Les exploitants du bar sont prévenus d’homicide, de lésions corporelles et d’incendie, à chaque fois par négligence. Les images des travaux effectués il y a dix ans plaident en leur défaveur. La question des inspections menées par la commune reste ouverte. Cette dernière souhaite se porter partie plaignante dans la procédure
Jusqu’ici, les exploitants du Constellation n’ont pas répondu aux sollicitations du Temps. Vendredi soir, moins de 48 heures après les faits et à la suite de ses premières investigations, le Ministère public valaisan a ouvert une instruction pénale à l’encontre des deux gérants du bar où quarante personnes ont perdu la vie durant la nuit du Nouvel An. Ces citoyens français sont prévenus d’homicide, de lésions corporelles et d’incendie, à chaque fois par négligence. Chacune de ces accusations est passible de trois ans de prison au maximum. La sanction ne devrait néanmoins pas excéder quatre ans et demi. Ils restent présumés innocents. Selon un porte-parole de la police cantonale, ils n’ont pas été placés en détention provisoire, ni frappés d’une interdiction de quitter le territoire.
Pour la majorité des 119 blessés pris en charge par les hôpitaux suisses et européens, le pronostic vital est toujours engagé. Dès jeudi, le président de la Confédération Guy Parmelin avait promis toute la vérité sur les circonstances de la tragédie. Par la suite, de fortes pressions sont venues d’Italie, un pays particulièrement concerné. Sur les lieux du drame, après les formules d’usage, le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani a réclamé l’établissement des responsabilités. Ce samedi, le numéro deux du gouvernement Matteo Salvini a ajouté sur les réseaux: «Dans la Suisse civilisée, les portes de la prison devront s’ouvrir pour plusieurs personnes.»
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