Depuis des années nous expliquons ici que les autorités politiques en Suisse ne défendent plus les citoyens, que les politiciens dans ce pays n’ont plus une conscience morale suffisante pour défendre les intérêts de notre peuple et de notre démocratie.
Alors que dire lorsque le ministre de la Justice, le socialiste Beat Jans, éclate de rire lorsqu’un journaliste lui demande ce qu’il est en train de faire pour assurer la défense de Jacques Baud, citoyen suisse qui a été sanctionné par le Conseil de l’Union européenne et l’a condamné à une mort civile. [1]
La sanction prise contre Mr Baud, qui réside à Bruxelles, a entrainé le gel complet de ses ressources économiques, l’impossibilité d’utiliser sa carte bancaire et son argent liquide. Cette sanction, puisque Mr Baud ne peut plus rien payer, a entrainé pour lui une impossibilité de circuler, de voyager, d’acheter de quoi s’alimenter ou même de régler ses factures. Les ministres européens ont dressé autour de lui les murs d’une prison économique, une prison aux barreaux invisibles qui ne dit pas son nom.
Ça se passe au XXIe siècle dans l’Union européenne.
Le ministre de la Justice, Beat Jans, et l’entier du Conseil fédéral, ne pouvaient ignorer que dans cette affaire tous les principes de procédures et les droits les plus fondamentaux ont été bafoués par les politiciens de l’UE. A ce niveau gouvernemental on ne peut en effet ignorer les fondements de l’Etat de droit. Ou alors il faut changer de métier.
Jacques Baud, ancien colonel de l’armée suisse, spécialiste stratégique à la retraite, mène maintenant depuis plusieurs années une entreprise de réinformation sur les conflits en cours et notamment sur la guerre en Ukraine. On peut être d’accord ou non avec ses analyses et là n’est pas la question. Ce qui est en jeu c’est la liberté de parole et le respect de la dignité humaine.
Mr Baud a appris par voie de presse, renvoyant à une communication sur le site internet de l’UE le 15 décembre 2025, qu’il avait été soumis à sanction.
Pas même une notification personnelle ne lui a été adressée. Les règles les plus élémentaires de l’Etat de droit et toutes les garanties de procédures lui ont été confisquées par les ministres de l’UE. Droit à une notification, droit de se faire entendre, droit de s’opposer, droit à un contrôle judiciaire de la décision. Tout ça a été passé à la poubelle. Cela se passe au XXIe siècle en Europe. Une réunion de simples ministres des affaires étrangères de l’UE peut condamner à la mort civile un citoyen sans même qu’il ne puisse se défendre et sans même que le parlement ne lève un cil. Tous ces gens, et l’on dit bien tous, se sont comportés, en toute connaissance de cause, comme des rois sous l’Ancien régime.
Et qu’a fait le ministre de la Justice en Suisse ? Il a ri.
Cette sanction, contraire à tous les traités de l’UE, contraire à la CEDH, a été prise par les ministres européens juste avant les fêtes et la fermeture des administrations et des tribunaux. La volonté de nuire crève ici les yeux. Mais ce qui effraie le plus, c’est la volonté délibérée et désormais actée de ces ministre européens de vouloir inquiéter tous ceux qui comme Jacques Baud voudraient contester le discours de l’UE. Une telle pratique porte un nom, c’est celui de la Terreur.
Le ministre français des Affaires étrangères, le socialiste macroniste Jean-Noël Barrot, principal instigateur de l’ajout du nom de Jacques Baud sur la liste des sanctions du 15 décembre, déclarant lui-même : « Zéro impunité pour les ingénieurs du chaos. » [2]
Zéro impunité ? Pour les ingénieurs du chaos ? Alors il vous faut bien comprendre ce que dit ce ministre. Demain vous pourrez tous être mis sous sanction si vous contestez le discours de l’UE sur la guerre. On vous exclura économiquement et on vous dépossédera de toutes vos ressources financières. Même si vous en êtes citoyen.
