Lyon : assassinat d’Ashur Sarnaya, chrétien irakien, en plein live TikTok ; le livreur algérien clandestin au téléphone plein de propagande djihadiste peut être tenu responsable de ses actes (MàJ)

 

24/03/2026

12/12/2025

L’instruction autour de l’assassinat d’Ashur Sarnaya, influenceur chrétien irakien tué le 10 septembre à Lyon, a pris un tournant majeur. Sabri B., 27 ans, Algérien en situation irrégulière, mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et « assassinat terroriste », a reconnu être l’homme en noir aperçu par plusieurs témoins. Jusqu’ici, il niait toute implication. Devant le juge, il affirme désormais que la mort de la victime serait un « accident », conséquence d’une vengeance personnelle mal maîtrisée.

Selon ses déclarations, Sabri B. aurait croisé Ashur Sarnaya un mois et demi à deux mois avant les faits, à Bellecour, lorsque son vélo de livreur Uber Eats aurait heurté le fauteuil roulant de l’influenceur. Il évoque une insulte à sa mère, un choc émotionnel, des larmes et la décision de suivre l’homme pour connaître son adresse. « Je ne pardonne pas », dit-il, tout en assurant ne pas avoir eu l’intention de tuer : « J’avais l’intention d’aller le menacer. » Le 10 septembre, après avoir consommé alcool, cannabis et cocaïne, il achète un couteau à lame automatique et rejoint le domicile de Sarnaya, qu’il suit en direct sur TikTok. Il affirme avoir voulu « faire une petite coupure », mais dit avoir appuyé « par erreur » sur le bouton, la lame pénétrant « directement dans la nuque ».

L’intéressé dit avoir fui en Italie dès le lendemain, avant d’être arrêté le 2 octobre sur mandat européen. Il parle d’une « erreur » et présente ses excuses à la famille. L’interrogatoire dévoile un profil fragile : pleurs, tendances suicidaires, isolement mal vécu, consommation quotidienne de cocaïne et de cannabis, alcool plusieurs fois par semaine. Il décrit une arrivée clandestine en Europe après une traversée en barque depuis l’Algérie, où cinq migrants seraient morts en mer.

Reste la question du terrorisme. L’un de ses téléphones contenait une quantité importante de contenus extrémistes liés à al-Qaida et à l’État islamique. Sabri B. affirme avoir seulement « découvert sa religion », lu le Coran « pour trouver une certaine paix » et décliné des tentatives d’« attirer » vers Daech. Il admet pourtant avoir beaucoup recherché ces contenus. La confrontation s’annonce déterminante entre la défense et les parties civiles, représentées par la sœur de la victime et le Conseil de coordination des Assyro-Chaldéens de France.

Le Figaro

29/10/2025

Sabri B., un homme de nationalité algérienne âgé de 27 ans, suspecté d’avoir tué Ashur Sarnaya, un chrétien d’Irak, en septembre à Lyon, a été mis en examen mardi 28 octobre pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste », a fait savoir le Parquet national antiterroriste (PNAT).

[…]

Le Monde


23/10/2025

D’après les informations rapportées par Le Figaro, les analyses téléphoniques ont révélé que Sabri B. suivait assidûment les lives TikTok d’Ashur Sarnaya, et s’était connecté au dernier une demi-heure avant l’assassinat, depuis les abords du domicile de la victime. Ce soir-là, il serait arrivé sur son scooter dès 21 heures, multipliant les allers-retours — « laissant supposer des repérages ». Des riverains confirment avoir vu un rôdeur les jours précédents, renforçant la thèse du guet-apens.

Selon les enquêteurs, Sabri B. aurait entretenu des « liens avec l’État islamique en Syrie », ainsi que des contacts en Algérie. Inspiré ou téléguidé depuis l’étranger ? Les enquêteurs hésitent encore. Son profil, inconnu des services spécialisés, rappelle celui de l’auteur de l’attentat de La Grande-Motte en 2024 : sans passé djihadiste, mais capable d’une exécution « semblable en tout point à celles pratiquées et filmées depuis des années par les partisans de l’État islamique ». Un acte ciblant un chrétien irakien, figure de foi et de paix, dans un quartier où désormais certains habitants murmurent qu’ils vivent « dans la peur, sans protection, livrés à eux-mêmes ».


13/10/2025

«Au regard des dernières avancées de l’enquête intervenues», l’information judiciaire a été étendue le 9 octobre aux infractions d’«assassinat en relation avec une entreprise terroriste» et «association de malfaiteurs terroriste criminelle», indiquent le procureur de Lyon Thierry Dran et le procureur antiterroriste Olivier Christen dans un communiqué commun.

Le Figaro


03/10/2025

C’est une première accélération dans une enquête complexe. Selon les informations de Paris Match, un homme, soupçonné d’être impliqué dans le meurtre d’Ashur Sarnaya, un chrétien d’Irak, dans la soirée du 10 septembre à Lyon (Rhône), a été interpellé, ce jeudi 2 octobre, en Italie.

