Transition écologique: le coût des rêves, de Rémy Prud’Homme

Francis Richard
Resp. Ressources humaines

La première priorité de la politique économique de la France n'est pas la lutte contre le chômage, ni la promotion de la croissance, ni le souci d'un endettement pharamineux, ni les trous de la sécurité sociale, ni la réduction du déficit de la balance commerciale, ni les crises du logement ou de l'agriculture, ou de l'enseignement, c'est la "planification écologique", définie comme la réduction des rejets de CO2 - de 40% d'ici 2030, et de 100% d'ici 2050.

Il ne faut pas croire que la folie verte soit une exception française. Elle touche les pays développés mais pas les autres. D'où l'intérêt du livre de Rémy Prud'homme.

Transition écologique: le coût des rêves est extrapolable aux pays de l'Union européenne1, aux États-Unis, à l'Australie, au Canada, à la Nouvelle Zélande, au Japon...

L'expression de folie verte n'est pas exagérée. Car il faut remettre les choses en perspective:

  • Le réchauffement climatique en 150 ans est de l'ordre de 1°C.
  • La teneur en CO2 dans l'atmosphère a augmenté parallèlement: il y a corrélation.
  • Il est impossible de savoir si c'est le CO2 qui entraîne le réchauffement ou si c'est l'inverse.
  • Il peut très bien y avoir une autre cause au réchauffement que le CO2: sous l'Empire romain et au Haut Moyen-Âge le globe a connu des températures comparables sans qu'il y ait de tels rejets de CO2.

Dire que les rejets de CO2 sont responsables du réchauffement climatique est donc une croyance, ce n'est pas une certitude.

Le CO2 est-il néfaste? En tout cas, le CO2 est l'aliment des plantes et, quand sa teneur dans l'air augmente, la croissance des plantes augmente également.

Pourquoi parler de folie verte? Parce que le CO2, en dépit de tout ce qui vient d'être dit, est considéré comme le mal:

Le CO2 cause le réchauffement de la planète. Ce réchauffement entraîne les pires catastrophes et la disparition de la vie sur terre. Pour sauver la planète, l'homme doit battre sa coulpe et cesser de rejeter du CO2, même si - et peut-être surtout - cela lui fait très mal.

Bref c'est une idéologie, une singerie de religion, avec ses rêves, ses livres sacrés, ses pontifes, ses saints, ses conciles, ses catéchismes, ses censeurs, ses médias, ses propagandistes, ses partis politiques, ses banquiers, ses idiots utiles, ses rentes.

Qui rejette du CO2 ? En France, les grands fauteurs de CO2 sont:

  • Le transport: 32%.
  • L'agriculture: 19%.
  • Le logement: 17%.
  • L'industrie: 18%.
  • L'énergie: 10%.
  • Les déchets: 3%.

À ces activités coupables, il faut ajouter les banques parce qu'elles sont complices des secteurs émetteurs.

Comment réduire les rejets de CO2 de ces activités pécheresses?

  • Dans le transport, en réduisant la part de la voiture et du camion et en remplaçant la voiture thermique par la voiture électrique.
  • Dans l'agriculture, en multipliant les réglementations, les contraintes, les interdictions, les prescriptions, les autorisations, les taxes, les subventions, etc.
  • Dans le logement, en votant des lois, des textes et des décisions en matière d'isolation des bâtiments, de modes de chauffage et en réduisant l'artificialisation des sols (en  refusant des permis de construire par exemple).
  • Dans l'énergie (donc dans l'industrie) en diminuant le nucléaire (qui n'émet pas de CO2) et en le remplaçant par du renouvelable.

Quant aux banques, qui était un secteur déjà très réglementé, elles ont dû se soumettre à des obligations vertes et refuser de financer des projets charbonniers, pétroliers et gaziers. Et, pour s'assurer que ces obligations seraient appliquées, une myriade d'institutions ont été créés, une pléthore d'accords, conclus.

Tout cela a un coût, que l'auteur estime secteur par secteur. Ces coûts, qui sont des surcoûts, sont des coûts socio-économiques au sens large, c'est-à-dire des coûts d'opportunité, des pertes de satisfaction et d'utilité, des augmentations de prix pour un service identique, etc. et pas seulement des dépenses, encore moins des dépenses publiques.

