Incendies en Australie. Les Verts et l’administration mis en cause.

Michel Piccand

 

Incendies en Australie. Les Verts et l’administration mis en cause.

 

Plus personne n’ignore les terribles incendies qui ravagent l’Australie et qui pour l’heure ont tué 24 personnes, des centaines de millions d’animaux, et détruit des milliards d’hectares. Les journaux écrits et télévisés s’en sont abondamment fait l’écho.

La presse sous nos contrées est cependant restée très évasive, pour ne pas dire muette, sur les polémiques qui agitent l’Australie depuis le début des incendies. La cause la plus souvent évoquée par la presse incrimine le « réchauffement climatique » qui serait responsable de l’ampleur des incendies cette année, or c’est une affirmation contestée par nombre d’Australiens et de professionnels du feu. Pourquoi la presse helvétique n’en parle pas ?

Les feux de brousse ne sont pas une nouveauté sur le continent australien qui y fait face depuis aussi longtemps que l’homme s’y est installé. Des stratégies et des techniques de lutte contre le feu y ont été développées et pratiquées depuis plus d’un siècle, y compris des mesures comme le back-burning [1] et le brûlis préventif qui consiste à faire de larges coupes dans la végétation en la brûlant par avance afin de créer des zones sans végétation et donc sans combustible, ce qui empêche le feu non maîtrisé de progresser et de se propager en cas de départ de feu accidentel.

Sous la pression des Verts et des défenseurs de la biodiversité ces coupes de défrichement et ces brûlis préventifs ont été rendus par l’administration de plus en difficiles et compliqués à mettre en place. Le code de conduite écrit par les Verts australiens (Greens) montre clairement qu’ils sont à l’origine du problème, ils ne s’opposent pas aux brûlis préventifs mais seulement lorsque ce brûlis aura été autorisé par une personne habilitée et possédant les connaissances scientifiques nécessaires et qui inclut donc du personnel et une autorisation de l’administration.

Le mieux est dit-on parfois l’ennemi du bien, et l’expérience faite par l’australien Liam Sheahan, 64 ans, et son fils, illustre parfaitement la problématique induite par les Verts qui dans leur extrémisme dogmatique dénient tout sens de la responsabilité chez les citoyens en prétendant que seuls leurs experts habilités sont en mesure d’apprécier les situations environnementales.

Liam Sheahan a demandé de pouvoir défricher une zone de protection autour de sa maison, cette autorisation lui a été refusée. Il a passé outre et a tout de même défriché et arraché des arbres et s’est vu infligé une amende pour un montant de 100'000 dollars australiens (env. 68'000.- CHF). Mais lors du grand incendie de 2009, du terrible samedi noir qui a fait 180 victimes, dans l’incendie qui a ravagé son secteur une seule maison a été épargnée et est restée debout, celle de Liam, qui s’il n’avait pas outrepassé la loi et défriché contre l’avis des greens experts, aurait vu sa maison brûler comme l’ont été celles de tous ses voisins, et peut-être même sa famille [2].

Bien sûr pour la presse helvétique il est beaucoup plus facile de fermer les yeux sur la responsabilité des Verts et de leur environnementalisme dogmatique et ainsi d’accuser le réchauffement climatique qui sert à justifier l’agenda politique. Mais ça ce n’est pas de l’information objective, complète et honnête. C’est de la manipulation des consciences. Pourquoi la presse protège certains acteurs, les Verts, au détriment d’autres citoyens ? Pourquoi elle ne fait pas entendre tous les sons de cloches ?

L’incrimination du réchauffement climatique comme cause des terribles incendies de cette année est également contredite par les données climatiques et météorologiques de l’Australie. Si les pics de chaleur et de sécheresse de cette année sont évidents ce ne sont ni des exceptions ni les premiers, ils y sont même des données communes du climat australien depuis des siècles [3].

La catastrophe irrémédiable de cette année a d’autres causes, dont celle avancée, et qui incrimine les Verts et leur pression dogmatique sur toute la société.  Et l’opinion selon laquelle c’est la diminution des brûlis préventifs et des défrichements qui serait responsable du terrible désastre de cette année est partagée par des personnes qui ne sont pas des opposants politiques des Verts mais juste des professionnels de la lutte contre les incendies.

Sur sa page, le corps des sapeurs-pompiers volontaires d’Australie, c’est-à-dire des milliers de citoyens qui prennent des risques et parfois perdent la vie pour protéger du feu leurs familles et leurs communautés, incrimine directement l’idéologie environnementaliste.

 

« C’est l’idéologie verte, et pas le changement climatique, qui empire les feux de brousse ».

Le 5 mars 2019 déjà, les pompiers volontaires de Nouvelles Galles du Sud, s’en prenaient à la Ministre australienne de l’environnement, Melissa Price, en lui reprochant d’incriminer le réchauffement climatique comme cause des feux de brousse alors qu’il était clair pour eux que ce sont les divers empêchements de l’Etat au débroussaillement qui était en cause.

