Morlaix (29) : Clara, jeune maman de 18 ans, tuée (50 lésions sur le corps) par son conjoint d’origine camerounaise quasi deux fois plus âgé. « On peut modeler les femmes quelle que soit leur origine ». Jugé en appel, Kamel semblait aussi contrôler ses tenues

 

07/04/2026 – Procès en appel

Des avocats parisiens de l’accusé présents dans la salle mais qui refusent de défendre celui qui était leur client. Un avocat qui se présente après avoir été sollicité par la famille de l’accusé, mais sans aucun mandat du principal intéressé. Une quatrième avocate présente après avoir été commise d’office, vendredi, par la présidente de la cour d’assises du Morbihan : le procès en appel de Njoya Kamel Mouliem Akafuwo Mbouombouo, dit Kamel Mouliem, a débuté dans la confusion la plus totale. Il est accusé du meurtre de sa compagne, Clara de Rivas, décédée à l’âge de 18 ans dans leur appartement de la rue de Kerfraval, à Morlaix, le 17 août 2021. (…)

« Ça ne compte pas votre procès ! Je ne suis pas bien, on m’a cachetonné. J’ai pas pu préparer ma défense », s’est exclamé l’accusé, avant d’être expulsé du box par la présidente Aude Burési, tandis que la mère de l’accusé l’appelait à se calmer depuis la salle. C’est donc sans la présence de l’accusé, défendu par l’avocate commise d’office Frédérique Giffard, du barreau de Vannes, qu’a débuté ce procès en appel, qui va durer trois jours, jusqu’à jeudi. (…)

C’est l’emprise qu’exerçait l’accusé sur sa compagne et sa jalousie maladive qui seraient à l’origine du drame. Le père de la victime s’est bouché les oreilles quand la présidente de la cour d’assises du Morbihan a énuméré les coups subis par sa fille, toutes les lésions trouvées sur son corps et la description de la scène du crime, entre les taches de sang, les meubles cassés, la touffe de cheveux au sol et le corps trouvé sous une couverture. Avec la mère, le père, le frère et le petit garçon de Clara, ils sont quatre à être parties civiles dans ce deuxième procès. (…)

Le Télégramme

Source photo : Facebook public.


12/12/2025 – Attitude honteuse au procès en première instance

« Resté au niveau zéro de la remise en question, vous n’avez fait que des mauvais choix, a déclaré Emmanuel Phelippeau à Kamel Moulien. Vous avez choisi l’outrance, l’arrogance, l’irrespect et la lâcheté. En franchissant la ligne rouge : salir la victime. »

Le système défensif de l’accusé ? « Le déni, il se défend de toute intention criminelle, il n’est pas responsable de la situation, répond le professeur Loïk Villerbu. Il se raconte, centré sur lui-même, en digression permanente. Rien ne se tient. »

Clara mesurait 1,65 m, pesait 50 kg. Son corps portait plus de 50 lésions (…)

Trente ans de réclusion, avec une période de sûreté de vingt ans. Plus la perte de ses droits parentaux. Voilà la condamnation de Kamel Mouliem, 35 ans, pour le meurtre de Clara de Rivas, 18 ans, sa compagne et mère de son fils. C’est ce que l’avocat général, Emmanuel Phelippeau, avait requis, ce mercredi 11 décembre 2024, au final des trois jours du procès aux assises du Finistère, à Quimper.

Ouest France


10/12/2024 – Profil et antécédents de Mouliem

Pourtant, celui qui reprochait à Clara des infidélités s’est précipité, le matin de sa mort, chez sa maîtresse. Il lui aurait avoué : « J’ai tué la petite ». Il avait laissé le nourrisson à côté du corps de sa mère. (…)

Ouest France

Kamel Mouliem est le seul à l’appeler Clara « Maria ». Pourquoi ? « Je suis croyant, son deuxième prénom était Marie et je préférais Maria » (…)

Ouest France

Kamel Mouliem est né à Paris, de parents camerounais venus faire leurs études en France. Ils ont divorcé alors qu’il avait quatre ans. Il a ensuite grandi entre la France et le Cameroun, et décroché un BTS action commerciale, puis une licence. Il a découvert le cannabis à 14 ans, goûté le crack, ensuite, et est devenu accro aux drogues dures alors qu’il avait 24 ans. Il a développé des troubles psychologiques graves, entre 2015 et 2019. Après plusieurs hospitalisations sous contrainte, il est arrivé chez un oncle, à Morlaix, en 2019 et a décroché un poste d’inséminateur de volailles. Son cousin l’a alors trouvé « changé, beaucoup plus impulsif ». Lui dit qu’il est « entier ». Il va rencontrer Clara par hasard, dans un bus, en juillet 2020…

Cet homme « entier » a déjà deux mentions à son casier judiciaire. Il a été condamné à six mois de sursis pour avoir violenté Clara, le 17 février 2021. Le 29 novembre 2024, il a écopé de 12 mois ferme, et la révocation de trois autres mois, pour avoir agressé un détenu avec trois complices. Kamel Mouliem l’a frappé et lui a écrasé la tête avec le pied car sa victime avait révélé au surveillant avoir été menacée de mort.

Le médecin psychiatre qui l’a examiné n’a pas décelé de troubles psychiatriques mais « des traits de personnalité antisociale, ancrés et très présents, et des traits pathologiques d’agressivité, d’impulsivité ». (…)

L’avocat général, Emmanuel Phelippeau, quitte les sphères médicales pour amener l’accusé sur sa vision générale des femmes. Sur un message WhatsApp à son beau-père, Kamel Mouliem écrivait : « On peut modeler les femmes, quelle que soit leur origine ». Un autre message est intrigant : le 15 juin 2021, Clara lui demandait si elle pouvait mettre une robe, car elle avait chaud. « Elle mettait ce qu’elle voulait ! », élude-t-il. Emmanuel Phelippeau revient à la charge en notant que la mère de Clara ne pouvait plus venir à l’improviste dans l’appartement de la cité Kerfraval, et que Clara n’avait pas été autorisée à aller à l’anniversaire d’une de ses amies. « On a l’impression d’une relation d’emprise, non ? ».  (…)

Le Télégramme

Clara, 18 ans, avait été battue à mort, à Morlaix (29), en août 2021. Jugé devant les assises du Finistère depuis ce lundi, son compagnon, jaloux maladif, digresse, coupe la présidente et voit des complots partout.

L’une de ses copines, éplorée, est venue dire : « Elle ne connaissait pas l’homme qu’elle fréquentait. Elle cherchait juste à être heureuse ». (…)

Le Télégramme

 

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