Drame de Crans-Montana. Un tragique fiasco informatique : « La procureure valaisanne osera-t-elle poursuivre le Canton ? », Blick, 10.2.26

Un tragique fiasco informatique : « La procureure valaisanne osera-t-elle poursuivre le Canton ? »

Article de Sebastian Babic, Blick, 10.02.2026

«La procureure valaisanne osera-t-elle poursuivre le Canton?»

Depuis ce week-end, on sait pourquoi le bar «Le Constellation» n’a pas été contrôlé pendant des années sur le plan de la sécurité incendie. Il ne s’agit pas d’un simple oubli local mais bien d’une débâcle informatique à l’échelle du canton!

Les autorités ont fait la sourde oreille à tous les avertissements, affirme l’ancien préposé cantonal à la protection des données et à la transparence Sébastien Fanti dans un entretien donné à Blick: «Je ne sais pas pourquoi le Canton n’a rien fait. Mon rapport a été présenté au parlement.»

Les faits lui donnent aujourd’hui raison. Après le renouvellement d’un logiciel important, des données ont été perdues et des contrôles ont été négligés. A l’origine de ce chaos: Jean*, l’informaticien qui gérait l’ancien système presque seul.

Selon les révélations de la «SonntagsZeitung», l’homme, en grande détresse psychologique, aurait commencé à faire chanter les autorités, menaçant de publier des données sensibles sur le dark web. Il a été arrêté en 2023 et interné en hôpital psychiatrique. Le logiciel a ensuite été désactivé, sans que les autorités n’aient accès aux données.

Conséquence particulièrement explosive: des écoles entières n’ont pas été contrôlées pendant des années, tout comme certains établissements publics à Crans-Montana.

Il devient de plus en plus clair que le Canton, qui a jusqu’à présent rejeté la responsabilité sur la commune, aurait pu – et peut-être même dû – intervenir dans les contrôles de sécurité incendie qui ont été négligés. Sébastien Fanti avait déjà enquêté sur les problèmes informatiques en 2022 et mis en garde avec insistance, insiste-t-il lors d’un entretien avec Blick: «En 2022, j’ai signalé que le Canton du Valais avait des problèmes avec le logiciel utilisé pour la sécurité incendie de certaines communes. Mais le Canton n’a rien fait. Je m’attendais à ce que les autorités prennent mes avertissements au sérieux.»

L’enquête actuelle pourrait avoir des répercussions pour le Canton, estime Sébastien Fanti: «Les autorités pourraient être tenues pour coresponsable du chaos, car elles ont confié les données à un tiers sans s’assurer de l’existence d’une copie de sauvegarde et sans effectuer les contrôles imposés par la loi aux sous-traitants. A cela s’ajoute le fait qu’il s’agit de données sensibles.»

Le chef de la sécurité du Canton

L’actuel chef de la sécurité du Canton du Valais est Stéphane Ganzer. Il a été élu en mars 2025. Au moment de la débâcle informatique, il ne faisait pas encore partie du gouvernement. Son prédécesseur est Frédéric Favre, qui était chef de la sécurité pendant la débâcle informatique. Il ne s’est pas encore exprimé sur les nouvelles révélations. Il occupe actuellement le poste de CEO de l’association «Jeux olympiques et paralympiques Switzerland 2038», raison pour laquelle il a renoncé à une nouvelle candidature au Conseil d’Etat.

De son côté, Sébastien Fanti a démissionné avec fracas de son poste de préposé à la protection des données et à la transparence en 2022 et travaille à nouveau comme avocat. Il représente actuellement des proches et des personnes concernées par l’incendie. Il déclare clairement: «Les familles que je représente demandent que cette affaire soit traitée de manière claire, rigoureuse et approfondie – c’est le moins que l’on puisse faire pour les victimes de Crans-Montana.»

Des manquements mis en lumière

Les problèmes informatiques des contrôles de sécurité incendie valaisans ont été évoqués vendredi dernier lors de l’audition de l’actuel chef de la sécurité de Crans-Montana. Selon lui, des informations décisives lui auraient fait défaut lors de son entrée en fonction au printemps 2024.

En effet, pendant des années, Jean, l’informaticien instable, a géré lui-même le logiciel de contrôle cantonal pour les pompiers, «VS-Fire». A la fin de l’année 2022, il a commencé à faire du chantage aux autorités. Selon le «Walliser Bote», le contrat pour le logiciel de l’Office cantonal du feu (OCF) aurait été résilié à l’époque. Il a exigé 100’000 francs et a menacé de publier des données sensibles sur le Darknet. Début 2023, l’homme a été placé en détention provisoire, mais il a ensuite été acquitté pour cause de folie et interné dans un hôpital psychiatrique. Le logiciel a été mis hors service.

Suffisamment de personnel dans la commune?

De nombreuses données ont ainsi disparu, auxquelles les autorités n’ont pas eu accès depuis. Cela a entraîné des problèmes qui ont apparemment été longtemps ignorés, y compris par le président de la commune Nicolas Féraud qui, selon le chef de la sécurité, était au courant des problèmes. Comme ce chef de la sécurité devait reconstruire manuellement les contrôles, il aurait demandé à la commune de lui fournir plus de postes, mais ceux-ci lui auraient été refusés, bien que le problème soit suffisamment connu.

Une inaction dangereuse

A Crans-Montana, les effets de cette dangereuse inertie sont bien réels. Plusieurs écoles n’ont pas été contrôlées pendant des années. On cite entre autres l’Ecole de Corin, l’Ecole Montana-Village et le Centre Scolaire intercommunal.

Les premières conséquences de la nuit de l’incendie ont déjà été tirées. Le Grand Hôtel du Golf et Palace à Crans-Montana a été fermé en pleine saison haute en raison de graves manquements.

Selon l’avocat Sébastien Fanti, ce n’est qu’un début. Du moins pour les autorités cantonales qui ont jusqu’à présent toujours souligné que la responsabilité de la protection contre les incendies en Valais incombait exclusivement aux communes: «Au vu des nouvelles informations, le Canton doit se préparer à répondre à des questions très délicates.» Selon lui, le Canton «ne sortira pas indemne de cette catastrophe informatique». L’avocat déclare: «Il sera difficile d’affirmer qu’il n’avait pas connaissance des lacunes dans les contrôles de sécurité incendie.»