Ce suspect, de nationalité algérienne et âgé de 28 ans, a été arrêté en milieu de journée alors qu’il se trouvait près de la ville de Bari dans les Pouilles dans le sud d’Italie. Son arrestation a été opérée à la demande des autorités judiciaires françaises qui ont délivré un mandat d’arrêt européen à son encontre.

Ce suspect, qui n’a pas encore pu être interrogé par les enquêteurs de la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) du service interdépartemental de la police judiciaire (SIPJ) du Rhône, en charge des investigations, devrait être reconduit en France d’ici quelques semaines. Son interpellation constitue la première avancée majeure dans une enquête complexe.

[…]

Paris Match


25/09/2025

Le 10 septembre, Ashur Sarnaya, 45 ans, Irakien chrétien en fauteuil roulant, a été poignardé à mort devant son immeuble du 53 rue Sergent-Michel-Berthet, tout près du métro Gorge-de-Loup. En direct sur TikTok, il prêchait lorsque l’agresseur a frappé au cou, sous les yeux des spectateurs connectés. Sa sœur Madelin, qui vivait avec lui, est bouleversée : « Pour moi, c’est religieux à 100 % ». Elle confirme que son frère avait reçu plusieurs menaces, notamment une photo inquiétante prise devant l’immeuble.

Dans son témoignage, elle décrit la soirée tragique : « Chaque pas me ramène à Ashur, inanimé, baignant dans une mare écarlate ». Les lives d’Ashur, souvent très longs — « son dernier live a duré cinq heures » —, lui avaient attiré des avertissements anonymes : « C’était pour lui dire de faire attention. Je ne sais pas qui était derrière. Mais il gardait beaucoup de choses en lui pour, peut-être, me protéger. » Ashur avait pourtant refusé d’arrêter ses prêches. Pour Madelin, « Dieu ne les a pas protégés ».

La communauté assyro-chaldéenne parle d’un crime ciblé. Georges Yaramis, co-président du CCACF, insiste : « Ce crime s’inscrit dans un contexte où la dimension religieuse ne peut être ignorée ». Il rappelle que nombre de chrétiens d’Orient « persécutés en Irak pour leur foi » avaient trouvé refuge en France, espérant y vivre en sécurité. Aujourd’hui, Madelin se sent abandonnée et terrifiée : « Je ne peux plus vivre ici, j’ai demandé à déménager ». Dimanche, une marche contre « la christianophobie » aura lieu à Paris, en hommage à Ashur.

Le Progrès


14/09/2025

Selon les informations de Paris Match, les enquêteurs de la sous-direction antiterroriste (SDAT) ont été co-saisis des investigations, ce vendredi 12 septembre, après le meurtre, en pleine rue, d’un ressortissant irakien, le 10 septembre au soir, dans une rue de Lyon (Rhône). La désignation de ce service d’enquête spécialisé pour remonter la piste du meurtrier de Ashur Sarnaya, 45 ans, chrétien d’Orient, réfugié en France depuis plusieurs années, doit permettre d’explorer l’hypothèse d’un mobile terroriste et/ou religieux. (…)

Paris Match


Selon RMC-BFM Lyon, un homme handicapé de 45 ans, d’origine irakienne, a été tué mercredi soir à l’entrée de son immeuble dans le 9e arrondissement de Lyon. Se déplaçant en fauteuil roulant, il a été frappé au cou avec une arme blanche alors qu’il était en direct sur TikTok.

La victime, prénommée Ashur, était connue pour ses lives dans lesquels il diffusait un message religieux. Sa sœur a témoigné : “Il faisait des lives sur TikTok pour faire passer la parole de Dieu. Il n’avait pas d’ennemi, pas de problème avec personne.”

Prévenue par des amis qui suivaient le live, elle raconte avoir découvert son frère déjà mort à son retour de courses : “Il était par terre, il y avait plein de gens, la police, les pompiers…”

Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour homicide volontaire. Pour l’heure, aucune piste n’est privilégiée – qu’elle soit crapuleuse, religieuse, politique ou liée aux stupéfiants. L’agresseur a pris la fuite à pied et reste recherché.


Selon Franceinfo / France Télévisions, un homme de 46 ans, de nationalité irakienne et en fauteuil roulant, a été tué mercredi 10 septembre vers 22h30 dans le quartier de la Gorge de Loup, dans le 9e arrondissement de Lyon. La victime a reçu un coup de lame au cou, probablement une machette, et est décédée malgré l’intervention des secours.

L’agression s’est produite devant son immeuble. D’après un témoin, l’assaillant l’attendait et a pris la fuite à pied après le geste fatal. La victime, née en 1979, était inconnue des services de police et décrite par son voisinage comme “quelqu’un de très discret, correct” et “sans problème”.

Une habitante a confié que son mari avait entendu une altercation avant de descendre porter secours. Aucune interpellation n’a encore eu lieu.


Un homme de 50 ans en fauteuil roulant a été tué mercredi soir à Lyon, frappé au cou avec une arme blanche

Le Figaro

 

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