Deux milliards d’euros par an. Voici ce que pèserait l’exception migratoire algérienne dans les finances de la France, dévoilent les députés macronistes Charles Rodwell et Mathieu Lefèvre dans un rapport explosif sur le coût de l’accord franco-algérien de 1968, présenté ce 15 octobre en commission des Finances.
our construire leur diagnostic, les deux auteurs se fondent sur le statut dérogatoire dont bénéficient les Algériens en vertu des accords signés par Paris et Alger en 1962 et 1968 ainsi que sur la convention générale de sécurité sociale de 1980. Et s’emploient à en évaluer le coût, malgré «l’extrême difficulté rencontrée à obtenir des données de la part des administrations», pointe Charles Rodwell, qui dénonce volontiers «l’absence voire la rétention de données, notamment administratives», sur le sujet.
L’accord de 1968, pensé pour encadrer l’immigration de travail tout en limitant l’accès aux prestations sociales, n’impose en réalité aucune clause de réciprocité à la partie algérienne.
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