Mais il émet aussi un doute, plus discret, sur la volonté réelle d’aller jusqu’au bout au Valais: «Je me demande si la procureure Béatrice Pilloud osera poursuivre et accuser le Canton – ou plus exactement les personnes responsables au sein des autorités cantonales – pour cette débâcle informatique.»

*Prénom d'emprunt

 

Affaire Jacques Baud. Le Conseil fédéral doit démissionner. Il soutient le discours de guerre de l’Union européenne

Depuis des années nous expliquons ici que les autorités politiques en Suisse ne défendent plus les citoyens, que les politiciens dans ce pays n’ont plus une conscience morale suffisante pour défendre les intérêts de notre peuple et de notre démocratie.

Alors que dire lorsque le ministre de la Justice, le socialiste Beat Jans, éclate de rire lorsqu’un journaliste lui demande ce qu’il est en train de faire pour assurer la défense de Jacques Baud, citoyen suisse qui a été sanctionné par le Conseil de l’Union européenne et l’a condamné à une mort civile. [1]

La sanction prise contre Mr Baud, qui réside à Bruxelles, a entrainé le gel complet de ses ressources économiques, l’impossibilité d’utiliser sa carte bancaire et son argent liquide. Cette sanction, puisque Mr Baud ne peut plus rien payer, a entrainé pour lui une impossibilité de circuler, de voyager, d’acheter de quoi s’alimenter ou même de régler ses factures. Les ministres européens ont dressé autour de lui les murs d’une prison économique, une prison aux barreaux invisibles qui ne dit pas son nom.

Ça se passe au XXIe siècle dans l’Union européenne.

Le ministre de la Justice, Beat Jans, et l’entier du Conseil fédéral, ne pouvaient ignorer que dans cette affaire tous les principes de procédures et les droits les plus fondamentaux ont été bafoués par les politiciens de l’UE. A ce niveau gouvernemental on ne peut en effet ignorer les fondements de l’Etat de droit. Ou alors il faut changer de métier.

Jacques Baud, ancien colonel de l’armée suisse, spécialiste stratégique à la retraite, mène maintenant depuis plusieurs années une entreprise de réinformation sur les conflits en cours et notamment sur la guerre en Ukraine. On peut être d’accord ou non avec ses analyses et là n’est pas la question. Ce qui est en jeu c’est la liberté de parole et le respect de la dignité humaine.

Mr Baud a appris par voie de presse, renvoyant à une communication sur le site internet de l’UE le 15 décembre 2025, qu’il avait été soumis à sanction.

Pas même une notification personnelle ne lui a été adressée. Les règles les plus élémentaires de l’Etat de droit et toutes les garanties de procédures lui ont été confisquées par les ministres de l’UE. Droit à une notification, droit de se faire entendre, droit de s’opposer, droit à un contrôle judiciaire de la décision. Tout ça a été passé à la poubelle. Cela se passe au XXIe siècle en Europe. Une réunion de simples ministres des affaires étrangères de l’UE peut condamner à la mort civile un citoyen sans même qu’il ne puisse se défendre et sans même que le parlement ne lève un cil. Tous ces gens, et l’on dit bien tous, se sont comportés, en toute connaissance de cause, comme des rois sous l’Ancien régime.

Et qu’a fait le ministre de la Justice en Suisse ? Il a ri.

Cette sanction, contraire à tous les traités de l’UE, contraire à la CEDH, a été prise par les ministres européens juste avant les fêtes et la fermeture des administrations et des tribunaux. La volonté de nuire crève ici les yeux. Mais ce qui effraie le plus, c’est la volonté délibérée et désormais actée de ces ministre européens de vouloir inquiéter tous ceux qui comme Jacques Baud voudraient contester le discours de l’UE. Une telle pratique porte un nom, c’est celui de la Terreur.

Le ministre français des Affaires étrangères, le socialiste macroniste Jean-Noël Barrot, principal instigateur de l’ajout du nom de Jacques Baud sur la liste des sanctions du 15 décembre, déclarant lui-même : « Zéro impunité pour les ingénieurs du chaos. » [2]

Zéro impunité ? Pour les ingénieurs du chaos ? Alors il vous faut bien comprendre ce que dit ce ministre. Demain vous pourrez tous être mis sous sanction si vous contestez le discours de l’UE sur la guerre. On vous exclura économiquement et on vous dépossédera de toutes vos ressources financières. Même si vous en êtes citoyen.

Vous voilà donc prévenus. C’est le retour de la Terreur avec en chef de file cette France socialiste qui a tellement l’habitude de confisquer les biens de ceux qui lui déplaisent.

Et que fait le Conseil fédéral ? Il rit. S’il vous fallait encore une preuve que le monde politique en Suisse n’a plus une conscience morale suffisante pour nous gouverner alors vous l’avez désormais sous les yeux.

C’est une honte, une véritable honte, et le silence assourdissant du reste de la classe politique en Suisse parle de lui-même.

Où sont les défenseurs patentés qui crient aux atteintes à la dignité humaine à longueur d’année ? On ne sait pas. Ils se taisent, ça ne leur rapporte rien.

LA DECISION CONTRE JACQUES BAUD RELEVE DE LA DICTATURE

Si l’on se penche sur la sanction prise contre Jacques Baud par le Conseil des ministres des affaires étrangères de l’UE (ci-après le Conseil) il ne faut guère de temps pour s’apercevoir qu’elle remplit tous les critères d’une décision prise dans une dictature.

Depuis longtemps l’on dit ici que l’UE n’est pas une démocratie, qu’elle ne fonctionne pas comme une démocratie, et cette décision le prouve aujourd’hui.

Lorsqu’on cherche rationnellement quel pouvait être le but de cette sanction prise contre Baud on n’y trouve qu’une volonté de limiter la liberté d’expression sur la guerre en Ukraine.

Sanctionner spécialement Jacques Baud ou le mettre sous bâillon n’avait à ce stade, en décembre 2025, strictement aucune autre utilité. (Voir ci-dessous « Le conseil fédéral soutient le discours de guerre de l’Union européenne »).

Les autorités européenne ont ici cherché à faire un exemple, à montrer à tous que remettre en cause la responsabilité de l’Ukraine ou de l’UE dans la guerre pouvait désormais être puni et vous attirer des ennuis. Le but recherché est clairement de faire taire. C’est le pur produit d’une pensée totalitaire.