Vous voilà donc prévenus. C’est le retour de la Terreur avec en chef de file cette France socialiste qui a tellement l’habitude de confisquer les biens de ceux qui lui déplaisent.
Et que fait le Conseil fédéral ? Il rit. S’il vous fallait encore une preuve que le monde politique en Suisse n’a plus une conscience morale suffisante pour nous gouverner alors vous l’avez désormais sous les yeux.
C’est une honte, une véritable honte, et le silence assourdissant du reste de la classe politique en Suisse parle de lui-même.
Où sont les défenseurs patentés qui crient aux atteintes à la dignité humaine à longueur d’année ? On ne sait pas. Ils se taisent, ça ne leur rapporte rien.
LA DECISION CONTRE JACQUES BAUD RELEVE DE LA DICTATURE
Si l’on se penche sur la sanction prise contre Jacques Baud par le Conseil des ministres des affaires étrangères de l’UE (ci-après le Conseil) il ne faut guère de temps pour s’apercevoir qu’elle remplit tous les critères d’une décision prise dans une dictature.
Depuis longtemps l’on dit ici que l’UE n’est pas une démocratie, qu’elle ne fonctionne pas comme une démocratie, et cette décision le prouve aujourd’hui.
Lorsqu’on cherche rationnellement quel pouvait être le but de cette sanction prise contre Baud on n’y trouve qu’une volonté de limiter la liberté d’expression sur la guerre en Ukraine.
Sanctionner spécialement Jacques Baud ou le mettre sous bâillon n’avait à ce stade, en décembre 2025, strictement aucune autre utilité. (Voir ci-dessous « Le conseil fédéral soutient le discours de guerre de l’Union européenne »).
Les autorités européenne ont ici cherché à faire un exemple, à montrer à tous que remettre en cause la responsabilité de l’Ukraine ou de l’UE dans la guerre pouvait désormais être puni et vous attirer des ennuis. Le but recherché est clairement de faire taire. C’est le pur produit d’une pensée totalitaire.
Ce qui tient lieu d’acte d’accusation dans la décision (Règlement d’exécution (UE) 2025/2568 du Conseil du 15 décembre 2025) par ailleurs peu perspicace, le révèle de lui-même. [3]
Le libellé des actes reprochés à Jaques Baud (mention n. 57) de ladite décision est d’une vacuité si consternante qu’il peut en tous points être assimilé à un acte d’accusation fantoche. Un de ces actes de mascarade juridique que l’on retrouve typiquement dans les Etats qui ne respecte pas les droits humains et qui toujours violent le droit à la preuve de ceux qu’ils condamnent.
L’acte reproche à Baud d’être « régulièrement invité à des émissions de télévision et de radio pro-russes », il répond qu’il n’y a jamais donné suite, puis lui reproche de formuler « des théories du complot, en accusant par exemple l’Ukraine d’avoir orchestré sa propre invasion pour adhérer à l’OTAN. »
Et les auteurs de cette accusation en concluent aussitôt que Baud « agit (donc) comme porte-parole de la propagande pro-russe » et que « Par conséquent, (il) est responsable de mettre en œuvre ou de soutenir des actions ou des politiques imputables au gouvernement de la Fédération de Russie qui compromettent ou menacent la stabilité ou la sécurité d’un pays tiers (l’Ukraine) en recourant à la manipulation de l’information et à l’ingérence ». [3]
Avec un tel acte d’accusation vous pouvez mettre n’importe qui en prison. Tous ceux qu’il vous semblera bon de condamner.
Aux termes des éléments constitutifs présentés ici dans cet acte d’accusation fantoche, il vous suffira désormais de suggérer, même par hypothèse, que l’Ukraine pourrait aussi avoir une part de responsabilité dans cette guerre pour qu’aussitôt vous vous retrouviez déclaré coupable de menacer « la stabilité ou la sécurité d’un pays tiers (l’Ukraine) en recourant à la manipulation de l’information et à l’ingérence ».
Faut-il en dire plus ?
