’obligation que peut avoir un homme devant les femmes, qu’il s’agisse de les complimenter, de les défendre ou bien simplement d’assurer la situation financière de sa famille. La galanterie serait le fard mondain du patriarcat, et les bonnes manières, une stratégie normalisant culturellement la subordination des femmes.

Mais surtout, il faudrait s’en prendre au sexisme hostile, qui serait aujourd’hui le moteur du masculinisme. Mais que doit-on faire entrer dans cette définition ? Tout à la fois la misogynie, la vraie, mais aussi la critique du féminisme, le constat que celui-ci a souvent misé sur une logique de discrimination positive d’effacement des hommes (le fameux homme blanc de plus de 50 ans qui devait dégager, comme on osait encore le dire sans gêne il y a quelques années), ou la simple défense d’une conception plus traditionnelle de la masculinité ? Il y aurait même une forme de continuum entre la critique du féminisme idéologique et institutionnel et le terrorisme masculiniste, qu’on nous présente comme un sujet de sécurité nationale.

Les gens de droite sont visés. Le masculinisme serait d’ailleurs un des visages de l’internationale réactionnaire, que le Haut Conseil associe directement à l’administration Trump. La critique du féminisme relèverait donc de l’ingérence étrangère. Étrangement, toutefois, on ne trouve pas un mot dans ce rapport sur l’islam, ni même sur l’islamisme, qui ne trouvent pas leurs racines en France. Apparemment, le statut problématique de la femme qu’on y trouve ne mérite pas la moindre mention. Le voilement des femmes et des fillettes est un non-sujet. De même, l’arrivée de cultures comme celles du Maghreb, du Pakistan ou de l’Afghanistan passe sous le radar. Il ne sera pas dit que l’immigration peut causer un problème.

Ces considérations mises à part, est-ce à dire que tout va pour le mieux entre les hommes et les femmes en Occident ? Non. La jeune génération est à la fois victime de la colonisation pornographique de son imaginaire et d’un puritanisme nouveau, fondé sur la culpabilisation du désir qui aboutit à une forme de récession sexuelle inédite. On ne sous-estimera pas non plus les effets de l’esthétique de la laideur, qui n’est peut-être rien d’autre qu’une traduction idéologique de la pulsion de mort qui s’est libérée dans le monde occidental. Mais de cela, il n’est évidemment pas question dans ce rapport, occupé à fantasmer les prochains attentats masculinistes.

Ce néoféminisme n’est-il pas finalement qu’un socialisme misandre ? À voir derrière chaque disparité une discrimination, derrière chaque inégalité, une injustice, à refuser de penser la différence des sexes, à refuser aussi son ancrage dans la nature, sa dimension anthropologique, et pas que sociale, on en vient à cultiver l’indignation permanente et à voir une forme de lien entre un homme qui, toujours, insiste pour inviter sa compagne ou son amie au restaurant et le poignardeur de femmes. Je ne peux m’empêcher d’associer cette vision du monde qui conjugue le ressentiment et une infinie tristesse à une forme de névrose paranoïaque.

 

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Marguerite Stern : « Comment je suis passée de gauche à droite »

 

La militante Marguerite Stern (ci-contre), ex-membre des Femen, fait le récit de sa « transition politique » dans un livre récemment paru. 

Depuis que ses positions à rebours de la cause trans lui ont valu d’être une paria dans le milieu féministe, Marguerite Stern a effectué une « transition politique ». Cette ex-femen jadis proche de « Charlie Hebdo » raconte dans un livre intime et survolté comment elle s’est convertie à l’amour de la France et ouverte à la transcendance.