Ce qui tient lieu d’acte d’accusation dans la décision (Règlement d’exécution (UE) 2025/2568 du Conseil du 15 décembre 2025) par ailleurs peu perspicace, le révèle de lui-même. [3]

Le libellé des actes reprochés à Jaques Baud (mention n. 57) de ladite décision est d’une vacuité si consternante qu’il peut en tous points être assimilé à un acte d’accusation fantoche. Un de ces actes de mascarade juridique que l’on retrouve typiquement dans les Etats qui ne respecte pas les droits humains et qui toujours violent le droit à la preuve de ceux qu’ils condamnent.

L’acte reproche à Baud d’être « régulièrement invité à des émissions de télévision et de radio pro-russes », il répond qu’il n’y a jamais donné suite, puis lui reproche de formuler « des théories du complot, en accusant par exemple l’Ukraine d’avoir orchestré sa propre invasion pour adhérer à l’OTAN. »

Et les auteurs de cette accusation en concluent aussitôt que Baud « agit (donc) comme porte-parole de la propagande pro-russe » et que « Par conséquent, (il) est responsable de mettre en œuvre ou de soutenir des actions ou des politiques imputables au gouvernement de la Fédération de Russie qui compromettent ou menacent la stabilité ou la sécurité d’un pays tiers (l’Ukraine) en recourant à la manipulation de l’information et à l’ingérence ». [3]

Avec un tel acte d’accusation vous pouvez mettre n’importe qui en prison. Tous ceux qu’il vous semblera bon de condamner.

Aux termes des éléments constitutifs présentés ici dans cet acte d’accusation fantoche, il vous suffira désormais de suggérer, même par hypothèse, que l’Ukraine pourrait aussi avoir une part de responsabilité dans cette guerre pour qu’aussitôt vous vous retrouviez déclaré coupable de menacer « la stabilité ou la sécurité d’un pays tiers (l’Ukraine) en recourant à la manipulation de l’information et à l’ingérence ».

Faut-il en dire plus ?

C’est un bâillonnement en bonne et due forme de la liberté d’expression et de la liberté d’opinion en Europe.

Il relève typiquement de l’Etat totalitaire et de la dictature.

Il a été pris par une majorité qualifiée de ministres des affaires étrangères d’Etats-membres de l’UE, donc par un exécutif et même pas à l’unanimité, et sans que le citoyen puisse savoir qui a voté quoi.

Et ça, ce n’est ni de la démocratie ni de l’Etat de droit.

Anthropologiquement nous sommes ici face au décret d’un exécutif qui cherche à mettre les gens au pas, qui cherche à leur faire peur, en leur donnant le signal de bien mesurer désormais les propos qu’ils tiendront en public et sur les réseaux sociaux.

C’est littéralement effrayant.

Les Suisses qui vont voter l’accord cadre destiné à les intégrer et à les ancrer encore plus dans l’UE (accord d’intégration à l’UE ) feraient donc bien d’y réfléchir à deux fois.

Parce que là c’est un choix entre la démocratie et la dictature.

S’y rajoute encore cet autre critère constant que l’on retrouve dans les Etats totalitaires et qui dans cette affaire a montré une incroyable collusion entre la presse et le pouvoir. Une entente et une connivence illégale entre pouvoir et presse qui est prouvée.

La décision de sanction contre Jacques Baud a été publiée au journal officiel de l’UE le 15 décembre 2025, sans qu’il ne soit mis au courant, mais la COREPER II, réunion des représentants (ambassadeurs) des Etats membres de l’UE, dont les assemblées ne sont pas publiques et qui prépare les décisions pour les ministres du Conseil, faisait fuiter la décision de sanction et l’a transmettait le 10 décembre déjà en toute illégalité à un journaliste de Radio Free Europe RFE. L’orchestration de la fuite saute aux yeux. Voir les preuves. [4]

Une telle fuite pour un tel document alors encore classifié aurait dû être attaquée comme une infraction grave commises par les ambassadeurs européens. Mais l’UE, elle, s’en moque. Trop habituée à violer ses propres lois en matière d’information. Son personnel trop habitué à se croire au-dessus de tout. Comme en Suisse d’ailleurs où des dispositions constitutionnelles sont confisquées par le parlement sans qu’il ne se passe strictement rien.

Le 13 décembre le journal suisse 24H reprenait l’information contre Baud et la diffusait en l’amplifiant, le16 la RTS dans l’émission radiophonique Forum le journaliste Mehmet Gultas ouvrait l’information en commençant par traiter d’emblée Jacques Baud « d’individu contestable ». [5]

Faut-il en dire plus ?

N.B.

Selon la NZZ du 17 janvier 2026, le département des affaires étrangères aurait mi-janvier réclamé auprès de l’UE le droit à un « procès équitable » pour Jacques Baud et « insisté sur l'importance du respect de la liberté d'expression ».

Alors autant le dire. C’est creux, c’est vide, ça ne mange pas de pain, c’est juste une manière de se couvrir alors que l’affaire est potentiellement en train de tourner à la débâcle, tant sont nombreuses les voix qui s’élèvent dans le monde et crient à l’atteinte à la liberté d’expression.

Cette demande tardive de respect du droit par le DFAE ne change strictement rien à la position d’un Conseil fédéral qui rit.

Elle ne change strictement rien à la position du chef du département de la Défense, le PDC Centriste, Martin Pfister, qui devant la conférence annuelle des éditeurs suisses du 8 janvier 2026 reprenait l’exact narratif de l’UE sur les « théories du complot » en provenance de Russie et qui sévissent selon lui également en Suisse.

Lesquelles Mr Pfister ? Où et quand ?

Pire, le ministre de la Défense allait jusqu’à instrumentaliser son propos en rajoutant que « La Russie diffuse principalement de la désinformation et de la propagande en Suisse, en affirmant notamment que la Suisse n'est plus neutre, plus démocratique et plus sûre. » [6]

La Suisse ne serait plus neutre, plus démocratique et plus sûre, Mr Pfister ? Et vous dites que ce n’est pas la vérité ?