C’est un bâillonnement en bonne et due forme de la liberté d’expression et de la liberté d’opinion en Europe.
Il relève typiquement de l’Etat totalitaire et de la dictature.
Il a été pris par une majorité qualifiée de ministres des affaires étrangères d’Etats-membres de l’UE, donc par un exécutif et même pas à l’unanimité, et sans que le citoyen puisse savoir qui a voté quoi.
Et ça, ce n’est ni de la démocratie ni de l’Etat de droit.
Anthropologiquement nous sommes ici face au décret d’un exécutif qui cherche à mettre les gens au pas, qui cherche à leur faire peur, en leur donnant le signal de bien mesurer désormais les propos qu’ils tiendront en public et sur les réseaux sociaux.
C’est littéralement effrayant.
Les Suisses qui vont voter l’accord cadre destiné à les intégrer et à les ancrer encore plus dans l’UE (accord d’intégration à l’UE ) feraient donc bien d’y réfléchir à deux fois.
Parce que là c’est un choix entre la démocratie et la dictature.
S’y rajoute encore cet autre critère constant que l’on retrouve dans les Etats totalitaires et qui dans cette affaire a montré une incroyable collusion entre la presse et le pouvoir. Une entente et une connivence illégale entre pouvoir et presse qui est prouvée.
La décision de sanction contre Jacques Baud a été publiée au journal officiel de l’UE le 15 décembre 2025, sans qu’il ne soit mis au courant, mais la COREPER II, réunion des représentants (ambassadeurs) des Etats membres de l’UE, dont les assemblées ne sont pas publiques et qui prépare les décisions pour les ministres du Conseil, faisait fuiter la décision de sanction et l’a transmettait le 10 décembre déjà en toute illégalité à un journaliste de Radio Free Europe RFE. L’orchestration de la fuite saute aux yeux. Voir les preuves. [4]
Une telle fuite pour un tel document alors encore classifié aurait dû être attaquée comme une infraction grave commises par les ambassadeurs européens. Mais l’UE, elle, s’en moque. Trop habituée à violer ses propres lois en matière d’information. Son personnel trop habitué à se croire au-dessus de tout. Comme en Suisse d’ailleurs où des dispositions constitutionnelles sont confisquées par le parlement sans qu’il ne se passe strictement rien.
Le 13 décembre le journal suisse 24H reprenait l’information contre Baud et la diffusait en l’amplifiant, le16 la RTS dans l’émission radiophonique Forum le journaliste Mehmet Gultas ouvrait l’information en commençant par traiter d’emblée Jacques Baud « d’individu contestable ». [5]
Faut-il en dire plus ?
N.B.
Selon la NZZ du 17 janvier 2026, le département des affaires étrangères aurait mi-janvier réclamé auprès de l’UE le droit à un « procès équitable » pour Jacques Baud et « insisté sur l'importance du respect de la liberté d'expression ».
Alors autant le dire. C’est creux, c’est vide, ça ne mange pas de pain, c’est juste une manière de se couvrir alors que l’affaire est potentiellement en train de tourner à la débâcle, tant sont nombreuses les voix qui s’élèvent dans le monde et crient à l’atteinte à la liberté d’expression.
Cette demande tardive de respect du droit par le DFAE ne change strictement rien à la position d’un Conseil fédéral qui rit.
Elle ne change strictement rien à la position du chef du département de la Défense, le PDC Centriste, Martin Pfister, qui devant la conférence annuelle des éditeurs suisses du 8 janvier 2026 reprenait l’exact narratif de l’UE sur les « théories du complot » en provenance de Russie et qui sévissent selon lui également en Suisse.
Lesquelles Mr Pfister ? Où et quand ?
Pire, le ministre de la Défense allait jusqu’à instrumentaliser son propos en rajoutant que « La Russie diffuse principalement de la désinformation et de la propagande en Suisse, en affirmant notamment que la Suisse n'est plus neutre, plus démocratique et plus sûre. » [6]
La Suisse ne serait plus neutre, plus démocratique et plus sûre, Mr Pfister ? Et vous dites que ce n’est pas la vérité ?
