Laurent Obertone : « SOS Racisme a tout fait pour faire de l’insécurité un tabou »

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Valeurs Actuelles. La Furia s’est vue retirer son agrément presse. Quelle conséquence pour vous?
Laurent Obertone. La perte de nos tarifs postaux préférentiels, la perte d’une TVA réduite, la perte du droit aux aides à la presse (nous ne les demandions pas), et surtout la fin de l’obligation pour les vendeurs du réseau de nous distribuer. Nous perdons donc de nombreux points de vente, et les kiosquiers ne seront plus protégés des pressions de SOS Racisme.
Pour conserver notre indépendance, nous ne voulions vivre que de nos seules ventes, ce qui implique un équilibre économique fragile. La perte d’une bonne part de nos points de vente signe notre mise à mort économique. D’un simple coup de tampon administratif.

Depuis le lancement de votre revue, combien de procédures judiciaires avez-vous affronté ?
Aucune ! Laura Magné n’a enchaîné les convocations à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (rien que ça !) que récemment, pour s’expliquer sur les plaintes déposées par SOS Racisme contre deux de nos numéros, avant que ces plaintes ne soient classées sans suite (très logiquement, puisqu’on parle de contenus purement satiriques). Et c’est pourtant sur la base de ces seules plaintes que la CPPAP (sorte d’Arcom de la presse) nous a retiré l’agrément qu’elle nous accordait jusqu’ici (depuis trois ans). Cette commission est rattachée au ministère de la Culture, qui n’a pas daigné répondre à nos avocats…

Comment expliquez-vous le maintien de la capacité de nuisance de SOS Racisme ?
Essentiellement par la peur de ses chantages et intimidations morales ou judiciaires. Les institutions et entreprises vivent toujours dans la terreur de se voir accuser de « faire le jeu de » et préfèrent donc plier à leurs injonctions. L’antiracisme de censure a fait énormément de mal à ce pays. C’est lui qui a tout fait pour faire de l’insécurité un tabou, pour interdire la critique de l’immigration de quantité et du cataclysmique « vivre ensemble ». Cela revient à piéger tout débat public, et à priver les Français du libre exercice de leur souveraineté. Il est proprement scandaleux qu’on nous force à financer ça – car de telles associations vivent essentiellement d’argent public.

Espérez-vous vous faire entendre des pouvoirs publics et plus précisément de la ministre de la Culture ?
Nous allons absolument tout faire pour. Une décision si bancale, prise si précipitamment, sans tenir compte de la justice, est scandaleuse et liberticide. Nous espérons que la médiatisation forcera la ministre de la Culture, Rachida Dati, à revenir sur cette censure administrative. « Je serai toujours pour la liberté de la presse », assurait-elle sur CNews le 17 juin dernier. Voilà l’occasion de le démontrer.

On entend partout que « la droite est en train de gagner la bataille culturelle », on suppose que vous relativisez cette affirmation ?
Oui, je ne la partage pas du tout. Avoir les meilleures idées ne garantit en aucun cas de les rendre attractives et effectives, encore moins de les imposer à l’inertie du système étatique, qui, jusqu’à preuve du contraire, poursuit strictement sa feuille de route dans sa persécution morale, fiscale, liberticide, démographique et sécuritaire des Français. Avant de voir des avancées réelles, concrètes, nous devrons faire beaucoup mieux – et en faire beaucoup plus – dans le réarmement des esprits.

Que faire pour ceux qui voudraient vous soutenir ?
Pour compenser la perte de nos points de vente, notre unique chnce de survie est une prise d’abonnements massive. On espère mobiliser tous ceux qui n’admettent pas qu’une police des kiosques décide de ce qu’ils ont le droit de lire ou non. Et j’ai la conviction que nous ne sommes que les premiers de la liste. Bref, c’est le moment de serrer nos rangs. Si on leur démontre qu’ils ne peuvent plus nous faire taire, que leur chantage – leur seule arme – ne prend plus, ce sera déjà un grand pas vers la libération.

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