Des policiers de la brigade anticriminalité (BAC) ont été visés par des tirs dans la nuit du mardi 10 février à Nîmes, dans le quartier du Chemin-Bas d’Avignon. Les syndicats de police dénoncent une “intimidation armée” et réclament des renforts d’urgence, estimant qu’un nouveau seuil a été franchi.
Vers 23 heures, avenue de Lattre de Tassigny, lors du contrôle d’un groupe de jeunes situé sur un point de deal, les fonctionnaires entendent une première détonation. En se retournant, ils aperçoivent une voiture avec plusieurs individus à bord qui s’approche. Le passager tire à deux reprises en l’air. Malgré l’annonce claire de leur qualité de policiers, un autre individu, cagoulé, ouvre le feu en direction de leur véhicule. Aucun blessé n’est à déplorer. La voiture des tireurs, signalée volée, sera retrouvée partiellement brûlée dans les garrigues. Une enquête a été ouverte et les auteurs sont activement recherchés.
“On passe un cap à Nîmes”, martèle Mélissa Gil, représentante du syndicat Alliance police nationale 30. Selon elle, “on vient de passer la ligne rouge. Ils intimident les fonctionnaires de police. Ils tirent en l’air pour signaler qu’ils sont armés, puis tirent en direction des policiers pour dire : ‘Dégagez de là parce que vous nous gênez’.” Elle ajoute : “On n’a pas de moyens de combattre ça, on n’a pas assez d’effectifs. Et si on ne nous en donne pas plus, on ne servira à rien.”
Bruno Bartocetti, responsable dans la zone sud du syndicat Un1té, estime de son côté que “ce n’est pas la première fois que l’on est pris pour cible, mais cette fois, ils n’ont pas eu peur de s’en prendre directement aux policiers en venant vers eux”. Les deux organisations syndicales demandent des moyens supplémentaires face à une délinquance qu’elles jugent en forte progression.
Extrait de: Source et auteur

Et vous, qu'en pensez vous ?