Même lorsque votre parti le PDC-Centre confisque les voix de plus d’un million de citoyens sur l’immigration de masse depuis plus de dix ans ? Lorsqu’il fait mettre au garde-à-vous nos soldats devant le belligérant ukrainien ? Lorsqu’il tente depuis des années de masquer la montée de la violence criminelle dans notre pays ? Lorsqu’il manipule les institutions pour soustraire le vote sur l’accord cadre à la double majorité du peuple et des cantons ?
Le procédé est ignoble. Il s’agit d’une inversion complète de la réalité par laquelle le ministre de la Défense essaie de faire passer pour complotistes tous ceux qui dans notre pays demandent le respect de l’Etat de droit et de nos institutions.
C’est une totale inversion de la vérité par ceux qui gouvernent. Une attaque en règle contre notre démocratie.
C’est inacceptable. Inadmissible.
En matière de liberté d’expression et d’opinion on voit donc désormais où se trouve le vrai visage du Centre-PDC et des partis pro-UE. Et Martin Pfister ne pourra jamais dire que ses propos dépassaient ici sa pensée, il a une formation en histoire contemporaine et sait très bien ce qu’il raconte.
Il le sait d’autant mieux lorsqu’il laisse entendre que les discours qui critiquent la neutralité, la démocratie et la sécurité en Suisse devraient désormais être contrôlés et que « les éditeurs de médias suisses jouent un rôle crucial dans un tel contexte ». [Id.]
Il le sait d’autant mieux lorsqu’il souhaite « un système médiatique sain faisant partie intégrante de l’architecture de sécurité de la Suisse. » (Les médias dans le département de la défense ?)
Qui est-ce que vous voulez contrôler Mr Pfister ? Quelles discussions et quelles vérités voulez-vous pouvoir contrôler avec votre « architecture de sécurité » et de médias ?
Les pensées de nos concitoyens qui disent que la Suisse n’est plus neutre, plus démocratique, et que la sécurité n’y est plus assurée ?
Alors nous sommes des millions à le penser, Mr Pfister.
Le chef de notre défense est un propagandiste de l’UE. Il doit s’en aller. Il n’a plus aucun respect pour les valeurs fondamentales de pluralité démocratique de notre pays. Contrôler ce que pensent les citoyens ne fait pas partie de nos valeurs.
Le soutien total des partis pro-UE en Suisse (PLR, PDC, Verts et PS) au discours de censure de Bruxelles et à ses atteintes à la liberté d’expression ne souffre ici plus aucune discussion. Le discours de ces partis et de leurs représentants au Conseil fédéral est désormais strictement le même que celui de Bruxelles.
En font foi désormais les affirmations et les volontés de contrôle de Martin Pfister. On y trouve la même logique à vouloir maîtriser le citoyen par l’imposition de la seule vérité gouvernementale, fut-ce s’il le faut par la crainte et la manipulation des médias.
Les propos de Mr Pfister montrent que le citoyen helvétique doit désormais lui aussi commencer à se demander s’il doit avoir peur à propos de ce qu’il dit sur la neutralité, sur la démocratie et sur la sécurité dans notre pays. S’il peut encore vivre en Suisse sans risques face à l’Etat s’il soutient que la neutralité, la démocratie et la sécurité n’y sont plus assurées.
Ceci en rappelant que les sanctions par ostracisme académique, professionnel, social, subventionnel, y sont déjà monnaie courante depuis longtemps dans notre pays de la part des milieux politiques et institutionnels contre tous ceux qui osent s’opposer aux discours de l’UE et aux discours des pouvoirs favorables à l’UE.
Avec les propos du ministre de la Défense Martin Pfister sur l’information nous sommes désormais de plein pied dans l’Etat pré-totalitaire.