Jeune étudiante venue de province, Marguerite Stern a découvert à Paris l’expérience quotidienne du harcèlement sexiste dans les rues du nord de la capitale, puis la libération jubilatoire que lui procure l’aventure militante au sein des Femen. Cette pasionaria du mouvement féministe a épousé toutes les causes, pris tous les risques : de la jungle de Calais aux commissariats ukrainiens en passant par les geôles de Tunis, elle se fait tour à tour furie dépoitraillée dans des actions coup-de-poing visant à renverser le patriarcat, bénévole dans un foyer de mineurs clandestins, colleuse de messages de protestation contre les féminicides… Avant de subir l’intolérance et le sectarisme qui étouffent trop souvent la liberté de penser au sein des groupuscules d’extrême gauche aux côtés desquels elle combat. Quand elle refuse de voir ses modes d’action récupérés par les activistes de la cause trans, ses alliées d’autrefois deviennent d’impitoyables ennemies qui s’acharnent à la détruire. Marguerite Stern prend alors ses distances avec le féminisme radical, écoute d’autres voix, rencontre d’autres personnes. Les Rives contraires est le récit de cette émancipation progressive.


Le Figaro l'a rencontrée. On trouvera ci-dessous cet entretien.

LE FIGARO.— Votre engagement militant commence à Paris, où vous arrivez comme étudiante en arts plastiques après une enfance auvergnate. Vous y découvrez le harcèlement quotidien des femmes dans la rue et le métro… Pourtant, vous écrivez : « Je dois beaucoup à ces hommes. » Qu’est-ce que cela veut dire ?

MARGUERITE STERN.— Le harcèlement est une expérience universelle pour les Parisiennes : au nord de la capitale, c’est quotidien. Et, même si elles ne le disent pas publiquement, les filles du milieu féministe disent qu’elles évitent de se rendre dans ces quartiers, qu’il y a un malaise. Moi, je suis arrivée là : mon premier appartement était à côté de Barbès. J’écris que je dois beaucoup à ces hommes, car depuis mon enfance j’éprouve pour diverses raisons de la colère. Et je trouve que c’est une émotion qui est saine, la colère. On la rapproche à tort de la haine, mais ça n’a rien à voir : au contraire, la colère c’est ce qui permet de ne pas tomber dans la haine, en digérant mieux ses émotions pour qu’elles ne pourrissent pas au fond des entrailles. Cela prémunit aussi contre la sidération dont sont trop souvent atteintes les victimes. Alors j’ai laissé s’exprimer ma colère face à ces hommes, je me suis autorisée à vivre le harcèlement dans ma chair, quitte à taper des scandales pas possibles, à rester dix minutes sur place jusqu’à ce que ce soit le mec qui parte, même si ça me met en retard à mon rendez-vous. Et tant pis pour ce que l’on pouvait penser de moi !

— À cette époque, vous n’êtes pas politisée, mais vous écoutez Éric Zemmour le samedi soir dans « On n’est pas couché ». Vous dites que c’est lui qui vous a rendue féministe ?

— Paradoxalement, ma première pensée féministe, je l’ai eue en écoutant l’auteur du Premier Sexe, qui est un livre avec lequel je ne suis pas franchement d’accord sur tout. Mais Zemmour, dont j’apprécie la pensée et les interventions, a été la première personne que j’ai entendue énoncer très simplement l’origine des violences que je subissais.

— C’est-à-dire ?

À l’époque je ne l’aurais pas formulé comme cela, mais j’avais conscience malgré tout que je n’étais presque jamais harcelée par des «mâles blancs». Aujourd’hui, je fais clairement le lien entre le harcèlement de rue et l’immigration.

— Vous découvrez les Femen sur internet, puis vous contactez leur meneuse, Inna Chevtchenko. Quelques jours après, vous vous dénudez la poitrine pour une première action dans la rue… alors même que vous vous décrivez comme « pudique » ! En rougissez-vous aujourd’hui ?

— Aujourd’hui, je ne le referais pas. Mais, à cette époque-là de ma vie, je n’en pouvais plus : je rentrais d’une année à Bruxelles, où le harcèlement de rue est bien pire qu’à Paris, et j’avais besoin d’aller crier ma colère dans la rue, de ne plus me sentir seule dans ma détresse. Donc, quand j’ai vu que des filles faisaient ça, qu’elles allaient crier dans la rue comme moi je le faisais, c’était viscéral : j’avais besoin d’aller crier avec elles. Ce n’est pas la nudité qui m’a attirée dans leurs actions, mais en le faisant je n’avais pas la sensation d’être nue : on se peignait toutes les unes les autres avant de sortir, ça donnait des scènes qui ressemblent un peu aux peintures de hammam par Delacroix, avec toutes ces femmes qui sont là les seins à l’air… Mais à ce moment on a la sensation de revêtir une armure. Il y a beaucoup de choses qu’on se répétait à l’époque et qui me paraissent aujourd’hui des mensonges, mais ça, je continue à y croire : une fois le message peint, ton corps devient un étendard politique. J’ai commencé à ce moment à développer un rapport sacrificiel au mouvement Femen, c’était toute ma vie.