Même lorsque votre parti le PDC-Centre confisque les voix de plus d’un million de citoyens sur l’immigration de masse depuis plus de dix ans ? Lorsqu’il fait mettre au garde-à-vous nos soldats devant le belligérant ukrainien ? Lorsqu’il tente depuis des années de masquer la montée de la violence criminelle dans notre pays ? Lorsqu’il manipule les institutions pour soustraire le vote sur l’accord cadre à la double majorité du peuple et des cantons ?

Le procédé est ignoble. Il s’agit d’une inversion complète de la réalité par laquelle le ministre de la Défense essaie de faire passer pour complotistes tous ceux qui dans notre pays demandent le respect de l’Etat de droit et de nos institutions.

C’est une totale inversion de la vérité par ceux qui gouvernent. Une attaque en règle contre notre démocratie.

C’est inacceptable. Inadmissible.

En matière de liberté d’expression et d’opinion on voit donc désormais où se trouve le vrai visage du Centre-PDC et des partis pro-UE. Et Martin Pfister ne pourra jamais dire que ses propos dépassaient ici sa pensée, il a une formation en histoire contemporaine et sait très bien ce qu’il raconte.

Il le sait d’autant mieux lorsqu’il laisse entendre que les discours qui critiquent la neutralité, la démocratie et la sécurité en Suisse devraient désormais être contrôlés et que « les éditeurs de médias suisses jouent un rôle crucial dans un tel contexte ». [Id.]

Il le sait d’autant mieux lorsqu’il souhaite « un système médiatique sain faisant partie intégrante de l’architecture de sécurité de la Suisse. » (Les médias dans le département de la défense ?)

Qui est-ce que vous voulez contrôler Mr Pfister ? Quelles discussions et quelles vérités voulez-vous pouvoir contrôler avec votre « architecture de sécurité » et de médias ?

Les pensées de nos concitoyens qui disent que la Suisse n’est plus neutre, plus démocratique, et que la sécurité n’y est plus assurée ?

Alors nous sommes des millions à le penser, Mr Pfister.

Le chef de notre défense est un propagandiste de l’UE. Il doit s’en aller. Il n’a plus aucun respect pour les valeurs fondamentales de pluralité démocratique de notre pays. Contrôler ce que pensent les citoyens ne fait pas partie de nos valeurs.

Le soutien total des partis pro-UE en Suisse (PLR, PDC, Verts et PS) au discours de censure de Bruxelles et à ses atteintes à la liberté d’expression ne souffre ici plus aucune discussion. Le discours de ces partis et de leurs représentants au Conseil fédéral est désormais strictement le même que celui de Bruxelles.

En font foi désormais les affirmations et les volontés de contrôle de Martin Pfister. On y trouve la même logique à vouloir maîtriser le citoyen par l’imposition de la seule vérité gouvernementale, fut-ce s’il le faut par la crainte et la manipulation des médias.

Les propos de Mr Pfister montrent que le citoyen helvétique doit désormais lui aussi commencer à se demander s’il doit avoir peur à propos de ce qu’il dit sur la neutralité, sur la démocratie et sur la sécurité dans notre pays. S’il peut encore vivre en Suisse sans risques face à l’Etat s’il soutient que la neutralité, la démocratie et la sécurité n’y sont plus assurées.

Ceci en rappelant que les sanctions par ostracisme académique, professionnel, social, subventionnel, y sont déjà monnaie courante depuis longtemps dans notre pays de la part des milieux politiques et institutionnels contre tous ceux qui osent s’opposer aux discours de l’UE et aux discours des pouvoirs favorables à l’UE.

Avec les propos du ministre de la Défense Martin Pfister sur l’information nous sommes désormais de plein pied dans l’Etat pré-totalitaire.

Ce qui représente par ailleurs, désormais, un autre motif clairement suffisant pour commencer à limiter les moyens financiers de la radio-télévision publique RTS (voir initiative 200.- ça suffit) et pour s’opposer à ces volontés clairement assumées d’instaurer une dictature de la pensée qui déjà traite « d’individu contestable » tous ceux qui s’opposent à la vérité gouvernementale.

LE CONSEIL FEDERAL SOUTIENT LE DISCOURS DE GUERRE DE L’UNION EUROPEENNE

Lorsqu’on veut la paix on commence par faire taire les armes, on commence par calmer le jeu.

Il ne fait aucun doute que certaines analyses et faits présentés par Jacques Baud ont fortement mis en lumière l’usage intensif et répété par les autorités et les médias de l’UE de pratiques qui relèvent de la propagande de guerre, du type « les Ukrainiens n’ont jamais rien fait ce sont les Russes les seuls responsables et ils sont eux seuls à l’origine du mal ». [7]

Désigner unilatéralement l’ennemi, le marteler avec force aux populations, ne fait en général pas partie des actes de ceux qui veulent la paix, mais toujours de ceux qui veulent la guerre.

Les analyses et les faits présentés par Mr Baud venaient donc contrarier des plans, mais ceux de qui ? C’est ça la bonne question. Et la poser c’est y répondre.

On ne voit pas en quoi la mise en lumière de faits qui montrent des responsabilités vraisemblament partagées dans cette guerre serait contraire à la voie de la paix. La responsabilité partagée est même souvent le motif que l’on utilise pour commencer à pacifier des parties et tenter de les réconcilier. Mais c’est Jacques Baud qui est bâillonné.

Alors que nous sommes soi-disant en plein processus de paix, des autorités soudain le bâillonnent. Mais pourquoi ? Dans quel but ? Quelle en était l’utilité ?

On ne nous fera jamais croire que si l’UE avait une véritable volonté de trouver la paix qu’elle avait à ce stade un quelconque intérêt à bâillonner brutalement du jour au lendemain Mr Baud. Pour quoi faire ? En quoi cela faisait-il avancer le processus de paix ? Si nous sommes dans un processus de paix tout ce qu’a dit Mr Baud n’avait alors strictement plus aucune importance.

Le constat s’impose alors de lui-même. Il y a dans l’UE des gens qui veulent continuer la guerre, qui veulent poursuivre la guerre contre la Russie.

Et si le Conseil de l’Union européenne a bâillonné Mr Baud c’est parce qu’il entend poursuivre sur cette voie-là.

