L'avortement sera facilité en Espagne et la maternité de substitution sera classée parmi les violences faites aux femmes, entre autres dispositions de la nouvelle loi espagnole sur l'avortement, qui pourrait être adoptée par le Parlement d'ici la fin de l'année.
La loi espagnole sur l'avortement sera réformée pour inclure le recours aux mères porteuses dans les violences faites aux femmes.
En vertu des nouvelles règles, toutes les femmes auront le droit de demander l'interruption d'une grossesse non désirée dans un hôpital public proche de leur domicile.
Actuellement, elles ne peuvent le faire que dans certains établissements du pays, souvent à des centaines de kilomètres de chez elles.
En outre, chaque femme aura le droit de choisir la méthode de l'interruption de grossesse, c'est-à-dire de demander une intervention médicamenteuse ou chirurgicale.
L'interdiction complète de l'avortement pour les jeunes de 16 et 17 ans sera également abolie.
Elles pourront avorter avant leur majorité mais seulement avec l'accord de leurs parents.
Selon la ministre de l'égalité, Irene María Montero, les droits des médecins ne peuvent primer sur les droits des femmes, et le délai de réflexion obligatoire avant l'avortement sera supprimé. Ce délai, selon elle, les infantilise, donnant l'impression qu'elles sont incapables de décider par elles-mêmes.
Les médecins ne pourront donc pas passer outre aux décisions des femmes. S'ils tentent de le faire, ils seront accusés du crime de viol obstétrique.
L'amendement aborde également la question de la gestation pour autrui.
Selon Mme Montero, le corps des femmes ne doit pas être exploité. En conséquence, la maternité de substitution sera criminalisée et classée parmi les violences faites aux femmes.
La ministre de l'égalité, qui a également rédigé la loi sur le changement de sexe gratuit pour les jeunes dès 14 ans, a déclaré qu'elle ferait approuver la réforme de la loi sur l'avortement par le Congrès d'ici la fin de l'année.
Photo AFP/Getty Images/Javier Soriano
Traduction Cenator
On peut ne pas être en accord avec l’avortement, on peut ne pas être en accord avec la gestation pour autrui, mais derrière ces “fausses bonnes intentions” on se demande si ceux qui décident de nos vies ne souhaitent pas que nous ne soyons plus procréateurs ou responsables de la vie d’un enfant.. Tout ça sent la fausse compassion.