« L’islamisme politique va massivement s’infiltrer dans nos communes à l’occasion des municipales », alerte Gilles Platret

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Valeurs actuelles. Vous sonnez l’alerte, à quelques semaines des élections municipales, face au risque d’infiltration de l’islamisme politique dans nos communes.
Gilles Platret. Personne n’en parle ! C’est un angle mort absolu. La situation est d’autant plus préoccupante qu’elle a pourtant été clairement identifiée, notamment dans le rapport « Frères musulmans et islamisme politique en France », dont une partie a été déclassifiée à l’initiative du ministère de l’Intérieur en mai dernier, ainsi que dans les récents travaux de la commission d’enquête sur les liens entre l’islamisme et le monde politique. Je regrette d’ailleurs que cette commission ait abouti à des préconisations extrêmement timides.

Pour les Frères musulmans, l’échelon municipal est un terrain stratégique à investir. Les listes LFI et écologistes sont évidemment les plus disposées à aider cette infiltration.

Pour les Frères musulmans, l’échelon municipal est un terrain stratégique à investir. Les listes LFI et écologistes sont évidemment les plus disposées à aider cette infiltration. Alors que les Français voteront dans quelques semaines, il est urgent de se saisir de ce sujet majeur. Or, les associations d’élus sont, hélas, totalement silencieuses. Si rien n’est fait, l’islamisme politique va massivement s’infiltrer dans nos communes à l’occasion des municipales.

Il faut bien comprendre que les Frères musulmans constituent une organisation extrêmement puissante en Europe, dotée de méthodes d’infiltration très performantes. Ils ont même développé un service de renseignement interne, à la manière d’un État. Quand on constate que les Émirats arabes unis dissuadent désormais leurs étudiants de se rendre au Royaume-Uni par crainte de l’endoctrinement des Frères musulmans, il est vraiment temps de se réveiller !

Quelles informations sensibles l’islamisme politique pourrait-il recueillir en entrant dans les conseils municipaux de France ?
Gilles Platret. Figurer sur une liste municipale est aujourd’hui on ne peut plus simple. Notre législation en la matière est très libérale. Il suffit de fournir deux documents (un peu plus pour les têtes de liste) : une preuve d’inscription sur les listes électorales ou du statut de contribuable dans la commune, ainsi qu’une pièce d’identité.

Nous savons que certaines villes vont basculer dans l’escarcelle de LFI lors des prochaines municipales. Les maires élus auront alors accès à une masse considérable d’informations sur leur commune : ils seront littéralement aux manettes. Mais ce risque existe aussi pour les élus d’opposition, et même en amont de l’élection. Dès qu’une candidature est déposée, il est possible de demander la liste électorale de la commune, avec les noms et adresses de tous les électeurs.

Une fois élus, même minoritaires, ces conseillers municipaux peuvent siéger dans de nombreuses instances stratégiques. La commission d’appel d’offres, par exemple, donne accès à des informations sensibles sur la commande publique, les travaux, l’organisation des entreprises. La commission de délégation de service public traite du chauffage urbain, du gaz, de l’électricité, de l’eau ou encore de la restauration scolaire. Cela ouvre la voie à un véritable renseignement économique de terrain !

Autre lieu clé : le Centre communal d’action sociale (CCAS), où circulent des données sensibles, notamment les données sociales de la commune. Il ne faut pas sous-estimer cet enjeu. Ces élus pourront également demander des documents concernant l’organisation de la police municipale ou l’implantation des caméras de vidéoprotection.

Dans ma commune, en pareil cas, je refuserais de les leur donner, mais rien n’empêche qu’un tribunal administratif puisse me donner tort. Ce sont pourtant des informations capitales pour toute organisation cherchant à s’implanter durablement sur un territoire.

Je propose de s’appuyer sur les préfets et sous-préfets afin qu’ils puissent solliciter, avant les élections, un avis des services du Renseignement territorial à propos des candidats qu’ils considèrent comme suspects.

Quelle riposte légale préconisez-vous face à ce risque ?
Il faut agir. Je ne suis pas parlementaire, mais en tant que maire, mon rôle est aujourd’hui de lancer l’alerte et d’interpeller la représentation nationale comme l’opinion publique. Je propose de s’appuyer sur les préfets et sous-préfets afin qu’ils puissent solliciter, avant les élections, un avis des services du Renseignement territorial à propos des candidats qu’ils considèrent comme suspects.

Face à des candidats qui défendent des projets de contestation des institutions républicaines, le préfet pourrait alors interdire la candidature.

Face à des candidats qui défendent des projets de contestation des institutions républicaines, le préfet pourrait alors interdire la candidature. Il s’agirait d’un criblage préalable. Il ne faut pas attendre : une fois élus, ils le seront définitivement, et il deviendra beaucoup plus difficile d’agir a posteriori. Nous avons encore une fenêtre de tir pour modifier la loi avant les municipales. Ne la laissons pas passer.

Vous avez récemment obtenu du préfet de Saône-et-Loire un pouvoir inédit en France : la possibilité de fermer temporairement certains commerces nocturnes.
C’est un sursaut de réalisme. Les relations de confiance nouées avec le préfet dès son arrivée à la fin du mois d’août ont permis, après de nombreuses discussions, la mise en place de ce dispositif exceptionnel.

Il était indispensable face à l’explosion des incivilités liées à certains commerces nocturnes, parfois impliqués dans des activités de contrebande. Une action conjointe de la police municipale et des douanes, inopinée mais bien préparée, a ainsi permis récemment la saisie de 800 grammes de cocaïne et de 10 kilos de cigarettes de contrebande.

Un mot, pour finir, sur la crise agricole. Quelle est la situation dans votre département de Saône-et-Loire ?
Une manifestation est prévue ce samedi 17 janvier, jour où doit être finalisée la signature de l’accord UE-Mercosur, sauf si le Parlement européen décide d’en repousser l’échéance. La Saône-et-Loire est un département d’élevage, avec deux grandes filières emblématiques : le Charolais et la volaille de Bresse. L’accord prévoit l’importation de 100 000 tonnes de viande supplémentaires par an, avec des droits de douane réduits. C’est une menace considérable.

Cet accord est d’autant plus insupportable qu’il a été conclu sur le dos de l’agriculture française, au bénéfice de l’industrie allemande. Nos éleveurs sont à cran.

Je me suis rendu récemment sur une action aux portes de Chalon pour rencontrer les Jeunes Agriculteurs et leur apporter mon soutien. Ils ne sont pas opposés au libre-échange, ils me l’ont dit clairement. Mais aujourd’hui, ils sont à bout. On s’attaque à ce qui reste de notre souveraineté alimentaire.

Cet accord est d’autant plus insupportable qu’il a été conclu sur le dos de l’agriculture française, au bénéfice de l’industrie allemande. Nos éleveurs sont à cran. À cela s’ajoute, chez nous comme dans beaucoup de régions, le problème du loup, qui constitue une menace majeure pour les éleveurs ovins.

Ici, à Chalon-sur-Saône, nous n’oublions pas notre environnement immédiat. J’ai d’ailleurs renforcé les liens entre la ville et son territoire, notamment en augmentant la part des produits locaux dans les cantines scolaires.

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