« Une femme doit se taire et ne pas travailler » : À Rennes (35), « la vie à l’occidentale » au cœur d’un meurtre entre deux familles afghanes

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À des milliers de kilomètres de Kaboul (Afghanistan), une boucherie du centre-ville de Rennes (Ille-et-Vilaine). Ce 18 juin 2024, deux conceptions du monde s’y télescopent, laissant Zabiullah Karimi, 47 ans, mort sur un trottoir. Cette boucherie qu’ils tenaient ensemble, Hashmatullah et Noorullah A., les beaux-frères de Zabiullah, la retrouvent ce mercredi pour une reconstitution du meurtre pour lequel ils sont mis en examen.

[…]

Au départ, les relations entre les deux familles sont plutôt bonnes. Au point que Massuda, épouse Hashmatullah A., un des frères de Mariam venu la rejoindre en France.

Tout bascule lorsque deux autres frères A. débarquent à Rennes. « Les frères de Hashmatullah, arrivés récemment d’Afghanistan ont poussé mon mari dans une mentalité très radicale et violente, assure Massuda aux enquêteurs quelques heures après la mort de son frère et l’interpellation de son mari. À cause de ses frères, mon mari est revenu 20 ans en arrière dans sa mentalité. Ses frères lui disaient une femme doit se taire et ne doit pas travailler… »

Entre les frères A. et leur sœur Mariam, l’ambiance devient explosive. Cette dernière les évite le plus possible, refuse de les voir. Incompréhensible pour ces hommes. Quelques jours avant le meurtre, la mère de Zabiullah est alpaguée par un des frères A. à Rennes. « Il a dit si ma sœur ne vient pas manger avec nous, je vais la prendre de force et la ramener en Afghanistan pour la remarier », relate Massuda.

[…]

Le Parisien

 

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