La bande des Caucasiens - dont la plupart sont des réfugiés de guerre reconnus ou tolérés - avait déjà fait la une à plusieurs reprises dans la capitale fédérale ainsi que dans la ville de Linz. Leurs compatriotes ont toujours dû porter le voile. Et en cas d'apparence trop "occidentale" ou de valeurs ne correspondant pas à leurs yeux (des photos en maillot de bain ou des rencontres avec des hommes non tchétchènes suffisaient), les victimes, mais aussi leurs familles, étaient gravement menacées et persécutées.
Des passages à tabac filmés par téléphone portable
Les gardiens de la moralité ont conservé des "dossiers" sur des centaines de femmes dans des comptes rendus secrets de discussions en ligne (chat). Les passages à tabac ont également été filmés par téléphone portable. Enfin, l'été dernier, les enquêteurs ont arrêté plus de dix suspects sur Internet.
On va ôter la tête à tes fils
Aujourd'hui, le chantage a apparemment été ajouté à la longue liste de délits qui va du trafic d'armes à la privation de liberté, en passant par les coups et blessures graves, le vol de voiture et le cambriolage.
En effet, quatre jeunes Tchétchènes âgés de 21 à 25 ans, qui font apparemment partie du grand groupe, auraient terrifié un père à Vienne par WhatsApp.
Ils savaient où il travaille, où sa famille vit et dans quelle école vont ses enfants. Dans un message sinistre écrit dans un mauvais allemand, ils disaient qu'ils allaient "ôter la tête à ses enfants" s'il ne payait pas 5000 euros.
Les maîtres-chanteurs ont également eu l'audace de se faire passer pour des protecteurs et d'exiger à nouveau de l'argent. Alors que la famille menacée était sous protection policière, le quatuor a été arrêté.
(Traduction libre Schwarze Rose pour Les Observateurs.ch)
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