Islamisation. POURQUOI LES CAMPUS BRITANNIQUES SUSCITENT DES INQUIÉTUDES À L’ÉTRANGER 

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POURQUOI LES CAMPUS BRITANNIQUES SUSCITENT DES INQUIÉTUDES À L'ÉTRANGER

Le pays le plus sûr pour l'islam radical n'est pas au Moyen-Orient

16 janvier 2026

JOHN MAC GHLIONN, traduction ASVI (Association suisse vigilance islam)

 

https://courage.media/2026/01/16/why-britains-campuses-raise-red-flags-abroad/

 

Les Émirats arabes unis ne font pas dans la demi-mesure lorsqu'il s'agit de l'islam politique. Ils ne versent pas dans l’euphémisme. Ils ne prétendent pas que l'idéologie disparaît lorsqu'elle franchit une frontière ou se présente en costume-cravate. À Abu Dhabi, les Frères musulmans sont interdits, stigmatisés et démantelés avec système. Leurs livres sont considérés comme toxiques, leurs réseaux comme subversifs. Leur stratégie à long terme est comprise pour ce qu'elle est : une quête patiente de pouvoir.

 

C'est pourquoi les Émirats arabes unis ont discrètement et résolument supprimé le financement public accordé aux étudiants souhaitant étudier au Royaume-Uni. Les universités britanniques, autrefois une destination privilégiée pour les Émiratis, sont désormais considérées comme des lieux d'exposition à des idées dangereuses. Leur préoccupation, ce n’est pas l’alcool ou le radicalisme chic, mais l'incubation islamiste.

 

La position des Émiratis est sans ambiguïté. Ils ne veulent pas que leurs enfants soient radicalisés sur les campus. Comme on pouvait s'y attendre, les responsables britanniques ont répondu par des discours lénifiants sur la liberté académique. Deux cultures se font face. L'une considère l'idéologie comme une arme. L'autre ne la voit que comme un sujet de discussion. 

 

C'est là que la posture britannique cesse d'apparaître naïve et commence à montrer sa dangerosité.

 

Les Frères musulmans ne sont pas interdits au Royaume-Uni. Ils ne sont pas proscrits. Ils sont traités comme un cercle de discussion problématique plutôt que comme ce qu'ils ont toujours été : un mouvement discipliné, hiérarchisé, animé d’une mission et doté d'une théologie explicitement politique. Son fondateur, Hassan al-Banna, n'avait aucune ambiguïté quant à l'objectif. La société doit être réorganisée. La loi doit se soumettre. La foi doit gouverner. L'État vient en dernier, après la conquête des esprits.

 

La Confrérie poursuit depuis longtemps un plan patient, s'étalant sur plusieurs décennies, visant à s'ancrer dans les institutions occidentales, renforçant son influence au sein même des systèmes destinés à protéger la démocratie libérale. L'objectif n'est pas la confrontation, mais la corrosion, non pas la révolution, mais le remplacement silencieux. Elle crée des groupes d'étudiants, soutient des associations caritatives et forme des « leaders communautaires ». Elle parle le langage du bien-être, de la représentation et de l'inclusion. Elle comprend que les sociétés libérales confondent la patience avec l'innocuité et le pluralisme avec la neutralité. Au fil du temps, l'infiltration devient influence, l'influence devient autorité, et l'autorité s'exerce sans jamais avoir été officiellement accordée.

 

Les Émirats arabes unis comprennent ce qui se trame. La brutalité des Frères musulmans n'est pas toujours bruyante, ni toujours explosive, mais souvent bureaucratique. Elle s'impose par la pression, le qu’en dira-t-on, le séparatisme. Les femmes sont contraintes à la conformité. Les dissidents sont isolés. Les enfants sont formés dès leur plus jeune âge. Un ordre moral parallèle s'impose au fil du temps.