Aucun élément ne montre en effet que les autorités européennes aient jamais vraiment cherché à pacifier la situation et à calmer le jeu. On a beau chercher dans tous leurs discours on ne sait pas où ils ont dit qu’ils cherchaient avant tout et premièrement à sauver des vies humaines. On ne sait pas où un homme politique s’est levé et a frappé avec force du poing sur la table et a dit « Maintenant ça suffit ! Il y a des hommes qui meurent ! ». Aucun élément ne montre que la principale préoccupation des politiques européens ait jamais été d’éviter, peu importe le prix, que des centaines de milliers d’hommes perdent la vie.

Et ça, nous nous y opposons.

LA LIGNE ROUGE EN SUISSE A ETE FRANCHIE

Notre pays était censé être neutre, il était censé être un de ces pays dans lequel on cherche et trouve les moyens de la paix. Et qu’a fait le Conseil fédéral lorsqu’un de ses citoyens a été mis au bâillon parce qu’il a trop remis en question le discours de guerre de l’UE ? Il a ri. Il a ri de son bâillon. Il a ri de la Terreur réclamée par le ministre français des affaires étrangères et ses coreligionnaires de l’UE.

Et qu’a fait notre ministre de la Défense ? Il a repris le discours de guerre de l’UE sur le contrôle de la liberté d’expression.

Si un jour le conflit russo-ukrainien devait dégénérer en conflit généralisé alors nous vous tiendrons tous pour responsables. Vous, Beat Jans, Martin Pfister, et le Conseil fédéral. Vous les journalistes et les politiciens pitoyables. Vous les partis pro-européens.

Nous vous tiendrons tous pour responsables. Parce qu’alors qu’un de nos concitoyens était au mépris de toutes les règles de l’Etat de droit emprisonné par un appareil de guerre vous avez ri et vous l’avez traité avec mépris.

Parce qu’alors que vous auriez pu élever le niveau des consciences morales en Europe en rappelant à l’UE les principes minimaux de l’Etat de droit, en lui rappelant les principes de la paix, en lui rappelant que des milliers de gens meurent, vous, vous vous êtes rangés du côté de la guerre, du côté de la Terreur et du non droit.

Vous devriez tous avoir honte.

Vous n’avez plus les capacités pour affronter l’importance des problèmes moraux qui se présentent à nous.

Vous n’avez plus aucun rapport avec les valeurs qui ont fondé notre nation.

Vous n’avez plus aucun rapport avec l’Etat de droit ni avec le respect de nos concitoyens.

Je pense que vous devez tous vous en aller.

Michel Piccand

P.S.

Le député UDC Jean-Luc Addor a déposé une interpellation sur cette sanction auprès du Conseil fédéral le 17 décembre 2025, soit voici plus d’un mois au moment d’écrire ces lignes [8]. Aucune réponse concrète n’y a été donnée à ce jour, le Conseil fédéral n’a entrepris aucune action concrète.

Bien que la privation du droit de librement disposer de son patrimoine à laquelle a été condamné Mr Baud ne soit pas au sens juridique strict une mort civile, soit une abolition de sa personnalité juridique, les effets de cette privation sont quasi identiques à ceux qu’entrainaient par le passé la mort civile.

Que reste-t-il en effet au XXIe siècle comme possibilités de vivre ce que permet l’existence lorsqu’on vous prive du droit total d’utiliser votre patrimoine ?

A peu près plus rien, vous devenez comme un homme civilement mort. Mr Baud voudrait-il par exemple conclure un contrat de mariage (exercice d’un droit civil) qu’il ne pourrait même pas en payer les émoluments puisqu’il ne peut plus disposer de son compte en banque. Il s’agit donc bien par ses effets de l’équivalent d’une mort civile.

Et l’on en mesure alors toute la gravité et l’atteinte qu’elle porte à la dignité humaine de Mr Baud et à ses droits les plus élémentaires. Il y est réduit à l’état de paria. C’est littéralement une horreur. Le droit humain n’y a plus aucune signification.

Et que fait le Conseil fédéral ? Rien. Que fait le ministre de la Justice ? Il rit. Que fait le ministre de la Défense ? Il soutient le discours de l’UE.

Qui a un minimum de conscience morale devrait se retourner dans son lit et ne pas arriver à dormir. Mais eux ils dorment sur leurs deux oreilles.

En psychologie clinique une telle attitude porte un nom, ça s’appelle de l’absence d’empathie, une incapacité fondamentale à se remettre en question lorsqu’un autre est victime d’une atteinte. C’est aujourd’hui l’exact niveau moral et psychologique de la majorité de ceux qui nous gouvernent en Suisse.

Dans l’accord-cadre avec l’UE le Conseil fédéral nous promet qu’il disposera de clauses de sauvegardes et qu’il défendra nos intérêts. Il ne montre déjà dans cette affaire aucune volonté politique pour affronter la situation et s’opposer aux dérives abominables de l’UE alors qu’un de nos concitoyens est retenu prisonnier illégalement à Bruxelles pour délit d’opinion et que des voix s’élèvent dans le monde entier pour protester. Demain lorsque nous aurons des problèmes avec l’UE ce sera exactement la même chose.

Il n’y a rien de pire en politique que des gens soumis à d’autres et qui n’ont qu’un sens moral très relatif qui varie au gré des circonstances.

NOTES

[1]

Le ministre socialiste de la Justice Beat Jans rit de la question sur le cas de Jacques Baud

https://weltwoche.ch/fr/daily/le-ministre-de-la-justice-beat-jans-rit-de-la-question-sur-le-cas-jacques-baud/

La réponse personnelle de Jacques Baud à ce mépris du Conseiller fédéral.

https://www.youtube.com/shorts/aq9JwMJvgNI

Les commentaires de Jacques Baud sur sa sanction par l’UE (spécialement min. 20’)

https://www.youtube.com/watch?v=qMS5kNFJlGE

Les propos de l’ancien ambassadeur Georges Martin qui dénonce cette sanction et l’existence d’un Etat profond (pro-otanien et pro-européen) au sein de l’administration fédérale en Suisse.

https://www.youtube.com/watch?v=9Y3o7DeswmQ

[2]

Le Soir. 07.01.2026. Abonnés.

https://www.lesoir.be/720922/article/2026-01-07/accuse-par-lue-detre-porte-parole-de-la-propagande-pro-russe-un-resident-belge

[3]

Règlement d’exécution (UE) 2025/2568 du Conseil du 15 décembre 2025.

https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=OJ:L_202502568

[4]

La réunion du COREPER II du 10 décembre a commencé à 09.00 heures du matin et contenait des dizaines d’autres objets de discussion, l’ordre du jour en fait foi. C’était une réunion fermée, les documents y étaient classifiés et l’accès à la presse prohibé, mais moins d’une heure plus tard le journaliste de RFE avait en mains le texte de la sanction et en connaissait tous les détails et publiait à 10h16 déjà un tweet sur X annonçant qu’un Suisse y figurait.