— La répression n’est pas la même partout. En France, vous passez une garde à vue à fumer des cigarettes dans le bureau du commissaire, tandis qu’en Tunisie vous êtes incarcérée plusieurs semaines !

En France, c’est surtout la justice qui a été étonnamment laxiste à notre égard. Nous avons fait une action contre les catholiques traditionalistes de Civitas, on est arrivées avec des extincteurs alors qu’il y avait des enfants partout dans la foule, on aurait pu être condamnées pour ça.

— Votre récit s’attarde longuement sur l’attentat contre Charlie Hebdo. Vous étiez amie avec Simon Fieschi, l’un des rescapés de l’attaque, mort en 2024. Cette irruption de la violence djihadiste a-t-elle pesé sur votre parcours politique ?

— À l’époque, non. Enfin, le lendemain de l’attentat, j’avais quand même envie qu’on aille refaire la façade d’une mosquée, mais ça ne s’est pas fait… J’étais très proche de Charlie Hebdo, c’était ma famille militante : j’appartenais à cette gauche universaliste, celle de Fourest et d’Enthoven, qui n’avait pas peur de critiquer l’islam. On mettait toutes les religions dans le même sac, et on n’hésitait pas à se dire islamophobes. Sur la boîte mail des Femen, on recevait souvent des menaces de mort accompagnées de sourates du Coran. J’ai quitté Femen quelques mois plus tard : depuis, il n’y a plus jamais eu d’actions visant l’islam.

— Vous avez ensuite lancé des collages féministes, détournés plus tard par des militants transactivistes. Vous avez manifesté à ce moment-là votre désaccord avec la cause trans, et une partie du milieu féministe vous l’a violemment reproché…

Je savais que j’allais me prendre des torrents de haine, mais je n’avais pas conscience que ça aurait cette ampleur. Il y a une forme d’emprise sectaire dans ces milieux, les gens sont dépossédés de leur cerveau. Ils répètent des mantras.

« Une femme trans est une femme. » Si on n’est pas d’accord et qu’on veut dialoguer, ils les répètent de plus belle. C’est comme cet autre slogan : « On ne discute pas avec l’extrême droite, on la combat. » Ils brandissent ça comme si c’était un monument d’éloquence alors que c’est creux et que ça ferme tout. Pour les collages, il y a un serveur Discord qui s’est créé pour rassembler les colleuses parisiennes, tenu par des filles que j’avais moi-même désignées, au bout d’un temps, elles ont fini par exclure celles qui disaient : « Salut les meufs », parce que c’est transphobe. Ce qui m’a aidée à sortir de la haine des hommes, c’est d’avoir été confrontée à la haine des femmes.

— Vous vous êtes alors autorisée à parler avec tout le monde, même des gens éloignés de vos cercles militants ?

— C’est la première étape. Si ce livre doit servir à quelque chose, c’est au moins à ça : il faut comprendre qu’à gauche beaucoup de gens sont embrigadés parce qu’ils se sont fermés à toute discussion. Et puis le militantisme, notamment féministe, est aussi pris à tort comme une thérapie. J’y suis arrivée après avoir vécu des violences graves : si à l’époque j’avais reçu un accompagnement pluridisciplinaire sur le psychotraumatisme, conduit par des professionnels de santé formés sur ces sujets, ça m’aurait aidée. Mais ça manque encore, en France : la psychiatrie n’est pas assez développée ni même les centres comme la Maison des femmes de Saint-Denis, créée par Ghada Hatem, où j’ai été suivie et qui m’a aidée à sortir de ma violence contre les hommes.

