Piège mortel de la libre circulation des personnes: Sans les accords bilatéraux I avec l'UE, la catastrophe incendiaire de Crans-Montana ne serait pas survenue
À peine les quarante morts extraits de la cave du club à Crans-Montana, à peine les plus de cent blessés transportés dans les hôpitaux, que les commentateurs médiatiques tiraient déjà leurs conclusions hâtives.
Cela s'applique tout particulièrement à Anna Wanner, qui a fait la promotion du nouveau contrat d'association avec l'UE dans un commentaire hebdomadaire dans CH Media: « L'UE défend notre frontière extérieure, lutte pour nos valeurs libérales et assure une partie importante de notre prospérité. »
Comment? Quelqu'un remarque quelque chose concernant la protection d'une frontière extérieure pour laquelle nous payons autant d'argent, face à l'afflux de demandeurs d'asile ici? Et qu'en est-il des valeurs libérales lorsque l'UE traite un citoyen suisse comme un criminel dangereux à cause de ses opinions et lui retire tous ses moyens de subsistance? Et la Suisse ne crée-t-elle pas de la prospérité pour l'UE, étant donné qu'elle achète plus de produits à l'UE qu'elle ne lui en vend?
Puis, la jeune héritière de l'éditeur d'Aargau, Anna Wanner, avance l'argument suivant pour les accords avec l'UE: « Et en cas de catastrophe, nos voisins font preuve de solidarité; les victimes d'incendies reçoivent de l'aide en France, en Allemagne et en Italie, parce que la Suisse n'a pas les capacités nécessaires. »
Comme si la Suisse ne se comporterait pas de manière tout aussi solidaire en cas inverse. Mais d'autres journalistes comme Philipp Loser de Tamedia s'enivrent de l'idée que l'enfer de feu de Crans-Montana a finalement jeté la Suisse du piédestal de l'exception et que les Suisses ne sont plus un « peuple élu ».
En vérité, sans les accords bilatéraux I et sans la libre circulation des personnes malavisée, il n'y aurait pas du tout eu de catastrophe à Crans-Montana. Car alors, le citoyen corse-français Jacques Moretti, déjà condamné pour des infractions similaires (qui ne pouvait plus ouvrir de club en France à cause de son casier judiciaire), et son épouse française Jessica Moretti, n’auraient jamais pu s'installer en Suisse, encore moins construire un petit empire de divertissement gastronomique dans le Valais.
Avant la libre circulation des personnes, l'immigration de l'UE en Suisse était en effet régulée par des contingents et des règles plus strictes pour les permis de séjour et de travail. Il y avait des quotas pour les séjours de courte durée (jusqu'à 90 jours) et des exigences salariales et de qualification pour les séjours plus longs, avec priorité pour les citoyens suisses et de l'AELE. Mais l'accord de libre circulation en vigueur depuis 2002 a ouvert à peu près toutes les vannes.
En raison de la libre circulation des personnes et de l'afflux massif provenant de l'UE, on a également perdu ce que le monde appelait auparavant la « qualité suisse ». Cela ne vaut d'ailleurs pas seulement pour les bricolages des Moretti avec des matériaux d'insonorisation hautement inflammables dans une boîte de nuit de Crans-Montana.


Et vous, qu'en pensez vous ?