Pressée d’obtenir un accord formel, la Suisse est-elle passée à côté d’un deal douanier de 10% ce printemps avec les Etats-Unis?

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REVUE DE PRESSE. Alors que le Conseil fédéral veut presser le pas pour parvenir à un accord formel avec les Etats-Unis d’ici janvier, à l’occasion du WEF, un membre du Conseil national l’accuse à son tour d’avoir raté la conclusion d’un accord à 10%, ce printemps déjà

«En mai, le Conseil fédéral a manqué l’occasion de saisir la fenêtre d’opportunité». Voilà en substance le reproche adressé ce dimanche au gouvernement par le conseiller national Franz Grüter (UDC/LU) dans la SonntagsZeitung. Objet de son courroux: les informations selon lesquelles le Conseil fédéral aurait manqué de conclure un accord avantageux – à travers des taxes douanières de 10% avec les Etats-Unis – au mois de mai déjà. Si les spéculations entourant un premier projet d’accord entre la Suisse et le président américain au printemps ne sont pas nouvelles, elles ont été relancées vendredi par l’entrepreneur Alfred Gantner – cofondateur de Partners Group et parmi les six chefs d’entreprise helvétiques à avoir été reçus début novembre par Donald Trump à la Maison-Blanche – dans une interview qu’il a accordé aux journaux Tamedia. «Selon mes informations venant des Etats-Unis, Helene Budliger, [cheffe du Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO), ndlr.] était à Washington dès avril et avait négocié un projet presque final avec des droits de douane à 10%, à l’instar du Royaume-Uni. Les Britanniques ont conclu leur accord. Le Conseil fédéral aurait pu faire de même dès mai», déclarait ainsi le milliardaire.

C’est donc aujourd’hui Franz Grüter qui enfonce le clou. En marge de sa critique du Conseil fédéral, le Lucernois accuse également dans la presse alémanique des membres du Conseil national d’avoir voulu faire échouer les négociations entre Berne et Washington, afin de favoriser le resserrement des liens avec l’Union européenne (UE). Selon lui, la gauche aurait même exigé que la Confédération soumette son accord avec les Etats-Unis à la consultation de l’UE. Ces propos font écho à la thèse – relayée en août déjà par les magazines Weltwoche et Nebelspalter – affirmant que le conseiller fédéral Beat Jans (PS/BS) aurait plaidé en début d’année au sein du gouvernement pour que la Suisse prenne publiquement position contre Donald Trump, et s’approche de l’UE pour esquisser des contre-mesures suite à l’annonce de taxes américaines «punitives».

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