Assassinat du père Olivier (2021) : ouverture du procès d’Emmanuel Abayisenga, Rwandais sous OQTF. Ce migrant, qui a menti pour tenter d’obtenir l’asile, a tué le prêtre en étant sous contrôle judicaire suite à l’incendie de la cathédrale de Nantes

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Condamné en 2023 pour l’incendie de la cathédrale de Nantes, Emmanuel Abayisenga avait été placé sous contrôle judiciaire chez les frères Montfortains à Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée). Ce ressortissant rwandais de 45 ans y avait rencontré le père Olivier, qu’il a tué dans la nuit du 8 au 9 août 2021. (…)

Silencieux, le regard vide, l’accusé a écouté la juge dérouler quelques éléments de sa vie. Emmanuel Abayisenga est né le 1er janvier 1981 au Rwanda, dans une famille de onze enfants. Il obtient le concours de police dans son pays natal avant d’arriver en France en décembre 2012, où il fera plusieurs demandes d’asile ainsi que des demandes de titre de séjour pour des raisons de santé. Il sera débouté à quatre reprises. Sa dernière obligation de quitter le territoire français (OQTF) remonte à novembre 2019. (…)

« Quand je l’ai connu Emmanuel avait 23 ans, c’était un jeune Rwandais qui venait d’échapper au génocide », se souvient une membre d’association qui l’a aidé dans ses démarches administratives. Pourtant, en août 2021, un oncle d’Emmanuel Abayisenga résidant en Belgique démentait le terrible parcours que l’accusé aurait vécu. Dans un communiqué de presse, il indiquait que sa famille s’était réfugiée dans une zone humanitaire de l’opération Turquoise et avait réintégré le domicile familial à la fin du conflit qui opposait les Tutsis et les Hutus. (…)

Le 23 mars 2020, Emmanuel Abayisenga était condamné à quatre ans de prison pour l’incendie de la Cathédrale de Nantes. Il avait ensuite été assigné à résidence et placé sous contrôle judiciaire. « Être assigné à résidence c’est bien beau mais il faut quelqu’un qui vous accueille, alors j’ai proposé à la congrégation », indique la témoin de 91 ans. Une envie d’aider qu’aujourd’hui elle regrette : « Je me sens impliquée, je suis un peu responsable de les avoir mis en relation », indique-t-elle, émue. (…)

Entendu en garde à vue sur les faits qui lui sont reprochés, l’accusé avait assuré que le père Olivier l’avait attrapé par les jambes pour le « castrer » et qu’il s’était défendu. Emmanuel Abayisenga encourt la réclusion criminelle à perpétuité, le verdict est attendu ce jeudi.

Le Parisien


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