Comment cela est-il possible ? Comment ce journaliste a-t-il pu être informé aussi vite d’un document classifié ?

On le lui a passé aux toilettes ?

L’orchestration de la fuite par les ambassadeurs de l’UE est ici manifeste.

ORDRE DU JOUR DE LA REUNION DU COREPER DU 10 DECEMBRE 2025. 16280/5/25 REV 5 FR

Début de la réunion à 09.00 heures (Dans l’entête et les titres, p.1). Point concernant la décision de sanction traité au no 92, p.14.

https://data.consilium.europa.eu/doc/document/ST-16280-2025-REV-5/fr/pdf

ARTICLE RFE DU 10 DECEMBRE 2025

https://www.rferl.org/a/eu-blacklist-russia-sanctions-shadow-fleet/33619173.html

TWEET DU JOURNALISTE DE RFE LE 10 DECEMBRE 2025 A 10.16 H DU MATIN

https://x.com/RikardJozwiak/status/1998683193117925872

La rapidité de transmission du contenu de cette décision à un journaliste l’a été dans le cadre d’une réunion fermée à la presse. Il est ainsi évident que la fuite avait été orchestrée avant même que les ambassadeurs ne se réunissent, l’UE montrant ici la plus parfaite collusion entre pouvoir politique et médias. En relevant au passage que ledit journaliste privilégié fut auparavant officier de presse chez Amnesty International et spécialiste des droits humains. Ça ne s’invente pas.

[5]

RTS FORUM 16.12.2025

« Et on va maintenant parler d’un individu controversé », Mehmet Gultas.

https://www.rts.ch/play/tv/forum/video/lancien-colonel-suisse-jacques-baud-sanctionne-par-lue-pour-propagande-pro-russe-video?urn=urn:rts:video:095e67c4-b2a0-3582-868d-79caf717ffd8

[6]

Bundesrat Martin Pfister verurteilt russische Desinformation. Nau, 08.01.2025.

Le conseiller fédéral Martin Pfister condamne la désinformation russe.

https://www.nau.ch/politik/bundeshaus/bundesrat-martin-pfister-verurteilt-russische-desinformation-67082368

[7]

LES DIX PRINCIPES DE LA PROPAGANDE DE GUERRE

https://fr.wikipedia.org/wiki/Principes_%C3%A9l%C3%A9mentaires_de_propagande_de_guerre

[8]

Interpellation du député UDC Jean-Luc Addor au parlement

https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20254572

Interpellation du député UDC Grüter Franz au parlement

https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20254632

Le groupe violent d’extrême-gauche « La Jeune Garde », cofondé par le député LFI Raphaël Arnault, conteste sa dissolution devant le Conseil d’État

 

Cofondée en 2018 à Lyon par Raphaël Arnault, devenu en 2024 député insoumis, la Jeune Garde a été créée en réaction aux mouvements d’ultradroite lyonnaise.

[…]

En avril dernier, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau (LR) a lancé la procédure de dissolution du groupuscule d’ultragauche accusant plusieurs de ses membres de violences. À la suite d’une procédure contradictoire, la dissolution a été actée en conseil des ministres le 12 juin 2025.

[…]

La Jeune Garde contestera sa dissolution devant la section du contentieux du Conseil d’État ce mercredi 11 février après-midi.

Le Progrès

 

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La France rétrograde à la 27e place au classement international de l’indice de perception de la corruption, son plus bas niveau depuis la mise en place de cet indice en 1995

 

L’ONG Transparency International France a publié, ce mardi, son classement mondial sur la perception de la corruption. La France tombe à la 27e place, son plus bas niveau depuis la mise en place de cet indice, en 1995, avec un score de 66 sur 100. Elle est devancée par les Seychelles ou les Émirats arabes unis, loin derrière le Danemark, la Finlande et Singapour, en tête du palmarès. A la suite de cette publication, Florent Clouet, le délégué général l’ONG Transparency International France, s’inquiète auprès de 20 Minutes d’une « alerte démocratique importante ».

Comment analysez-vous le score obtenu par la France dans ce classement ?

La France chute à la 27e place au niveau international, avec un score de 66 sur 100. Cette rétrogradation est à la fois inédite et la plus mauvaise place jamais atteinte. C’est inquiétant car c’est la quatrième année consécutive que la France recule dans ce classement. C’est une alerte démocratique importante.

Pourquoi qualifier ce recul d’« alerte démocratique » ?

Car l’absence de réponse à la dégradation de la perception de la corruption peut conduire à deux choses. Cela peut d’abord être la résignation avec une abstention qui augmente, une acceptation de la collusion entre les pouvoirs économiques et politiques. La deuxième possibilité, c’est la colère sociale qui alimente des discours de forces politiques illibérales. Et à la fin, c’est toujours la démocratie qui trinque.  […]

Enfin, il y a un manque de territorialisation de la politique publique car il y a un plus grand risque de corruption au niveau local ou territorial. Le dispositif anticorruption est inadapté à la lutte contre la corruption de basse intensité, celle qui passe en dessous des radars.

20 minutes (Article intégral)

 

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Brest (29) : elle fait un enfant avec un clandestin pour qu’il obtienne des papiers, il tente de la tuer

 

La cour d’assises du Finistère, à Quimper, juge depuis lundi un homme accusé d’avoir tenté de tuer son ex-compagne en lui portant neuf coups de couteau. Ce mardi, la jeune femme, aujourd’hui âgée de 23 ans, a livré un témoignage détaillé sur plusieurs années de violences, d’emprise et de menaces, qualifiées par les experts de « cas d’école ».

