Les Danois, qui adoptent la ligne la plus dure d’Europe en matière de politique migratoire, resserrent encore la vis pour les étrangers criminels avec leur réforme des expulsions, qui entrera en vigueur le 1er mai de cette année. Selon la NZZ du 16 février, toute personne condamnée à une peine de prison ferme d’au moins un an devra automatiquement quitter le pays.
Jean-Christophe Bott/Keystone
Bien sûr, tous les défenseurs des droits de l’homme poussent déjà des cris d’orfraie – parce que la mesure décidée par le Danemark viole la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH), selon laquelle même les délinquants ont droit au respect de leur vie familiale.
Mais cette générosité dans le traitement des délinquants issus de la migration agace depuis longtemps de nombreux pays européens. En décembre dernier, 27 États membres du Conseil de l’Europe ont ainsi adopté une déclaration commune affirmant que les juges de la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg accordent trop de poids à ce droit des étrangers criminels à la vie familiale. Et cela empêche souvent les expulsions.
Le Danemark, dont la superficie est presque équivalente à celle de la Suisse mais qui ne compte que six millions d’habitants, durcit maintenant encore un peu ses règles.
Les résultats donnent d’ailleurs raison aux Danois. En 2024, cet État membre de l’UE n’a approuvé que 860 demandes d’asile.
Quelle différence avec la politique migratoire timorée du conseiller fédéral Beat Jans. Bien que la population suisse ait approuvé, avec l’initiative sur le renvoi entrée en vigueur en 2016, l’expulsion des étrangers criminels, nos autorités saisissent tous les prétextes possibles pour ne pas renvoyer les délinquants dans leurs pays d’origine.
Le conseiller fédéral Beat Jans devrait prendre exemple sur ses camarades de parti au Danemark, qui n’hésitent pas, Convention des droits de l’homme ou pas.