À la place, beaucoup de femmes traumatisées par des violences sexuelles qu’elles ont vécues et qui ne trouvent pas de réponses à leur souffrance finissent par confondre l’espace militant et l’espace thérapeutique : au lieu de se soigner, elles aggravent leur mal-être, car il se produit une contagion émotionnelle. Je me suis retrouvée une fois à une soirée où chacune à tour de rôle racontait son viol, en pleurant un verre de blanc à la main, c’était hyper glauque… Au moins, avec Femen, on rigolait. Puis c’était physique, ça nous sortait. Aujourd’hui, les mouvements «radfem » ou queer sont de plus en plus présents sur internet, c’est un militantisme virtuel, trop éloigné du corps.

— L’an dernier, vous avez assisté aux funérailles de Philippine, sauvagement assassinée dans le bois de Boulogne. Si vous n’êtes pas croyante, cette messe vous a touchée. Pourquoi ?

— Je réfléchis beaucoup à l’importance des rites. Dans un livre marquant, Neanderthal. Une autre humanité, Marylène Patou-mathis montre la place qu’occupent les rites depuis la préhistoire. J’ai appris beaucoup plus de choses sur l’humanité en m’intéressant à la paléoanthropologie plutôt qu’à l’histoire : l’invention du feu, plus qu’un moyen de cuisson des aliments, apporte aux hommes une raison de se rassembler, puis de se raconter des histoires… Ce sont les rites qui font qu’un peuple reste un peuple. En assistant à la messe pour le repos de l’âme de cette pauvre étudiante, j’ai eu l’impression d’accomplir quelque chose qui fait que l’homme est quand même un animal différent des autres… et qui fait que la civilisation européenne, catholique, est aussi différente des autres. Je crois que seule l’église catholique est capable de réparer quelque chose en France.

Les Rives contraires. 
Histoire d’une transition politique,
de Marguerite Stern, 
paru le ‎ 15 janvier 2026,
aux éditions Magnus, 
à Paris,
272 pp.,
ISBN-10 : 2384220772
ISBN-13 : 978-2384220779

 

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L’Union des femmes, du parti démocrate-chrétien CDU, souhaite la disparition du niqab et de la burqa de l’espace public.

 

Allemagne. L'Union des femmes, du parti démocrate-chrétien CDU, souhaite la disparition du niqab et de la burqa de l'espace public. Lors du congrès fédéral de la CDU, fin février, l'organisation entend faire adopter une interdiction générale du voile intégral.

 

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Immigration : le MCC plaide pour une reprise en main nationale face à l’échec du système européen

 

Alors que l’ordre international hérité de l’après-guerre montre des signes de désagrégation accélérée, la question migratoire s’impose de nouveau comme l’un des points de rupture majeurs pour les sociétés européennes. Longtemps présentée comme un défi administratif ou un horizon moral indépassable, l’immigration illégale et de masse apparaît désormais, pour un nombre croissant de juristes et […]

 

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Le gouvernement Trump justifie la mort d’un homme à Minneapolis

 

Aux États-Unis, Donald Trump et son gouvernement ont défendu dimanche les actions d'agents fédéraux intervenus la veille à Minneapolis. Ils ont tué par balle un infirmier, provoquant l'indignation dans l'opposition démocrate.

Aux États-Unis, Donald Trump et son gouvernement ont défendu dimanche les actions d'agents fédéraux intervenus la veille à Minneapolis. Ils ont tué par balle un infirmier, provoquant l'indignation dans l'opposition démocrate.

Keystone

Son décès vient aggraver une situation déjà tendue depuis celui de Renee Good, une Américaine tuée par balle le 7 janvier par un agent de l'ICE à Minneapolis déjà.

Cette métropole du Minnesota est secouée depuis plusieurs semaines par un mouvement de protestation contre la présence de l'ICE.

Comme il l'avait fait après la mort de Renee Good, le gouvernement Trump a immédiatement rejeté la faute sur Alex Pretti. La ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem l'a notamment accusée de «terrorisme». Il s'apprêtait selon elle à mettre en danger les agents avec un pistolet dont les autorités ont publié une image.

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(Lire sur https://www.watson.ch/fr )

 

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Ce que les téléphones des Moretti pourraient révéler

 

Saisis tardivement, les téléphones portables des deux propriétaires du bar Le Constellation pourraient contenir des informations cruciales quant aux accusations qui les accablent.