Les faits remontent au 18 juin 2023. Mohammed Haddou, 32 ans, est entré par effraction dans le pavillon de son ancienne compagne à Brest et l’a frappée de neuf coups de couteau, notamment à la gorge, au ventre et dans le dos, sous les yeux de leur fils âgé de trois ans. La victime a réussi à s’enfuir pour se réfugier chez des voisins avant d’être hospitalisée, placée en coma artificiel et laissée vingt jours entre la vie et la mort. Les enquêteurs ont indiqué avoir craint qu’elle ne survive pas.

À la barre, la jeune femme est revenue sur la relation débutée en 2018, alors qu’elle était mineure et en rupture familiale, tandis que l’accusé était en situation irrégulière. Elle a décrit une relation d’abord « très fusionnelle », puis marquée dès 2020 par des violences répétées. Ne souhaitant pas d’enfant, elle est tombée enceinte après avoir été, selon ses mots, « beaucoup influencée » par son compagnon, qui espérait ainsi obtenir des papiers. Après la naissance, les violences se sont intensifiées, accompagnées d’isolement, de menaces et d’interdictions de voir ses proches.

Policiers, experts et psychologues ont évoqué une « spirale de violences », un « contrôle coercitif » et un phénomène d’emprise. Menaces d’égorgement, messages intimidants, intrusions au domicile, vols de clés et de papiers d’identité ont jalonné la période précédant l’agression. Depuis 2022, la victime avait déposé quatre plaintes, tandis que l’accusé faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français. Le verdict est attendu mercredi.

France 3

 

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Zoom – Eric Fauquet : Le langage comme action politique : déchiffrer la parole de Trump

 

Ancien professeur des universités, Éric Fauquet est l'auteur de "Donald et le canon". Dans cet essai bref et stimulant qui n’est ni un pamphlet ni un livre de soutien, il propose une lecture originale du langage politique contemporain à partir d’une idée simple : parler, c’est agir : "Quand dire, c’est faire".

À rebours des analyses morales ou psychologiques et bien évidement partisanes, Éric Fauquet mobilise la pragmatique du langage pour interroger et analyser l’efficacité réelle des discours de Donald Trump. Pourquoi certaines paroles choquent, déplacent le débat ou imposent un agenda, indépendamment de leur vérité factuelle ? Que disent-elles de notre rapport médiatique à la parole politique ? Et surtout, que révèlent-elles de notre difficulté collective à comprendre ce que le langage produit réellement dans l’espace public ?

Un livre qui cherche ni à disculper ni à condamner, mais à comprendre. Et qui, au-delà du cas Trump, nous oblige à repenser notre manière d’écouter la politique. Intrigant !

 

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Un nouveau scandale étouffé par les médias ? – JT du lundi 9 février 2026

 

Au programme de cette édition, retour sur l’affaire Epstein. Alors que Jack Lang a été contraint à la démission de l’Institut du monde arabe, les médias semblent vouloir réduire le dossier à des histoires de gros sous… 

Nous irons ensuite en Roumanie. Après le rapport du congrès américain sur l’ingérence de Bruxelles dans les élections en Europe, Calin Georgescu, le candidat patriote exclu des élections, repasse à l’offensive.

Et puis retour en France pour observer un sondage concernant les opinions politiques des adolescents. Une étude qui démonte quelques clichés. 

 

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Beauvais (60) : Pierre Robert, un restaurateur, soupçonné d’avoir fait contaminer des enfants au sida pour les maintenir sous emprise dans un réseau pédocriminel au Sénégal

 

Quatorze personnes ont été arrêtées le 8 février 2026 principalement à Dakar, soupçonnées d’avoir participé à un réseau pédocriminel présumé opérant entre la France et le Sénégal. Les interpellations ont été annoncées par la police sénégalaise à l’issue de plusieurs mois d’enquête conjointe menée sur les deux continents.

Selon les éléments de l’enquête, les exécutants présumés ont été arrêtés au Sénégal, tandis que la tête pensante du réseau serait un restaurateur français de 72 ans, Pierre R., notable de Beauvais. Son interpellation, ainsi que celle de trois complices présumés français, était déjà intervenue en avril 2025. Le réseau aurait fonctionné entre 2016 et 2024.

Pierre R. est soupçonné d’avoir constitué, au Sénégal, un réseau de « formateurs » chargés d’attirer de très jeunes garçons en situation de grande précarité afin de les exploiter sexuellement. Selon des échanges interceptés, il évoquait la création « d’écoles du sexe » destinées à former des enfants, âgés de 3 à 15 ans, pour en faire des victimes destinées à des clients. Il aurait également exigé que certains mineurs soient volontairement contaminés par le VIH afin de renforcer leur dépendance.

Les investigations indiquent que les victimes visées appartenaient notamment au groupe des « talibés », enfants confiés à des écoles coraniques, souvent contraints à la mendicité. L’enquête est conduite par l’office mineurs, l’office central contre la traite des êtres humains (OCRTEH) et la police de l’Oise, afin d’établir l’ampleur exacte des faits et le nombre de victimes.

Le Parisien


 

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Joggeuse poignardée à la gorge à Reims : le migrant afghan condamné à 22 ans de prison (MàJ)

 

09/02/26

Pas un mot. Pas une émotion perceptible sur son visage. À croire que la condamnation concerne un autre mais c’est bien lui, Fayaz Khan Nagharia, qui vient d’apprendre par l’interprète que la cour d’assises de la Marne a décidé de lui infliger 22 ans de réclusion criminelle, avec une période de sûreté des deux tiers, pour la « tentative de meurtre » d’une joggeuse qu’il avait attaquée au couteau sur les bords de la Vesle, le 31 décembre 2022 à Reims. (…)

Les larmes de la victime, lors de sa déposition vendredi, n’ont eu aucun effet sur l’accusé. Ce lundi matin, la jeune femme a souhaité revenir à la barre pour lui faire poser cette question qui la mine depuis trois ans : « Pourquoi a-t-il voulu me tuer ? ». La réponse est tombée, désespérante : « Je ne sais pas ». (…)

Que symbolisait la joggeuse à ses yeux ? « C’est une femme européenne, sportive, qui vit sa liberté, en train de courir », relève Me Desgrippes. Est-ce pour cette raison qu’il l’a attaquée ? (…)

Fayaz Khan Nagharia sortira un jour, mais c’est ailleurs qu’en France qu’il devra poursuivre son existence. La cour d’assises a également prononcé une interdiction définitive du territoire français (…)

L’Union

03/01/23

Un Afghan de 23 ans, soupçonné d’avoir donné un coup de couteau à la gorge d’une joggeuse de 34 ans samedi dernier à Reims (Marne), a été mis en examen pour tentative de meurtre et placé en détention provisoire a annoncé le procureur de la République dans un communiqué.

