Il y a aussi de nombreuses dispositions pénales qui permettent de poursuivre les fidèles en raison de leur pratique religieuse.
L’ordonnance de 2006 introduit notamment un délit de prosélytisme. Il est pénalement sanctionné de tenter de «convertir un musulman» ou d’«ébranler sa foi».
Les sanctions peuvent atteindre cinq ans de prison et de lourdes amendes.
La définition de ce délit est suffisamment vague pour englober de nombreuses situations: distribution de livres religieux, organisation d’une réunion de prière, publication de messages chrétiens sur internet...
Cette loi permet une véritable traque aux symboles chrétiens et aux témoignages de foi. Plusieurs dizaines de chrétiens, pasteurs ou simples fidèles, ont ainsi été poursuivis ces dernières années pour avoir parlé de leur foi, parfois pour avoir simplement liké un post sur les réseaux sociaux!
Ce nouveau rapport de l'ECLJ appelle à des changements clairs:
- le rétablissement de la liberté de conscience dans la Constitution,
- la reconnaissance juridique des minorités religieuses et la réforme du Code de la famille, de manière à garantir l’égalité de traitement entre chrétiens et musulmans,
- la réouverture de toutes les églises protestantes,
- la reprise d’activité de Caritas,
- l'abolition des dispositions pénales sur le prosélytisme et le blasphème.
À la veille de cette visite historique du pontife romain, beaucoup espèrent que celle-ci contribuera à un véritable progrès pour la liberté de conscience et le pluralisme religieux en Algérie.
Nous vous invitons à témoigner aujourd'hui de votre soutien aux chrétiens en Algérie en signant et partageant dès maintenant notre pétition:
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Et vous, qu'en pensez vous ?