Ce qui représente par ailleurs, désormais, un autre motif clairement suffisant pour commencer à limiter les moyens financiers de la radio-télévision publique RTS (voir initiative 200.- ça suffit) et pour s’opposer à ces volontés clairement assumées d’instaurer une dictature de la pensée qui déjà traite « d’individu contestable » tous ceux qui s’opposent à la vérité gouvernementale.
LE CONSEIL FEDERAL SOUTIENT LE DISCOURS DE GUERRE DE L’UNION EUROPEENNE
Lorsqu’on veut la paix on commence par faire taire les armes, on commence par calmer le jeu.
Il ne fait aucun doute que certaines analyses et faits présentés par Jacques Baud ont fortement mis en lumière l’usage intensif et répété par les autorités et les médias de l’UE de pratiques qui relèvent de la propagande de guerre, du type « les Ukrainiens n’ont jamais rien fait ce sont les Russes les seuls responsables et ils sont eux seuls à l’origine du mal ». [7]
Désigner unilatéralement l’ennemi, le marteler avec force aux populations, ne fait en général pas partie des actes de ceux qui veulent la paix, mais toujours de ceux qui veulent la guerre.
Les analyses et les faits présentés par Mr Baud venaient donc contrarier des plans, mais ceux de qui ? C’est ça la bonne question. Et la poser c’est y répondre.
On ne voit pas en quoi la mise en lumière de faits qui montrent des responsabilités vraisemblament partagées dans cette guerre serait contraire à la voie de la paix. La responsabilité partagée est même souvent le motif que l’on utilise pour commencer à pacifier des parties et tenter de les réconcilier. Mais c’est Jacques Baud qui est bâillonné.
Alors que nous sommes soi-disant en plein processus de paix, des autorités soudain le bâillonnent. Mais pourquoi ? Dans quel but ? Quelle en était l’utilité ?
On ne nous fera jamais croire que si l’UE avait une véritable volonté de trouver la paix qu’elle avait à ce stade un quelconque intérêt à bâillonner brutalement du jour au lendemain Mr Baud. Pour quoi faire ? En quoi cela faisait-il avancer le processus de paix ? Si nous sommes dans un processus de paix tout ce qu’a dit Mr Baud n’avait alors strictement plus aucune importance.
Le constat s’impose alors de lui-même. Il y a dans l’UE des gens qui veulent continuer la guerre, qui veulent poursuivre la guerre contre la Russie.
Et si le Conseil de l’Union européenne a bâillonné Mr Baud c’est parce qu’il entend poursuivre sur cette voie-là.
Aucun élément ne montre en effet que les autorités européennes aient jamais vraiment cherché à pacifier la situation et à calmer le jeu. On a beau chercher dans tous leurs discours on ne sait pas où ils ont dit qu’ils cherchaient avant tout et premièrement à sauver des vies humaines. On ne sait pas où un homme politique s’est levé et a frappé avec force du poing sur la table et a dit « Maintenant ça suffit ! Il y a des hommes qui meurent ! ». Aucun élément ne montre que la principale préoccupation des politiques européens ait jamais été d’éviter, peu importe le prix, que des centaines de milliers d’hommes perdent la vie.
Et ça, nous nous y opposons.
LA LIGNE ROUGE EN SUISSE A ETE FRANCHIE
Notre pays était censé être neutre, il était censé être un de ces pays dans lequel on cherche et trouve les moyens de la paix. Et qu’a fait le Conseil fédéral lorsqu’un de ses citoyens a été mis au bâillon parce qu’il a trop remis en question le discours de guerre de l’UE ? Il a ri. Il a ri de son bâillon. Il a ri de la Terreur réclamée par le ministre français des affaires étrangères et ses coreligionnaires de l’UE.
Et qu’a fait notre ministre de la Défense ? Il a repris le discours de guerre de l’UE sur le contrôle de la liberté d’expression.
Si un jour le conflit russo-ukrainien devait dégénérer en conflit généralisé alors nous vous tiendrons tous pour responsables. Vous, Beat Jans, Martin Pfister, et le Conseil fédéral. Vous les journalistes et les politiciens pitoyables. Vous les partis pro-européens.
