Paris. Les gymnases face aux réquisitions pour l’hébergement d’urgence de migrants : « La mairie de Paris est en train de tuer les clubs sportifs ! » s’insurge le maire LR du XVe arrondissement, Philippe Goujon

post_thumb_default

 

Alors que la capitale fait face à une explosion du nombre de personnes à la rue, élus et associations dénoncent des occupations répétées et prônent un «équilibre entre solidarité et droit au sport pour tous» .

«La mairie de Paris est en train de tuer les clubs sportifs!», s’insurge, dans le 15e, le maire LR Philippe Goujon. «Tout cumulé, je ne suis pas loin d’avoir un gymnase en moins à l’année, été comme hiver , détaille-t-il. Pour héberger des migrants en situation irrégulière pour la plupart. On ne peut pas régler le problème des gens à la rue avec des gymnases! Rendez-vous compte: une centaine de personnes sur des lits pliants, avec très peu de toilettes et encore moins de douches. Forcément, ensuite, il y a des dégâts; après la réquisition du gymnase Croix-Nivert, pendant plus de deux mois l’été dernier, la Ville de Paris m’a adressé une facture de 16 000 euros, que je lui ai évidemment aussitôt renvoyée» .

Dans le 16e arrondissement de Paris, le gymnase Jean-Bouin a connu 9 réquisitions pour l’hébergement d’urgence depuis 2019. «Sur la seule année 2025, a compté Geoffroy Boulard, maire du 17e, nous avons atteint le chiffre record de 286 jours de mobilisation, concernant 5 gymnases, hiver comme été» . Dans le 15e, quatre centres sportifs sont occupés à tour de rôle, toute l’année. Dans le 13e, le gymnase Bourneville cumule, lui, 61 semaines de fermeture depuis 2019. Soit plus d’une année complète d’indisponibilité! Et déjà six semaines depuis le 1er janvier. Alors que «les réquisitions répétées de gymnases créent des perturbations majeures  dans le fonctionnement des associations sportives parisiennes» , dénoncent élus, clubs et adhérents, ne pourrait-il pas y avoir un «équilibre entre solidarité envers les plus vulnérables et droit au sport pour tous» ?

Depuis 2021, la capitale fait face à «une explosion sans précédent des besoins en hébergement d’urgence» , ont expliqué, lors d’une récente réunion organisée par le Comité Départemental Olympique et Sportif (CDOS) de Paris, les services municipaux aux représentants du mouvement sportif. On estime à 3.500 le nombre de personnes qui dorment à la rue, selon un décompte effectué lors de la Nuit de la solidarité. «L’État a complètement lâché sa responsabilité légale en matière d’hébergement d’urgence , a déploré Pierre-Charles Hardouin, chef de la mission d’urgence sociale de la Ville de Paris. Le Samu Social est saturé au point que seules les priorités absolues sont prises en charge. La Ville se retrouve seule à répondre.» […]

Le Figaro

 

Extrait de: Source et auteur

Suisse shared items on The Old Reader (RSS)

Un commentaire

  1. Posté par Poilagratter le

    Les parsisiens n’ont pas payés les gymnases pour ça, a present des camps de migrants hors europe sont organises, donc il faut exiger de les y conduire.

Et vous, qu'en pensez vous ?

Poster un commentaire

Votre commentaire est susceptible d'être modéré, nous vous prions d'être patients.

* Ces champs sont obligatoires

Avertissement! Seuls les commentaires signés par leurs auteurs sont admis, sauf exceptions demandées auprès des Observateurs.ch pour des raisons personnelles ou professionnelles. Les commentaires sont en principe modérés. Toutefois, étant donné le nombre très considérable et en progression fulgurante des commentaires (259'163 commentaires retenus et 79'280 articles publiés, chiffres au 1 décembre 2020), un travail de modération complet et exhaustif est totalement impensable. Notre site invite, par conséquent, les commentateurs à ne pas transgresser les règles élémentaires en vigueur et à se conformer à la loi afin d’éviter tout recours en justice. Le site n’est pas responsable de propos condamnables par la loi et fournira, en cas de demande et dans la mesure du possible, les éléments nécessaires à l’identification des auteurs faisant l’objet d’une procédure judiciaire. Les commentaires n’engagent que leurs auteurs. Le site se réserve, par ailleurs, le droit de supprimer tout commentaire qu’il repérerait comme anonyme et invite plus généralement les commentateurs à s’en tenir à des propos acceptables et non condamnables.

Entrez les deux mots ci-dessous (séparés par un espace). Si vous n'arrivez pas à lire les mots vous pouvez afficher une nouvelle image.