Interrogée le 13 juin dans l'émission Sept à huit diffusée sur TF1, Mila, la jeune femme harcelée et menacée sur les réseaux sociaux pour avoir tenu des propos outranciers envers l’islam, a fustigé la lâcheté de son pays en précisant qu'elle se voyait peut-être morte «dans cinq ans».
A l'occasion de cet entretien, Mila a regretté le fait qu'elle soit «prisonnière dans son propre pays» et dénoncé «une nation fragile et lâche», se disant pourtant persuadée que «son pays n'était pas comme ça». La jeune femme a poursuivi en expliquant qu'elle voyait «la lâcheté partout autour [d'elle]. Personne ne fait rien parce que les gens ont peur», a-t-elle déclaré, fustigeant la majorité silencieuse qui la soutient mais qui ne fait rien.
Evoquant son avenir, Mila explique qu'elle se voit «grande brûlée, peut-être avec une jambe arrachée, ou peut-être morte. Peut-être que je serai morte dans cinq ans. Je vais forcément ne pas rester en vie, et je vous dis ça dans le plus grand des calmes, et je sais que ce n’est pas normal. Et c’est dans ces moments-là que je me mets à pleurer, car je ne suis pas capable de voir mon avenir comme les autres», confie-t-elle.
🔴 "Je vais forcément ne pas rester en vie."
Depuis le début du procès, il y a 10 jours, de ceux qui la menacent de mort pour avoir crûment critiqué l'islam, #Mila est à nouveau harcelée.
Elle témoigne en exclusivité face à @audrey_crespo.
📺 Ce soir, dès 18h20 sur @TF1. pic.twitter.com/Y0vKNDqAYt— Sept à Huit (@7a8) June 13, 2021
Dans une interview accordée au JDD et publiée le même jour, la jeune femme, plus optimiste, déclare : «Je suis une dure à cuire, je sais que j'en suis capable, je ne me donnerai pas la mort, je serai là demain. J'ai toujours eu assez confiance en moi. Peu importe de quelle manière je crève, je ne veux pas quitter ce monde sans avoir accompli quelque chose de grand.»
Je suis le prix de votre liberté, un livre à paraître le 16 juin
Mila s'était fait connaître du grand public après avoir critiqué l'islam de manière virulente sur son compte Instagram, le 18 janvier 2020. «Le Coran il n'y a que de la haine là-dedans, l'islam c'est de la merde», affirmait-elle dans une vidéo.
La lycéenne avait rapidement fait l'objet d'une campagne de cyberharcèlement massive avec des dizaines de milliers de messages homophobes ou des menaces qui appelaient à commettre des violences contre elle. Cette situation avait contraint sa famille à la déscolariser et à l’isoler à son domicile, où elle était placée sous protection judiciaire.
Face à ces torrents d'injures, la jeune femme avait décidé de porter plainte. Les 2 et 3 juin, dix hommes et trois femmes âgés de 18 à 30 ans avaient comparu devant le tribunal correctionnel de Paris pour harcèlement en ligne et menaces de mort. Une audience de renvoi est prévue le 21 juin prochain.
Les islamistes «disent qu'ils sont blessés» mais ce n'est pas vrai, «ils choisissent d'être blessés»
Evoquant les critiques qu'elle a lancées à l'encontre de l'islam et qui lui ont valu cette campagne de cyberharcèlement, elle confie au JDD qu'elle ne savait «pas qu'il était aussi dangereux de critiquer l'islam», soulignant que les islamistes «disent qu'ils sont blessés», mais cela n'est pas vrai, «ils choisissent d'être blessés», précise-t-elle.
La jeune femme se livrait dans la presse pour faire la promotion de son livre, Je suis le prix de votre liberté, à paraître le 16 juin. Dans cet ouvrage, Mila raconte son parcours en décrivant la violence des évènements auxquels elle a dû faire face.
Extrait de: Source et auteur
Mila a raison. Mais pourquoi l’Etat n’a pas négocié pour elle l’asile dans un pays chrétien, comme en Amérique latine par exemple, avec changement d’identité? Il sait si bien le faire quand un membre de l’Etat ou indicateur de police, est en grand danger.
Cet état reste indifférent face à la situation dans laquelle se trouve cette jeune femme et probablement satisfait de l’effet ” DIVERSION ” que cela peut exercer sur “le public” qui compatit tout en éprouvant un sentiment d’impuissance.
Maintenant nous, “civilisés” par des siècles de dressage commençons a accepter le pire. Si nos ancêtres avaient réagit comme cela, nous n’existerions plus. Certaines communautés comme les corses ou les basques pourraient nous inspirer en ce qui concerne la sauvegarde de notre dignité.