Nous vous tiendrons tous pour responsables. Parce qu’alors qu’un de nos concitoyens était au mépris de toutes les règles de l’Etat de droit emprisonné par un appareil de guerre vous avez ri et vous l’avez traité avec mépris.
Parce qu’alors que vous auriez pu élever le niveau des consciences morales en Europe en rappelant à l’UE les principes minimaux de l’Etat de droit, en lui rappelant les principes de la paix, en lui rappelant que des milliers de gens meurent, vous, vous vous êtes rangés du côté de la guerre, du côté de la Terreur et du non droit.
Vous devriez tous avoir honte.
Vous n’avez plus les capacités pour affronter l’importance des problèmes moraux qui se présentent à nous.
Vous n’avez plus aucun rapport avec les valeurs qui ont fondé notre nation.
Vous n’avez plus aucun rapport avec l’Etat de droit ni avec le respect de nos concitoyens.
Je pense que vous devez tous vous en aller.
Michel Piccand
P.S.
Le député UDC Jean-Luc Addor a déposé une interpellation sur cette sanction auprès du Conseil fédéral le 17 décembre 2025, soit voici plus d’un mois au moment d’écrire ces lignes [8]. Aucune réponse concrète n’y a été donnée à ce jour, le Conseil fédéral n’a entrepris aucune action concrète.
Bien que la privation du droit de librement disposer de son patrimoine à laquelle a été condamné Mr Baud ne soit pas au sens juridique strict une mort civile, soit une abolition de sa personnalité juridique, les effets de cette privation sont quasi identiques à ceux qu’entrainaient par le passé la mort civile.
Que reste-t-il en effet au XXIe siècle comme possibilités de vivre ce que permet l’existence lorsqu’on vous prive du droit total d’utiliser votre patrimoine ?
A peu près plus rien, vous devenez comme un homme civilement mort. Mr Baud voudrait-il par exemple conclure un contrat de mariage (exercice d’un droit civil) qu’il ne pourrait même pas en payer les émoluments puisqu’il ne peut plus disposer de son compte en banque. Il s’agit donc bien par ses effets de l’équivalent d’une mort civile.
Et l’on en mesure alors toute la gravité et l’atteinte qu’elle porte à la dignité humaine de Mr Baud et à ses droits les plus élémentaires. Il y est réduit à l’état de paria. C’est littéralement une horreur. Le droit humain n’y a plus aucune signification.
Et que fait le Conseil fédéral ? Rien. Que fait le ministre de la Justice ? Il rit. Que fait le ministre de la Défense ? Il soutient le discours de l’UE.
Qui a un minimum de conscience morale devrait se retourner dans son lit et ne pas arriver à dormir. Mais eux ils dorment sur leurs deux oreilles.
En psychologie clinique une telle attitude porte un nom, ça s’appelle de l’absence d’empathie, une incapacité fondamentale à se remettre en question lorsqu’un autre est victime d’une atteinte. C’est aujourd’hui l’exact niveau moral et psychologique de la majorité de ceux qui nous gouvernent en Suisse.
Dans l’accord-cadre avec l’UE le Conseil fédéral nous promet qu’il disposera de clauses de sauvegardes et qu’il défendra nos intérêts. Il ne montre déjà dans cette affaire aucune volonté politique pour affronter la situation et s’opposer aux dérives abominables de l’UE alors qu’un de nos concitoyens est retenu prisonnier illégalement à Bruxelles pour délit d’opinion et que des voix s’élèvent dans le monde entier pour protester. Demain lorsque nous aurons des problèmes avec l’UE ce sera exactement la même chose.
Il n’y a rien de pire en politique que des gens soumis à d’autres et qui n’ont qu’un sens moral très relatif qui varie au gré des circonstances.