Jacques et Jessica Moretti sont présumés innocents. Image: watson/keystone

Saisis tardivement, les téléphones portables des deux propriétaires du bar Le Constellation pourraient contenir des informations cruciales quant aux accusations qui les accablent.

Désormais, c'est pour l'enquête que ces appareils pourraient s'avérer précieux, s'agissant autant de ceux des victimes que des prévenus. Dans le cas de Jacques et Jessica Moretti, propriétaires du bar, on apprenait récemment qu'ils avaient été autorisés à emporter leurs téléphones après leur premier interrogatoire suivant l'incendie.

Ce n'est que huit jours plus tard qu'ils ont été saisis. Une confiscation tardive qui avait étonné et irrité nombre d'observateurs.

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(Lire sur https://www.watson.ch/fr )

 

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Terres de Mission n°444 – Succès de la Marche pour la vie

 

Terres de Mission reçoit Marie-Lys Pellissier, porte-parole de la Marche pour la vie, pour tirer un bilan de cette manifestation qui avait lieu derrière les Invalides le 18 janvier 2026 et pour évoquer la mobilisation contre la loi sur l'euthanasie.

Puis Guillaume de Thieulloy propose quelques pistes de lecture. Tout d'abord, l'opuscule de Francis Jubert : "L'eugénisme qui vient" (Presses de la Délivrance, qui évoque précisément les soubassements anthropologiques de cette loi sur l'euthanasie. Mais aussi "Dieu sauveur - Christologie avec Thomas d'Aquin" du P. Philippe-Marie Margelidon (Saint-Léger); "Faire l'expérience du Christ", textes inédits du cardinal Robert Prévost devenu Léon XIV et réunis par Artège ; "Le mois du Sacré Cœur au jour le jour" de l'abbé Troadec (Via Romana); "La revanche des brigands", 3e volume des "Fabuleuses aventures de Jean et Henri" de Grégory Soodts (Téqui) ; "Adieu à César ?", essais sur la théologie politique réunis par Jean-Noël Dumont et Vincent Aubin (Peuple Libre); et enfin "Quatre chemins vers le cœur" du Fr Jean-Raphaël Walker (Ed. du Carmel).

 

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Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux avec Eric Branca n°75 (2ème partie) : Ami Américain ou Ennemi Etats-unien ?

 

Longtemps directeur de la rédaction de l’hebdomadaire Valeurs actuelles, Eric Branca, qui juge que la bataille de l’Histoire est la mère de toutes les batailles idéologiques, construit depuis quinze ans une œuvre prodigieuse, revisitant l’Histoire du XXIème siècle sans aucun des tabous qui trompent nos regards, loin des contraintes et des dogmes qui balisent tout carrière universitaire. Son ouvrage le plus connu à ce jour "L’Ami américain", sans cesse réédité depuis sa parution en 2017, s’attaque à un mythe aussi trompeur qu’il est puissant, celui du grand allié "américain" (en fait états-unien) bienveillant et protecteur. Consacrant de longues années à dépouiller les archives de nos service secrets et de nos centres décisionnaires de la IVème et Vème République, mais aussi celles des différentes bibliothèques et services de renseignement d’outre-Atlantique, ainsi qu'une multitude d'archives privées jusqu’alors mal connues (de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre d’Algérie, de mai 68 notamment), il trace le portrait d’une "administration américaine" acharnée à contenir, contrôler ou détruire les piliers de la puissance française, au point de dire que "nuire à la France est une boussole constante de la politique de Washington". A l’écouter de près, se pose une question : Les Etats-Unis sont-ils des alliés, des adversaires ou des ennemis ?

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Blanchiment : selon une étude, près d’un kebab sur deux présente des signaux d’alerte

 

Une étude de l’Institut pour la justice estime que 42 % des kebabs analysés présentent des critères pouvant indiquer un blanchiment d’argent. L’institut s’appuie sur cinq indicateurs financiers et administratifs et appelle à un renforcement des contrôles publics.