 

C'est pourquoi, outre les Émirats arabes unis, plusieurs autres États à majorité musulmane, dont l'Égypte, l'Arabie saoudite et la Jordanie, ont purement et simplement interdit les Frères musulmans. Ils ont vu comment l'engagement civique devient un levier. Ils comprennent que les Frères musulmans n'abandonnent pas leurs objectifs lorsqu'ils entrent dans des systèmes démocratiques. Au contraire, ils adaptent leurs méthodes. Le but final n'est pas la coexistence au sein de sociétés pluralistes, mais l'autorité sur celles-ci. Le refus de la Grande-Bretagne de tirer la même conclusion revient à refuser de tirer les leçons de ceux qui ont appris à leurs dépens.

 

L'examen mené en 2015 par le gouvernement britannique a conclu que les Frères musulmans n'étaient pas directement impliqués dans des actes terroristes sur le sol britannique. Une conclusion restrictive, fièrement brandie depuis lors. Elle ignorait les preuves les plus troublantes. Des personnalités liées aux Frères musulmans en Grande-Bretagne ont ouvertement exprimé leur soutien au Hamas, refusé de condamner les attentats suicides et continué à diffuser les écrits de Sayyid Qutb, l'un des idéologues les plus influents du mouvement. Qutb n'écrivait pas de poésie ou de la  théologie abstraite. Il fournissait un cadre qui sanctifie la violence, divise le monde entre croyants et ennemis et justifie les actes sauvages au nom de la purification morale.

 

Sur les campus, la situation s'est aggravée. Le nombre de signalements islamistes dans le cadre du programme Prevent a augmenté, mais les chiffres ne reflètent qu'une partie de la réalité. Les manifestations étudiantes effacent de plus en plus la frontière entre activisme et intimidation, transformant les amphithéâtres et les bibliothèques en zones de pression plutôt qu'en lieux d'apprentissage. Les étudiants juifs sont invités à faire profil bas. Les voix dissidentes sont étouffées ou réduites au silence. Les administrateurs universitaires réagissent par des déclarations sur le dialogue et le bien-être, tout en évitant la tâche plus difficile de faire respecter la loi. Tout est présenté comme de la passion, du ressentiment ou des excès de jeunesse. Rien n'est appelé par son nom.

 

Les Émirats arabes unis observent tout cela et tirent leurs propres conclusions.

 

Le génie des Frères musulmans a toujours été procédural. Ils construisent des écosystèmes plutôt que des partis. Une prise en charge de la naissance à la mort. Des mosquées avec des salles de sport. Des associations caritatives avec des services de conseil. Des groupes de jeunes qui enseignent le sport et la soumission dans le même souffle. L'objectif n'est pas le recrutement au sens brut du terme, mais l'isolation au sein même de la société. Un monde dans le monde.

 

Cheikh Yusuf al-Qaradawi, le religieux le plus influent des Frères musulmans, a un jour expliqué clairement cet objectif. Les musulmans en Occident doivent former une petite société au sein d'une société plus grande, de peur de se dissoudre « comme du sel dans l'eau ». La Grande-Bretagne a acquiescé tandis que la subversion était déclarée ouvertement.

 

L'interdiction des bourses d'études par les Émirats arabes unis est un verdict accablant, rendu sans conférence de presse ni mise en scène parlementaire. Il véhicule un message simple : nous avons déjà vu cela auparavant, et nous savons comment cela se termine.

Un commentaire

  1. Posté par antoine le

    Le ver est dans le fruit !
    ”La Confrérie des frères musulmans poursuit depuis longtemps un plan patient, s’étalant sur plusieurs décennies, visant à s’ancrer dans les institutions occidentales, renforçant son influence au sein même des systèmes destinés à protéger la démocratie libérale.”
    En Occident, sommes-nous tellement naïfs pour ne pas voir le DANGER ?
    Y a-t-il des complices (islamo-gôcho) au gouvernement UK pour faire tout son possible pour déstabiliser les institutions publiques et sociales ?

Et vous, qu'en pensez vous ?

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