Tout est parti d’une simple invitation, qui en dit à elle seule tellement long sur l’entrisme islamique qui règne au Parlement européen.
À l’occasion de la sixième édition des Rencontres des jeunes européens (ou European Youth Event, EYE), qui réunit chaque année à Strasbourg le gratin des associations de jeunesse assermentées par Bruxelles pour deux jours de tables rondes et de débats, les instances européennes ont cru bon convier le Forum des organisations européennes musulmanes de jeunes et d’étudiants (FEMYSO).
Derrière le nébuleux acronyme, une réalité implacable : le FEMYSO, qui regroupe une trentaine d’associations à travers le continent, use de ses accès privilégiés au Parlement européen pour prêcher la parole des Frères musulmans.
Son ancienne présidente, Intissar Kherigi, n’est autre que la fille de Rached Ghannouchi, leader du parti islamiste tunisien Ennahdha. Les liens entre le Forum et les réseaux fréristes sont nombreux.
En 2021, le FEMYSO fut l’un des fers de lance d’une campagne pro-hijab — « Mon hijab, mon choix » — grassement subventionnée par le Conseil de l’Europe.
La droite, unie dans son opposition
C’est donc sans surprise que l’association de jeunesse figure dans la liste des organisations dites « proches des Frères musulmans », établie par le renseignement français dans son rapport consacré à l’entrisme frériste, rendu public par le ministère de l’Intérieur en mai dernier.
Pour les instances européennes, difficile de plaider l’erreur ou l’incompréhension. D’autant plus que la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, a été directement avertie par Marion Maréchal.
Dès le 27 mai, soit trois semaines avant les EYE, l’eurodéputée dénonce, dans un mail, la venue d’une association qui risque « d’exposer des milliers de jeunes européens à l’influence de l’islam radical, qui s’oppose à toutes les valeurs européennes, à Strasbourg, une ville martyre du terrorisme islamiste. » Sa mise en garde est cosignée par 33 élus européens issus des différents groupes de droites (ECR, PPE, ENS, PFE), dont Sarah Knafo.
La gauche vole au secours de la jeunesse frériste
L’avertissement est resté sans réponse. Ce 14 juin, des représentants du FEMYSO ont ainsi participé librement aux Rencontres des jeunes européens. Au grand dam de la droite européenne, unie dans son opposition.
Devant l’enceinte du Parlement européen, ce sont ainsi quelque 400 membres du Rassemblement national pour la jeunesse (RNJ) qui ont manifesté leur désapprobation. Une banderole « FEMYSO – Frères musulmans : hors d’Europe » a été déployée par les jeunes marinistes. Une initiative partagée par la branche jeunesse d’Identité-Libertés (IDL), le parti fondé par Marion Maréchal.
Mis au fait de la contestation, les militants du FEMYSO présents à Strasbourg ont tenu à répondre par leur propre banderole : « Stop fascism », fièrement exposée à l’intérieur même du Parlement européen sans que les organisateurs n’interviennent.
Encore plus invraisemblable, les groupes écologistes (les Verts/ALE) et socialistes (S&D), dans lesquels siègent respectivement les eurodéputés français Marie Toussaint et Raphaël Glucksmann, ont répondu à l’appel du FEMYSO, qui a exhorté les eurodéputés à « rejeter le narratif islamophobe ».
« Ne réduisez pas au silence la jeunesse musulmane », écrit le groupe écologiste sur ses réseaux sociaux.
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