Le JDD

 

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Marchin (Bel) : estimant l’aide sociale insuffisante, un homme menace de décapiter le bourgmestre (maire) et de commettre un attentat à la kalachnikov dans la commune.

 

En janvier 2023, un homme de 44 ans débarque au CPAS (aides sociales) de Marchin pour alerter sur sa situation. Il espère recevoir de l’aide rapidement, mais conformément à la procédure, le personnel de l’Action Sociale renvoie alors l’homme vers les démarches administratives habituelles pour que son dossier soit traité.

La réponse n’aurait pas satisfait le Marchinois qui s’énerve violemment. Il menace de commettre un attentat à la kalachnikov dans la commune et de couper la tête du bourgmestre, Adrien Carlozzi !

Un fait malheureusement pas vraiment isolé. « Cela ne va jamais aussi loin d’habitude, mais ce n’était pas la première fois que nous faisions face à quelqu’un en colère. … J’ai cependant peur que les réformes du gouvernement n’amplifient ces réactions », continue Stéphanie Bayers, ancienne présidente du CPAS.

sudinfo.be

 

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« Le bruit et l’odeur » : la ministre Aurore Bergé annonce « une formation obligatoire pour tous les agents immobiliers » après un rapport de SOS Racisme, révélant qu’environ 50 % des agences acceptent les exigences discriminatoires des propriétaires

 

Dans un rapport choc ― fruit d’un testing mené par SOS Racisme ― que nous dévoilons en exclusivité, presque une agence immobilière sur deux (48,48 %) accepte directement de discriminer ou est complice de discrimination.

L’association a contacté 198 structures rattachées aux grandes enseignes du secteur, en se faisant passer pour un détenteur de biens à la recherche d’une agence susceptible d’en assurer la mise en location. Avec un critère impératif : ne sélectionner que des profils « de type européen », à cause des désagréments causés par « le bruit et l’odeur » de locataires issus « d’une autre culture ». (…)

Le Parisien

Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de la Lutte contre les discriminations, annonce la mise en place d’une formation obligatoire pour tous les agents immobiliers. Car actuellement, seuls les détenteurs d’une carte professionnelle y sont tenus. Elle donne aussi les détails du testing géant que l’État lance pour analyser les discriminations en place sur le marché de l’emploi.

« Quel que soit son fondement ― l’origine, le sexe, la religion ― la discrimination est illégale, il faut le rappeler ! Le rapport de SOS Racisme montre que le chemin est encore long, mais je salue ceux qui veulent changer les choses, comme la FNAIM, qui s’est engagée dans un processus puissant avec, justement, SOS Racisme, pour enrayer le phénomène.

Il faut aller plus loin. Dans les toutes prochaines semaines, avec le ministre du Logement (Vincent Jeanbrun), nous allons signer un décret rendant obligatoire une formation sur le sujet des discriminations pour tous les agents immobiliers (elle est obligatoire pour les détenteurs de carte professionnelle, soit moins de la moitié des agents).

La formation continue facultative actuelle est insuffisante, car seuls ceux qui sont déjà convaincus s’en emparent. L’objectif est simple : inculquer l’idée que l’on doit choisir un locataire uniquement en fonction de critères objectifs ― comme la solvabilité ― et non pas en fonction de ses origines, de son sexe ou de sa religion supposée. C’est illégal. » (…)

Le Parisien

 

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Allemagne : vers un État de surveillance numérique généralisée ?

 

L’Allemagne s’apprête à franchir un seuil inédit dans l’histoire récente des démocraties européennes. Un projet de loi en préparation à la chancellerie prévoit une extension massive des pouvoirs de surveillance du renseignement extérieur allemand, au nom de la cybersécurité et de la lutte contre les menaces numériques. En réalité, ce texte pourrait bien acter une rupture profonde […]

 

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Marguerite Stern : « Nommer le réel m’a fait changer de camp »

 

Valeurs actuelles. À qui s’adresse cet ouvrage ?
Marguerite Stern. Ce livre, je l’ai d’abord écrit pour moi. J’avais besoin de retracer cette transition politique, de démêler ma pensée jusqu’au bout, d’aller au clair avec mes idées, mais aussi avec mes doutes. L’écriture a été, pour moi, un travail d’éclaircissement mental.