« Désolé, Madame la ministre, ce n'est pas le changement climatique qui a causé les derniers feux de brousse qui ont jusqu'à présent détruit neuf maisons à Victoria, et ce n'est pas le changement climatique qui a tué près de 200 personnes dans les incendies du samedi noir il y a dix ans.

Le véritable coupable c’est l'idéologie verte qui s'oppose à la nécessaire réduction des risques de charges de combustibles dans les parcs nationaux et qui empêche les propriétaires fonciers de défricher la végétation autour de leurs maisons.

La mauvaise gestion continue des parcs nationaux et des forêts domaniales de Victoria et l'obstruction verte contre les stratégies d'atténuation des incendies ont conduit à des charges de combustibles dangereusement élevées au cours de la dernière décennie.

Cela signifie que lorsque des incendies éclatent inévitablement, ils sont si intenses qu'ils sont diaboliquement difficiles à contenir pour les pompiers. Comme une enquête parlementaire fédérale l'a entendu en 2003, si vous quadruplez le combustible au sol, vous obtenez une augmentation de 13 fois la chaleur générée par un incendie.

Les habitants connaissent la vérité. Andrew Clarke, propriétaire de Jinks Creek Winery, qui a été détruit par un incendie qui a ravagé la forêt d'État de Bunyip, avait "supplié" de réduire la quantité de combustible pour protéger sa propriété.

"Je les ai suppliés [le Forest Fire Management of Victoria] depuis 20 ans de brûler la forêt d’État à l’arrière de notre maison et, à ce jour, cela n’a toujours pas été fait", a-t-il déclaré à la chaine ABC Country Hour.

Clarke a déclaré qu'un brûlage planifié avait été annulé en raison de préoccupations concernant des oiseaux nicheurs.

Il y a à peine trois semaines, l'ancien chef des pompiers de Victoria, Ewan Waller, a averti que les charges de combustibles des forêts d'État atteignaient des niveaux mortels, semblables à ceux du samedi noir. Personne n'y a prêté attention.

Mais vous pouvez parier que le premier ministre Daniel Andrews se cachera derrière la furie du changement climatique.

Les mensonges des perroquets verts conviennent aux politiciens, car ils peuvent ainsi éviter d'être blâmés pour leur propre culpabilité.

La Commission d’enquête royale sur le feu de brousse du samedi noir (Black Saturday Bushfire) a critiqué le gouvernement victorien pour son incapacité à réduire les charges de combustible dans les forêts d'État. Il a recommandé de plus que doubler le nombre de brûlis préventifs.

Au lieu de cela, au cours des trois dernières années, le gouvernement d'Andrews a réduit de près des deux tiers la superficie des terres publiques à brûler.

C’est un crime. »

Association des pompiers volontaires de Nouvelle-Galles du Sud. 5 mars 2019. [4].

 

Le problème des incendies en Australie touche donc désormais aussi la Suisse puisqu’il se présente maintenant comme un problème de désinformation dans notre pays, d’une information qui sélectionne certains faits pendant qu’elle en passe d’autres sous silence. La responsabilité des Verts en Australie n’intéresse pas notre presse mainstream. Elle la passe sous silence.

Pourtant une partie de ces millions de petits koalas et de kangourous atrocement brûlés ressortent bien de la responsabilité des Verts.

 

Michel Piccand, janvier 2020

 

 

 

P.S. On se demande parfois si les Suisses se rendent vraiment compte de ce qui se passe avec les médias de leur pays, qu’ils payent bien plus chers que nulle part ailleurs au monde, entre les 350 millions qu’ils donnent chaque année à la RTS ou l’abonnement à des journaux locaux, comme par exemple la Tribune de Genève, qui coûte plus cher qu’un abonnement au Financial Time. Et pour ne se voir délivrer que des informations partiales et politiquement orientées.

 

 

 

 

 

 

 

[1]

La technique de combat du feu par des feux préventifs (backburning) est aussi parfois utilisée en Suisse. L’exemple en lien ci-dessous en explique bien le principe et le fonctionnement.

https://www.admin.ch/cp/f/404481de_3@presse1.admin.ch.html

 

 

[2]

L’histoire complète de Liam Sheahan sur le Daily mail Australia :

« Le nettoyage «illégal» de sa propriété lui a coûté 100 000 $ d'amendes. Mais lorsque les incendies du samedi noir ont fait 173 morts, sa famille et sa maison ont survécu pendant que ses voisins mouraient - alors LIAM SHEAHAN demande, pourquoi ne pouvons-nous pas contrôler nos propres maisons ? »

https://www.dailymail.co.uk/news/article-7678955/Black-Saturday-survivor-fined-cutting-trees-supports-hazard-reduction.html

 

En 2009 l’acteur australien Russell Crowe publiait sur Instagram cette image d’un coupe-feu défriché sur sa propriété en ajoutant qu’il avait parfaitement rempli son rôle. Des coupes-feux et des défrichements que les Verts contestent car ils nuisent au biotope et à la biodiversité. On en voit le résultat en 2019, plus de 500 millions d’animaux auraient péri brûlés.

