Hans-Rudolf Merz rejette les nouveaux accords avec l’UE. Le système fédéraliste de la Suisse, qui fait ses preuves depuis des décennies, n’est pas compatible avec celui de l’UE, déclare l’ancien conseiller fédéral PLR (2003 à 2010) dans l’entretien de la mi-journée de Radio SRF. L’adoption dynamique du droit ne serait pas à l’avantage de la Suisse. « Je ne suis pas favorable aux accords avec l’UE. C’est une perte de démocratie. »
L’ancien ministre des Finances renvoie aux pays de l’UE totalement surendettés, qui pourraient un jour mettre en danger l’ensemble de la construction. La Suisse, avec son économie nationale très robuste et diversifiée, ferait bien de ne pas se laisser entraîner dans ce courant de l’UE.
Déjà les nouveaux accords avec l’UE auraient des répercussions immédiates sur le budget, aujourd’hui déjà tendu, de la Confédération. « Nous devrions verser de nouvelles contributions à l’UE et serions éventuellement contraints d’adopter ses règles de financement. »
