La barbarie du nouveau code pénal afghan

post_thumb_default

 

Le 4 janvier dernier, les talibans ont instauré (nous ne dirons pas « promulgué ») un nouveau code pénal. En dépit du fait qu’il compte 119 articles sur quelque 90 pages, le document est passé sous les radars. A tort.

En effet, ce n’est qu’à l’occasion de la « journée internationale des droits des femmes » qu’il a été mentionné. Le Figaro a publié une tribune au titre explicite : « ‘Un homme peut frapper sa femme tant qu’il ne lui brise pas les os’. Le code pénal afghan institutionnalise les violences conjugales ». Il souligne notamment que si la maltraitance d’un chameau est punie de plus de six mois de prison, le fait de fracturer le bras de son épouse l’est de 15 jours derrière les barreaux… Nous avions déjà dénoncé dans une pendule le fait que les femmes victimes du tremblement de terre du 31 août dernier n’avaient pu pour beaucoup d’entre elles être secourues ou soignées !

Mais les femmes ne sont pas seules en cause. On a passé sous silence les principes généraux (si nous pouvons nous exprimer ainsi) du code. Sur son site (21 et 22 janvier), l’ONG Rawadari a consacré plusieurs articles au sujet et ils sont édifiants. Nous précisons à l’attention de nos lecteurs qu’il ne s’agit pas de fake news. Voici les principales perles du code :

  • Les aveux sont considérés comme les principaux moyens de preuve d’une infraction ;
  • Les minorités religieuses, même au sein de la religion musulmane, sont explicitement discriminées ;
  • La peine de mort et la flagellation sont notamment prévues ;
  • Le fait de danser ou de regarder des danses est répréhensible ;
  • L’esclavage est légalisé entre les lignes ;
  • Les violences des enseignants contre les enfants sont autorisées et ce, jusqu’à une certaine limite ;
  • Les peines varient suivant le statut social de la personne incriminée, et non pas suivant la nature de l’infraction !

Autrement dit, le nouveau code pénal afghan constitue un défi à l’ensemble des principes d’une société civilisée. C’est ni plus ni moins la barbarie à l’état pur.

Promptes à dénoncer le « patriarcat » qui opprime quotidiennement les femmes dans notre pays, nos féministes sont en revanche d’une discrétion exemplaire sur le martyre des femmes en Afghanistan. Quant aux dénonciateurs des bombardements de la bande de Gaza et de la chute du président Maduro, ils ne sont guère plus audibles. Un tropisme particulièrement regrettable.

L’article La barbarie du nouveau code pénal afghan est apparu en premier sur Contrepoints.

 

Extrait de: Source et auteur

Suisse shared items on The Old Reader (RSS)

Et vous, qu'en pensez vous ?

Poster un commentaire

Votre commentaire est susceptible d'être modéré, nous vous prions d'être patients.

* Ces champs sont obligatoires

Avertissement! Seuls les commentaires signés par leurs auteurs sont admis, sauf exceptions demandées auprès des Observateurs.ch pour des raisons personnelles ou professionnelles. Les commentaires sont en principe modérés. Toutefois, étant donné le nombre très considérable et en progression fulgurante des commentaires (259'163 commentaires retenus et 79'280 articles publiés, chiffres au 1 décembre 2020), un travail de modération complet et exhaustif est totalement impensable. Notre site invite, par conséquent, les commentateurs à ne pas transgresser les règles élémentaires en vigueur et à se conformer à la loi afin d’éviter tout recours en justice. Le site n’est pas responsable de propos condamnables par la loi et fournira, en cas de demande et dans la mesure du possible, les éléments nécessaires à l’identification des auteurs faisant l’objet d’une procédure judiciaire. Les commentaires n’engagent que leurs auteurs. Le site se réserve, par ailleurs, le droit de supprimer tout commentaire qu’il repérerait comme anonyme et invite plus généralement les commentateurs à s’en tenir à des propos acceptables et non condamnables.

Entrez les deux mots ci-dessous (séparés par un espace). Si vous n'arrivez pas à lire les mots vous pouvez afficher une nouvelle image.