Après la tragédie de Crans-Montana, de nombreux parents vont entrer dans un douloureux processus de deuil. La théologienne Lytta Basset, qui a perdu l’un de ses trois fils en 2001, rappelle l’importance de la présence des autres et du refus des paroles prétendant expliquer le malheur
Vingt-cinq ans après la mort de son fils Samuel, qui s’est suicidé à l’âge de 24 ans, Lytta Basset demeure l’une des voix les plus écoutées en Suisse romande lorsqu’il s’agit de penser l’épreuve du deuil d’un enfant. Théologienne réformée, philosophe, auteure de nombreux ouvrages – parmi lesquels Ce lien qui ne meurt jamais (Ed. Albin Michel, 2007) ou Cet Au-delà qui nous fait signe (Ed. Albin Michel, 2022) –, elle a progressivement déplacé le discours religieux des réponses toutes faites vers une parole incarnée, attentive aux fragilités et aux cheminements singuliers. Choquée par la tragédie de Crans-Montana, Lytta Basset prend la parole à partir de ce qu’elle connaît intimement: l’épreuve de la perte, le temps long du deuil et ce qui, malgré tout, permet de rester relié aux autres et à soi-même.
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