Poutine : J’ai demandé au président américain Bill Clinton “Que penseraient les États-Unis de l’adhésion de la Russie à l’OTAN ?” (2:56 (2:56 russe/anglais)

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22 févr. 2022

https://youtu.be/NnGiVPAZ0CQ

BREAKING! Putin: I Asked US President Bill Clinton "How Would USA Feel About Russia Joining NATO?"

Traduction : Cenator

En plus, je vais dire maintenant ce que je n’ai encore jamais dit publiquement, je le dis pour la première fois. (Soupir.)

En 2002, lors d’une visite à Moscou de l’ancien président américain Bill Clinton, je lui ai demandé : « Que penseraient les États-Unis d’une adhésion de la Russie à l’OTAN ? »

Je ne révélerai pas tous les détails de cette conversation, mais la réaction à ma question a été, disons, très retenue.

Et la réaction réelle des Américains à cette opportunité se voit concrètement dans leurs démarches pratiques envers notre pays.

Ces démarches ont été le soutien ouvert aux terroristes dans le Caucase du Nord, le mépris de nos exigences et de nos préoccupations de sécurité dans l’élargissement de l’OTAN, le retrait du traité ABM, etc. (Soupir.)

On a envie de se demander : pourquoi, pourquoi tout cela, pour quoi ? Bon, OK, vous ne voulez pas nous voir comme un ami et un allié, mais pourquoi  faire de nous un ennemi ?

Il n’y a qu’une seule réponse. Il ne s’agit pas de notre régime politique, il ne s’agit pas d’autre chose. Ils n’ont simplement pas besoin d’un pays aussi grand et indépendant que la Russie. C’est la réponse à toutes les questions. C’est la source de la politique américaine traditionnelle envers la Russie. De là leur attitude envers toutes nos propositions dans le domaine de la sécurité.

Aujourd’hui, un coup d’œil sur la carte suffit pour voir comment les pays occidentaux ont «tenu» leur promesse d’empêcher l’OTAN d’avancer vers l’Est.

Nous avons eu 5 vagues successives d’expansion de l’OTAN : en 1999, la Pologne, la République tchèque et la Hongrie ont été admises dans l’alliance, en 2004 la Bulgarie, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie, en 2009 l’Albanie et la Croatie, en 2020 la Macédoine du Nord.

Résultat : l’alliance, son infrastructure militaire, est arrivée directement aux frontières de la Russie.

Cela est devenu l’une des principales causes de la crise sécuritaire en Europe. C’est ce qui a eu l’impact le plus négatif sur l’ensemble du système des relations internationales et a conduit à la perte de confiance mutuelle.

Ainsi, en Roumanie et en Pologne, dans le cadre du programme américain de création d’un système global de défense antimissile, des zones de positionnement antimissiles ont été déployées. Il est bien connu que les lanceurs situés là peuvent être utilisés par les missiles de croisière Tomahawk – des systèmes de frappe offensifs.

 

Un commentaire

  1. Posté par pierre frankenhauser le

    Les USA ne supporteraient pas de devoir partager le pouvoir, que ce soit avec la Russie ou la Chine. Alors ils retournent l’opinion public contre la Russie, l’ostracisent, la trahissent, l’humilient, l’insultent, la menacent, l’encerclent, cherchent à l’étouffer et à la détruire par tous les moyens possibles. Un jour, cela va se retourner contre eux, car on finit toujours par récolter ce que l’on sème. Peut-être que dans 100 ou 200 ans, l’Asie et la Russie seront devenues surpuissantes et qu’à ce moment-là, les petits américains devront longer les murs et payer pour toutes les saloperies qu’auront faites leurs ancêtres. La roue finira par tourner. Ainsi, les ricains d’aujourd’hui ne rendent pas service à leurs descendants. Mais ces tristes individus cupides et bouffis d’orgueil ne voient que les profits à court terme.

Et vous, qu'en pensez vous ?

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