NOTES
[1]
Le ministre socialiste de la Justice Beat Jans rit de la question sur le cas de Jacques Baud
https://weltwoche.ch/fr/daily/le-ministre-de-la-justice-beat-jans-rit-de-la-question-sur-le-cas-jacques-baud/
La réponse personnelle de Jacques Baud à ce mépris du Conseiller fédéral.
https://www.youtube.com/shorts/aq9JwMJvgNI
Les commentaires de Jacques Baud sur sa sanction par l’UE (spécialement min. 20’)
https://www.youtube.com/watch?v=qMS5kNFJlGE
Les propos de l’ancien ambassadeur Georges Martin qui dénonce cette sanction et l’existence d’un Etat profond (pro-otanien et pro-européen) au sein de l’administration fédérale en Suisse.
https://www.youtube.com/watch?v=9Y3o7DeswmQ
[2]
Le Soir. 07.01.2026. Abonnés.
https://www.lesoir.be/720922/article/2026-01-07/accuse-par-lue-detre-porte-parole-de-la-propagande-pro-russe-un-resident-belge
[3]
Règlement d’exécution (UE) 2025/2568 du Conseil du 15 décembre 2025.
https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=OJ:L_202502568
[4]
La réunion du COREPER II du 10 décembre a commencé à 09.00 heures du matin et contenait des dizaines d’autres objets de discussion, l’ordre du jour en fait foi. C’était une réunion fermée, les documents y étaient classifiés et l’accès à la presse prohibé, mais moins d’une heure plus tard le journaliste de RFE avait en mains le texte de la sanction et en connaissait tous les détails et publiait à 10h16 déjà un tweet sur X annonçant qu’un Suisse y figurait.
Comment cela est-il possible ? Comment ce journaliste a-t-il pu être informé aussi vite d’un document classifié ?
On le lui a passé aux toilettes ?
L’orchestration de la fuite par les ambassadeurs de l’UE est ici manifeste.
ORDRE DU JOUR DE LA REUNION DU COREPER DU 10 DECEMBRE 2025. 16280/5/25 REV 5 FR
Début de la réunion à 09.00 heures (Dans l’entête et les titres, p.1). Point concernant la décision de sanction traité au no 92, p.14.
https://data.consilium.europa.eu/doc/document/ST-16280-2025-REV-5/fr/pdf
ARTICLE RFE DU 10 DECEMBRE 2025
https://www.rferl.org/a/eu-blacklist-russia-sanctions-shadow-fleet/33619173.html
TWEET DU JOURNALISTE DE RFE LE 10 DECEMBRE 2025 A 10.16 H DU MATIN

https://x.com/RikardJozwiak/status/1998683193117925872
La rapidité de transmission du contenu de cette décision à un journaliste l’a été dans le cadre d’une réunion fermée à la presse. Il est ainsi évident que la fuite avait été orchestrée avant même que les ambassadeurs ne se réunissent, l’UE montrant ici la plus parfaite collusion entre pouvoir politique et médias. En relevant au passage que ledit journaliste privilégié fut auparavant officier de presse chez Amnesty International et spécialiste des droits humains. Ça ne s’invente pas.
[5]
RTS FORUM 16.12.2025
« Et on va maintenant parler d’un individu controversé », Mehmet Gultas.
https://www.rts.ch/play/tv/forum/video/lancien-colonel-suisse-jacques-baud-sanctionne-par-lue-pour-propagande-pro-russe-video?urn=urn:rts:video:095e67c4-b2a0-3582-868d-79caf717ffd8
[6]
Bundesrat Martin Pfister verurteilt russische Desinformation. Nau, 08.01.2025.
Le conseiller fédéral Martin Pfister condamne la désinformation russe.
https://www.nau.ch/politik/bundeshaus/bundesrat-martin-pfister-verurteilt-russische-desinformation-67082368
[7]
LES DIX PRINCIPES DE LA PROPAGANDE DE GUERRE
https://fr.wikipedia.org/wiki/Principes_%C3%A9l%C3%A9mentaires_de_propagande_de_guerre
[8]
Interpellation du député UDC Jean-Luc Addor au parlement
https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20254572
Interpellation du député UDC Grüter Franz au parlement
https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20254632