Cette violente agression a eu lieu soudainement vers 15h45 au niveau de la rue René-de-Bovis. L’agresseur, habillé en djellaba, s’est jeté sur la trentenaire et “a hurlé dans une langue étrangère”. Des passants sont intervenus et ont provoqué la fuite de cet homme qui a finalement été interpellé peu après par des policiers à moto de la CRS 33.

La victime, touchée au larynx, a eu beaucoup de chance selon les médecins. Elle a été prise en charge avant l’arrivée des secours par une infirmière, avant d’être évacuée à l’hôpital. Ses jours ne sont pas en danger.

(…) Actu 17


01/01/23

Un Afghan de 23 ans a été interpellé et placé en garde à vue vendredi 31 décembre à Reims, a appris Le Figaro de source policière. Il est suspecté d’avoir porté un coup de couteau à la gorge d’une femme de 34 ans qui faisait son footing.

Cet individu, dont le titre de séjour est valable jusqu’au 26 janvier 2023, était jusqu’alors inconnu des services de police. «L’intéressé est toujours en garde à vue pour tentative de meurtre. Les jours de la jeune femme ne sont pas en danger», indique au Figaro le procureur de la République de Reims, Matthieu Bourrette.

(…) D’après ces témoins, l’homme s’est jeté sur la joggeuse, qui arrivait en face de lui, tout en criant «une phrase en langue étrangère». Il l’a ensuite plaquée tout en lui portant un coup de couteau au niveau de la gorge. Interrompu par des cris et les aboiements des chiens, l’agresseur a ensuite pris la fuite.

Le Figaro


31/12/22

L’auteur de l’agression, d’origine étrangère, aurait été gêné par la présence de deux témoins. Il a rapidement été interpellé par des motards en patrouille. Une enquête est ouverte, qui tentera d’établir les raisons de son acte (de nature sexuelle, terroriste, trouble du comportement…).

www.lunion.fr

 

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Limoges : le congé menstruel détourné, ou l’arroseur arrosé de l’idéologie inclusive

 

L’intention se voulait progressiste, bienveillante, inclusive. Le résultat a tourné à la farce. À l’université de Limoges, le dispositif de « congé menstruel » mis en place à l’automne 2025 pour les « personnes menstruées » a été massivement détourné par… des étudiants masculins. L’arroseur arrosé. Un dispositif fondé sur la confiance Depuis le 1er […]

 

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Japon : Sanae Takaichi triomphe aux législatives et imprime un tournant stratégique face à la Chine

 

Le pari était risqué. Il s’est transformé en démonstration de force. La Première ministre japonaise Sanae Takaichi, à la tête du Parti libéral-démocrate (PLD), a remporté une victoire écrasante lors des élections législatives anticipées du 8 février 2026. Selon les projections, le PLD pourrait obtenir jusqu’à 328 sièges sur les 465 que compte la Chambre […]

 

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Initiative SSR: les dessous de l’accord avec les éditeurs

 

L'an dernier, le groupe audiovisuel public s'est entendu avec les éditeurs privés pour qu'ils rejettent l'initiative populaire «200 francs, ça suffit!». Voici ce qu'il faut savoir.

La SSR et les éditeurs privés ont conclu l'année dernière. Image: KEYSTONE

L'an dernier, le groupe audiovisuel public s'est entendu avec les éditeurs privés pour qu'ils rejettent l'initiative populaire «200 francs, ça suffit!». Voici ce qu'il faut savoir.

Les médias privés et la SSR veulent «renforcer la confiance de la population et de la politique et protéger la diversité des médias», ont-ils indiqué lors de l'annonce de l'accord, qualifié de «première».

Les parties ont reconnu l'importance pour la SSR d'avoir une offre en ligne pour remplir son mandat. Mais l'accord stipule que le média de service public s'engage à se concentrer plus fortement sur ses activités principales, à savoir la radio et la TV. De plus, la SSR doit continuer à renoncer à la publicité sur son offre numérique et n'utiliser les plateformes comme YouTube ou Instagram que lorsque les publics-cibles ne peuvent être atteints par d'autres moyens.

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(Lire sur https://www.watson.ch/fr )

 

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Crans-Montana: le chef de la sécurité a raté son brevet incendie

 

Vendredi, le Ministère public valaisan a interrogé pendant des heures le chef de la sécurité de Crans-Montana. Il a admis avoir échoué au brevet incendie, un examen réputé difficile que la majorité des candidats ne réussissent pas.

L'équipe nationale italienne féminine de ski alpin avec Sofia Goggia (troisième à partir de la droite) se recueille devant le bar «Le Constellation» à Crans-Montana. Image: keystone

Vendredi, le Ministère public valaisan a interrogé pendant des heures le chef de la sécurité de Crans-Montana. Il a admis avoir échoué au brevet incendie, un examen réputé difficile que la majorité des candidats ne réussissent pas.

Othmar von Matt / ch media

Vendredi, le Ministère public valaisan a interrogé des heures durant le chef de la sécurité de Crans‑Montana à ce sujet.

En janvier, les premières auditions s’étaient encore tenues dans les locaux du Ministère public valaisan à Sion. Mais ceux‑ci sont désormais trop exigus, et l’intérêt pour l’enquête trop grand. Jusqu’à 130 avocats de victimes et de prévenus peuvent y assister.Les auditions se déroulent désormais sur le campus de la HES-SO Valais-Wallis, près de la gare de Sion.

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(Lire sur https://www.watson.ch/fr )

 

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Chantage, délires, complots…: Qui est l’informaticien qui a fait capoter le logiciel de gestion des contrôles de Crans-Montana?

 

L'informaticien Jean D.* a menacé de divulguer des données sensibles et réclamé 100'000 francs pour maintenir le logiciel des contrôles de Crans-Montana. Des données essentielles ont été perdues, entraînant des conséquences désormais tragiques.

 

Extrait de: Source et auteur

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