Les montants auxquels il parvient ont de quoi donner le vertige. Ce sont pourtant des estimations, discutables, mais prudentes. Le lecteur intéressé par les calculs effectués se reportera pour leurs détails au livre: au total, il arrive à un coût de 300 milliards d'euros en 2030 et à un coût de 1100 milliards d'euros pour 2024-2030.

Pour quels bénéfices? Il remarque qu'au cours des cent dernières années il y a bien eu un réchauffement, mais pas de dommages évidents et que, d'autre part, la réduction de l'impact de la réduction des rejets de CO2, si l'objectif fixé est atteint, ne sera que de 0,00022°C 2, c'est-à-dire rien.

Compte tenu de l'état économique de la France3, sacrifier des centaines de milliards d'euros au Dieu vert est une folie, et le rêve vert, un terrible cauchemar.

 

Francis Richard

 

1 - La France s'est notamment soumise à l'Union européenne en matière d'énergie: en adoptant une fausse concurrence, en optant pour le renouvelable, en approuvant une tarification aberrante.

2 - En utilisant la méthode de calcul du GIEC.

3 - Le ministre des finances se bat comme un beau diable pour économiser un petit milliard d'euros par-ci et par-là.

 

Transition écologique: le coût des rêves, Rémy Prud'homme, 160 pages, L'Artilleur

 

Livres précédents:

 

L'idéologie du réchauffement (2015)

Gouverner c'est mentir (2019)

Les vrais responsables de la crise énergétique (2022)

 

Publication commune LesObservateurs.ch et Le blog de Francis Richard.

3 commentaires

  1. Posté par miranda le

    L’essentiel est aussi de savoir ce qui se cache derrière tous ces scénarios, notamment celui de la transition écologique qui n’est qu’un outil de plus pour la réalisation d’une gigantesque colonisation de la planète par les élites mondialistes.

    Ajout d’un article qui montre encore que tous les moyens sont utiles pour y parvenir, si nous restons passifs.

    « Aussi irrationnel que cela puisse paraître, nous vivons actuellement une guerre contre la nourriture,
    des centaines de millions de personnes connaissent la pauvreté et la faim, en raison des politiques actuelles conçues pour déclencher une crise alimentaire et une crise de la dette, mais pas seulement dans les nations les plus pauvres.

    Une famine mondiale est orchestrée, et si nous ne faisons rien pour l’empêcher ou nous y préparer, elle affectera tout le monde.

    L’augmentation des prix des denrées alimentaires, les pressions exercées sur les agriculteurs pour qu’ils ne cultivent pas les terres, les fermetures d’exploitations agricoles et de supermarchés, les guerres provoquées qui brisent la chaîne d’approvisionnement.

    Pour toutes ces raisons, nous devons être conscients que le problème n’est pas du au manque de nourriture, mais aux politiques que les élites et leur Agenda 2030 veulent nous imposer, basées sur un Un faux changement climatique,

    sans oublier l’accaparement des terres agricoles et des aquifères mené par de grandes entreprises et des millionnaires sans scrupules.

    Les élites prévoient de provoquer des pénuries alimentaires en Europe, qui est historiquement l’une des régions les mieux nourries au monde.

    Lorsque les dominos commenceront à tomber et que les conséquences se feront sentir dans le reste du monde, la planète pourrait être plongée dans une famine dévastatrice.

    C’est ce à quoi nous assistons déjà, discrètement, dans les pays développés, et de nombreux
    dévoués s’expriment pour y mettre un terme afin que nous en prenions conscience avant qu’il ne soit trop tard.
    Steeve. La Chance.

    Une famine, ça paraît abstrait. Si on ne veut pas envisager le degré de souffrance, de désespoir, d’humiliation et de violences qu’elle engendre , alors nous la subirons.

  2. Posté par miranda le

    Il va falloir sérieusement remettre à l’heure l’horloge du village monde. En quelque sorte mettre à jour ce qui a permis au changement climatique d’occuper presque tous les esprits sur cette planète.

    Nous sommes toujours étonnés que les scientifiques du site  » les climato réalistes » ne soient jamais invités à s’exprimer dans les médias , notamment sur le carbone. Ce carbone tellement essentiel à la vie et qui n’est pas dans l’excès dangereux auquel on nous fait croire pour nous mener au programme de haute frugalité ou austérité punitive..