Puis je l’ai écrit en pensant particulièrement à des gens de droite. J’aimerais qu’ils comprennent quel est le paradigme d’une personne de gauche, comment on y entre, pourquoi on s’y installe, pourquoi il est si difficile d’en sortir et peut-être aussi pourquoi, aujourd’hui, certaines femmes y restent longtemps.

J’ai également tenté, peut-être vainement, de m’adresser aux gens de gauche. Leur faire comprendre pourquoi je suis passée à droite. On me résume facilement par des étiquettes infamantes : « facho », « raciste », « folle ». Or la réalité est plus complexe. Il y a une logique, un cheminement. Et je sens qu’il existe aujourd’hui un public de personnes qui doutent. Je reçois de nombreux messages qui vont dans ce sens, y compris de féministes. Il y a un mouvement de droitisation massif dans la société française et je pense qu’il pèsera électoralement.

Il y a un mouvement de droitisation massif dans la société française et je pense qu’il pèsera électoralement.

À ceux qui se disent : « Je commence à avoir des pensées inacceptables », j’ai envie de répondre qu’il n’y a pas de pensée inacceptable. Faites votre chemin. Autorisez-vous toutes les questions. Décomplexez-vous.

Quand on lit votre parcours, on se dit que vous êtes allée très loin. Vous avez été Femen, fait de la prison en Tunisie, aidé des migrants dans la jungle de Calais et dans des foyers. Comment s’est opérée votre transition politique ? Était-ce un long cheminement ou une rupture brutale ?
C’est une question si vaste que j’en ai fait un livre. Il faut d’abord préciser que mon passage à droite s’est fait par adhésion pleine et entière. Je ne veux pas qu’on pense que j’ai basculé parce que j’aurais été harcelée par la gauche et que je me serais réfugiée dans le camp qui voulait bien m’accueillir.

Comment cela est-il arrivé ? Dans un premier temps, grâce à Dora Moutot, avec qui j’ai coécrit Transmania (Magnus, 2024), je me suis autorisée à parler à tout le monde, quel que soit le camp politique. J’ai donc commencé à consulter des contenus de droite, chose que je n’avais jamais osé faire auparavant.

Je me suis alors rendu compte que les arguments développés par la droite sur la question de l’immigration étaient comparables à ceux que j’avais moi-même élaborés contre l’idéologie transgenre. Dans ces deux systèmes de pensée, on retrouve un refus des limites, des frontières, de la matérialité, une volonté de déconstruire sans fin, ainsi qu’un culte des minorités au détriment du bien commun. Tout cela a fait système dans mon esprit et je suis devenue conservatrice.

Mais c’est plus complexe encore. Si je raconte mon enfance, mon adolescence, tout ce qui précède, c’est parce qu’il existait un terrain préexistant, des dispositions sur lesquelles ce basculement a pu s’appuyer.

Vous expliquez que vous avez commencé à consulter des contenus de droite très tardivement. Était-ce quelque chose que vous vous interdisiez lorsque vous étiez de gauche ?
Oui. En réalité, je ne m’étais jamais réellement intéressée à ce qu’est la droite. Lorsque j’étais chez les Femen, nous menions des actions contre le FN puis le RN. Pourtant, je le confesse, je n’avais jamais lu un seul de leurs programmes.

À gauche, il existe un mantra : « On ne discute pas avec l’extrême droite. » Et si l’on ne discute pas, on n’écoute pas non plus. À droite, au contraire, il y a davantage cette culture qui consiste à écouter l’adversaire pour le comprendre et mieux le contredire.

En devenant de droite, puis en écrivant ce livre, vous avez relu votre passé. Certaines choses vous ont-elles frappée ?
Oui, et cela a été violent. Pour certaines réalités, comme le harcèlement de rue dans certains quartiers, je voyais bien ce qui se passait, même si je ne le traduisais pas immédiatement en termes politiques. Je raconte d’ailleurs que je regardais déjà Zemmour à l’époque de On n’est pas couchés, en me disant : « C’est la seule personne qui décrit ce que je vis. » Et aussitôt après, je me persuadais qu’il était incorrect de penser cela.

