Plus de cinq ans après l’assassinat d’Aurélie Châtelain et le projet d’attentat avorté contre l’église Saint-Cyr-Sainte-Juliette de Villejuif, le procès de l’islamoterroriste algérien Sid Ahmed Ghlam et de neuf de ses complices présumés s’est enfin ouvert lundi devant la Cour d’assises spéciale de Paris. Un procès dont la Justice et surtout les proches de la jeune femme abattue froidement dans sa voiture attendent beaucoup mais qui, pour le moment, et sans grande surprise, se heurte à l’habituelle défense des djihadistes consistant à nier les faits et à se présenter comme des « repentis ».
Faux étudiant mais vrai djihadiste
Rappelons que cette affaire a débuté le 19 avril 2015, avec la découverte à Villejuif du cadavre d’Aurélie Châtelain, une jeune mère de famille de 32 ans, tuée froidement d’une balle dans sa voiture. Faisant rapidement le lien entre ce meurtre et une intervention effectuée le jour même par le SAMU en secours à un individu prétendant « avoir été blessé par balle » à la suite d’un « vol avec arme », les policiers ne tarderont pas à interpeller Sid Ahmed Ghlam, dans le véhicule duquel ils découvriront un véritable arsenal de guerre, et notamment le pistolet ayant servi au meurtre de la jeune femme. Tout comme à son domicile, une chambre située dans une résidence universitaire, où ils saisiront d’autres armes ainsi que de nombreux messages cryptés attestant de ses liens directs avec l’Etat islamique. Livrées au compte-gouttes par les grands médias, les informations concernant son profil allaient mettre une fois de plus en évidence les énormes failles existant dans notre système de défense antiterroriste. Ainsi, allait-on apprendre que cet Algérien, après avoir effectué un premier séjour en France en 2001, s’y était définitivement installé en 2009. Officiellement « étudiant », il avait une première fois attiré l’attention de nos services de renseignement en déclarant sur les réseaux sociaux vouloir partir en Syrie. Puis, à nouveau, lorsque son petit frère avait signalé aux autorités sa radicalisation en novembre 2014. Entendu alors par le renseignement, il n’avait finalement pas été inquiété… Jusqu’à ce que ses séjours répétés en Turquie et en Algérie lui vaillent en 2014 d’être fiché S. Lors de l’enquête, les policiers allaient aussi mettre en évidence, grâce à l’ADN, sa présence dans la voiture d’Aurélie Châtelain le jour du meurtre, et son projet d’attentat contre l’église Saint-Cyr-Sainte-Juliette de Villejuif, « à l’heure de la messe ». Projet qui n’était que le prélude à une sanglante vague d’attentats, puisque, parmi les documents saisis chez Ghlam, figurait une liste de stations de métro, églises, commissariats, ou encore gares constituant des cibles potentielles …
« Tout prouve que M. Ghlam a tué Aurélie »
Bref, autant d’éléments pour le moins accablants pour l’accusé, qui s’est bien sûr présenté lundi comme un « repenti », et est resté sur sa version des faits. En effet, s’il reconnaît avoir été présent dans la voiture d’Aurélie Châtelain, il nie bien sûr avoir tué la jeune femme. Selon lui, celle-ci aurait été tuée « accidentellement » par un deuxième individu présent à ses côtés ce jour-là, qui aurait voulu dérober le véhicule en vue de l’attentat contre l’église, et aurait finalement pris la fuite. « Choqué » par le meurtre d’Aurélie, Ghlam aurait alors renoncé à son projet terroriste et se serait tiré une balle dans la jambe pour se présenter comme une victime d’agression… Le problème, c’est que, comme l’on pouvait s’y attendre, ce fameux complice, désigné par l’accusé comme étant Samy Animour, est mort en perpétrant avec d’autres djihadistes le sanglant attentat du Bataclan du 13 novembre 2015 et ne pourra donc jamais être entendu. D’autre part, comme l’a souligné Me Casubolo Ferro, l’avocat des parties civiles, non seulement « Samy Animour était en Syrie le jour où Aurélie Châtelain a été tuée », mais en outre « l’expertise balistique, l’expertise génétique, les caméras, tout prouve, hormis ses dires, que M. Ghlam a tué Aurélie Châtelain ». •
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Ce n’est pas moi, c’est l’autre … base de la taqiya … mensonges à répétition …
Il fut un temps où la guillotine rendait bien service …