    IL serait bon de se pencher sur l’origine du changement climatique.
     » Le cofondateur du Club de Rome, le Dr. Alexander King, a admis la fraude dans son livre : « La première révolution mondiale [The First Global Revolution] » (1991). Il a déclaré : « en recherchant un nouvel ennemi afin de nous unir, nous sommes arrivés à l’idée que la pollution, la menace d’un réchauffement mondial, les pénuries d’eau, les famines et autres correspondraient tout à fait à ce but […] tous ces dangers ne pouvaient être causés que par l’intervention humaine […] le vrai ennemi devient alors l’humanité elle-même. »[14]

    Relisez Ce passage, et imprégnez-vous-en : « C’est l’humanité qui est la faute et pas uniquement les ….147 banques et multinationales mondiales »…. qui déterminent notre environnement aujourd’hui, mais c’est seulement l’humanité qui doit porter cette responsabilité et devient donc l’ennemie.

    Plus tard un des Sommets sur l’Environnement, permit à Maurice Strong d’être nommé Assistant Secrétaire général des Nations unies et conseiller politique en chef [Chief Policy Advisor] auprès de Kofi Annan [NdT : Secrétaire général des Nations unies de 1997 à 2006] Il fut l‘architecte clé du protocole de Kyoto (1997-2005) qui déclara que le réchauffement climatique d’origine humaine était réel d’après le « consensus », et qu’il était « extrêmement vraisemblable » que les émissions de CO2 d’origine humaine en aient été la cause prédominante.

    En 1988, Strong avait entre-temps été un personnage clé de la création du GIEC (les pseudo savants du changement climatique) de l’ONU, et plus tard de la Convention cadre sur le changement climatique, le Sommet de Rio qu’il présida en 1992, et qui approuva son Agenda 21 de l’ONU, d’inspiration mondialiste.[15

    ]Ainsi, le GIEC de l’ONU et son agenda sur le réchauffement climatique, constitue un projet politique et non pas scientifique. Son dernier rapport est comme les précédents, basé sur une science fausse et sur une fraude complète.

    Le professeur Richard S. Lindzen du MIT, a critiqué dans un récent discours les politiciens et activistes qui clament que « la science est fixée définitivement », et qu’elle exige « des changements sans précédent dans tous les aspects de la société. » LINDZEN a remarqué surtout qu’il était totalement impossible pour un tel « système climatique multifactoriel » comme le climat, de pouvoir être résumé par juste …..une seule variable……, celle du changement dans les températures moyennes mondiales,et qu’elles puissent être contrôlées de façon primaire par une simple variation de 1 à 2 % dans le budget énergétique[16] due au CO2.

    Lindzen a également détaillé comment « une conjecture impossible soutenue par de fausses preuves, incessamment répétée, a pu prétendre devenir de la ‘connaissance’ utilisée ensuite afin de promouvoir le renversement de la civilisation industrielle ».[17]

    CONCLUSION
    Notre monde a en effet besoin d’une « transformation sans précédent », mais une transformation qui serait plutôt de nature à promouvoir la santé et la stabilité de l’espèce humaine plutôt que de vouloir la considérer comme l’ennemie… »

    source
    Olivier Demeulenaere

  3. Posté par antoine le

    Vu que le bon sens a déserté les cerveaux de ceux qui nous gouvernent, il est encore temps de remettre l’église au milieu du village (si j’ose dire !).
    En effet toutes les prédictions hasardeuses d’Al Gore le menteur démontre :
    http://troutdale.blogspot.com/2007/10/35-things-al-gore-forgot-to-mention.html
    – Une manipulation mondiale
    – Aucune réflexion profonde ou une étude sérieuse
    Al Carbone mentionnait une hausse de 6 mètres: d’ici 2050 c’est à peine 30cm !
    Tous les marégraphes font apparaître une hausse d’env 2mm par an !! Mais il y a des exceptions, en Scandinavie la mer baisse parce que le socle rocheux sort de la Terre !!
    Lorsqu’on évalue les risque avec une tolérance de VINGT FOIS (20 x), je pourrais tout de suite prédire les gains et pertes en bourses sans problème …

Et vous, qu'en pensez vous ?

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