L’ONG Transparency International France a publié, ce mardi, son classement mondial sur la perception de la corruption. La France tombe à la 27e place, son plus bas niveau depuis la mise en place de cet indice, en 1995, avec un score de 66 sur 100. Elle est devancée par les Seychelles ou les Émirats arabes unis, loin derrière le Danemark, la Finlande et Singapour, en tête du palmarès. A la suite de cette publication, Florent Clouet, le délégué général l’ONG Transparency International France, s’inquiète auprès de 20 Minutes d’une « alerte démocratique importante ».
Comment analysez-vous le score obtenu par la France dans ce classement ?
La France chute à la 27e place au niveau international, avec un score de 66 sur 100. Cette rétrogradation est à la fois inédite et la plus mauvaise place jamais atteinte. C’est inquiétant car c’est la quatrième année consécutive que la France recule dans ce classement. C’est une alerte démocratique importante.
Pourquoi qualifier ce recul d’« alerte démocratique » ?
Car l’absence de réponse à la dégradation de la perception de la corruption peut conduire à deux choses. Cela peut d’abord être la résignation avec une abstention qui augmente, une acceptation de la collusion entre les pouvoirs économiques et politiques. La deuxième possibilité, c’est la colère sociale qui alimente des discours de forces politiques illibérales. Et à la fin, c’est toujours la démocratie qui trinque. […]
Enfin, il y a un manque de territorialisation de la politique publique car il y a un plus grand risque de corruption au niveau local ou territorial. Le dispositif anticorruption est inadapté à la lutte contre la corruption de basse intensité, celle qui passe en dessous des radars.
20 minutes (Article intégral)
Extrait de: Source et auteur

Et vous, qu'en pensez vous ?