Lorsque j’ai réellement pris la mesure de certaines violences, pas seulement les violences criminelles mais aussi ce que j’appelle la violence civilisationnelle, j’ai eu l’impression que tout me revenait comme un boomerang.

Lorsque j’ai réellement pris la mesure de certaines violences, pas seulement les violences criminelles mais aussi ce que j’appelle la violence civilisationnelle, j’ai eu l’impression que tout me revenait comme un boomerang. Comme si toutes les émotions que je m’étais interdites, par bien-pensance ou par dissociation, revenaient d’un seul coup, brutes, non digérées.

Quand on n’a pas fait ce processus de manière progressive, les émotions ne viennent pas en flux, elles arrivent en bloc. Et c’est une claque.

Vous parlez justement d’une longue période de dissociation.
Face à la violence, le psychisme a plusieurs réponses possibles : le combat, la fuite ou la sidération. Le combat, pour moi, est une stratégie que l’on retrouve davantage à droite. On nomme, on s’oppose, on frappe politiquement. La fuite est également très présente : partir, s’expatrier, déménager, se mettre à l’écart. Et puis il y a la sidération, cette forme d’inhibition où l’on se fige, où l’on continue à s’exposer à des situations violentes sans les traiter, parce que le psychisme cherche avant tout à survivre. J’ai longtemps été dans cette sidération et cette dissociation. Nommer le réel m’a fait changer de camp.

Vous revenez sur votre expérience dans des cercles féministes et vous affirmez que ces milieux confondent souvent militantisme et thérapie. Pourquoi ?
Le féminisme a beaucoup évolué. À l’époque de Femen, il n’y avait pas cette ambiance de groupes de parole autour du trauma ou de misandrie permanente. C’était parfois conflictuel, mais globalement sain.

Le militantisme n’est pas un cabinet thérapeutique. Il peut même aggraver les choses par contagion émotionnelle, surenchère, haine.

Plus tard, à l’époque des collages contre les féminicides, lorsque j’ai de nouveau fréquenté des milieux queer et des cercles féministes plus récents, j’ai vu autre chose. Des femmes détruites, et je l’ai été moi aussi. Je pense qu’une partie du problème tient à l’absence d’un accès réel à des soins psychiques adaptés. Beaucoup cherchent alors une forme de guérison dans le militantisme. Mais le militantisme n’est pas un cabinet thérapeutique. Il peut même aggraver les choses par contagion émotionnelle, surenchère, haine.

Je vais le dire frontalement : si l’on voulait réellement réduire certaines violences politiques, notamment à l’extrême gauche, il faudrait investir massivement dans la psychiatrie et la prise en charge du psychotraumatisme. Je le dis avec une pointe d’ironie, mais je le pense sincèrement.

Vous avez travaillé dans un foyer pour mineurs non accompagnés à Marseille et aidé des migrants dans la jungle de Calais. Est-il difficile de défendre une politique anti-immigration après une telle expérience ?
Non. Humainement, j’éprouve de la tendresse pour certains de ces mineurs que j’ai côtoyés. Je revois encore leurs visages. Il y a des jeunes que j’ai aimés, qui m’ont appris des choses. Les rapports humains étaient parfois plus simples avec eux, paradoxalement, qu’avec d’autres Français de ma génération.

Mais cette expérience ne change rien à ma conclusion : ils n’ont rien à faire ici. Et je veux que l’on sorte de ce réflexe qui consiste à penser que toute la droite hait ces personnes. Cela n’a rien à voir. On peut aimer des individus et refuser une politique.

Je pense que beaucoup ne sont pas heureux ici. L’écart culturel est trop important, trop enraciné. On ne peut pas accueillir en si grande quantité. En Afghanistan comme au Maghreb, la haine antifrançaise est très forte, profondément installée, difficile à déconstruire. Il existe aussi des rapports à la violence et à l’autorité qui ne sont pas les nôtres. Et parfois, nos dispositifs sociaux sont impuissants face à des trajectoires marquées par la guerre. C’est difficile à dire, mais je préfère être claire.

Les rives contraires, de Marguerite Stern, Magnus, 272 pages, 22 €.

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