 

 

[3]

Un blog australien réputé sur le débat du changement climatique et utilisant les données du BOM (Bureau of Meteorology) australien montre que la situation de la NSW Nouvelle-Galles du Sud en 2019, lieu des incendies, si elle présente des pics n’a rien d’exceptionnelle.

Paul Homewood. Are Australian Wildfires Due To Climate Change ? DECEMBER 24, 2019

https://notalotofpeopleknowthat.wordpress.com/2019/12/24/are-australian-wildfires-due-to-climate-change/

 

 

[4]

Volunteer Fire Fighter Association of NSW (New South Wales).

https://volunteerfirefighters.org.au/green-ideology-not-climate-change-makes-bushfires-worse

 

 

N.B. Dans la lutte contre le feu de brousse la terminologie anglo-saxonne désigne sous le simple terme de fuel (combustible) toute biomasse inflammable qu’il s’agit donc de nettoyer ou d’éclaircir afin de créer des coupe-feux et d’empêcher le feu de se propager.

Le fuel est la biomasse combustible trouvée par exemple dans les forêts. Le fuel comprend tout, des aiguilles, des herbes et des petites brindilles («combustibles fins») aux combustibles de plus en plus gros tels que les arbustes, les branches au sol, les arbres abattus et les billes. Des combustibles sont également présents dans les auvents des arbres; les aiguilles vertes et les fines branches sont appelées «combustibles de la couronne». Les combustibles peuvent être vivants ou morts, et peuvent être disposés verticalement (appelés «combustibles en échelle») et horizontalement sur des zones aussi petites qu'un bouquet d'arbres, un peuplement forestier , ou aussi grand qu'un bassin versant. Les maisons et autres structures sont également considérées comme des formes de combustibles.

 

 

 

 

 

12 commentaires

  1. Posté par Patrick le

    Aucun rapport concernant les incendiaires écologistes qui ne se gênent pas de déclarer qu’incendier des forêts est juste pour autant que cela puisse alarmer les opinions.

  2. Posté par Jacques Brasseul le

    Merci pour l’article et les liens.
    Quelques coquilles cependant :
    « s’est vu infligé une amende »
    s’est vu infliger
    « une partie de ces millions de petits koalas et de kangourous atrocement brûlés ressortent bien de la responsabilité des Verts »
    ressortissent à la responsabilité des Verts. Deux verbes différents : ressortir à et ressortir de. ‘Ressortir à’ signifie relever de, ‘ressortir de’ signifie sortir à nouveau.
    http://parler-francais.eklablog.com/ressortir-a28163612

  3. Posté par Jandur le

    Bush fires, eucalyptus, méthodes aborigènes: ces quelques éléments de référence (fondamentaux) me semblent être manquants dans votre sujet. Suite aux incendies de masse de ces derniers 15 ans, de plus en plus d’australiens se tournent vers les méthodes aborigènes maîtrisant les incendies de masse, par leur surveillance des terrains et brûlis des déchêts d’eucalyptus (dont les graines ont besoin des incendies, dont les écorces hautement inflammables servent à alimenter les feux, dont les huiles s’enflamment – système de survie de l’eucalyptus, etc). Sauf que plusieurs facteurs doivent être réunis pour la reprise de l’éco-système à moyen terme (7 ans). Ce que les mesures gouvernementales ont bloqué, allumant la colère (fucking gov. measures) des éleveurs, des propriétaires autant que celle des pompiers. Sauf que de par l’intensité (en surface et en temps) des incendies d’aujourd’hui, l’un des facteurs nécessaires à une résurgence à mi-terme serait éliminé, soit la préservation d’une couche min. fertile du sous-sol. Ce que les aborigènes savaient.
    Ces colons (quelques lettres en trop?) Brittish au pouvoir Australien du Commonwealth ne doutent de rien, surtout pas de leurs traditions de domination – par ethnocide des aborigènes, ni de leurs capacités de destruction du continent qu’ils ont envahi.
    Mais la colère des tax-payers dépendants du charbon pour leur électricité pas chère, va-t-elle suffire?

    https://www.dpaw.wa.gov.au/images/documents/fire/karla-wongi-fire-talk.pdf

  4. Posté par René Parrat le

    Le bon sens n’a plus cours au règne « vert » tout est bon ! Le destin de l’homme est gravé : il ne survivra pas à ses excès à moins qu’il ne comprenne, enfin, qu’il n’est qu’un maillon d’une chaîne et que c’est lui le maillon faible ! René Parrat

  5. Posté par antoine le

    L’imbécilité de l’administraaaaaation :
    L’histoire complète de Liam Sheahan sur le Daily mail Australia :
    « Le nettoyage «illégal» de sa propriété lui a coûté 100 000 $ d’amendes. Mais lorsque les incendies du samedi noir ont fait 173 morts, sa famille et sa maison ont survécu pendant que ses voisins mouraient – alors LIAM SHEAHAN demande, pourquoi ne pouvons-nous pas contrôler nos propres maisons ? »
    https://www.dailymail.co.uk/news/article-7678955/Black-Saturday-survivor-fined-cutting-trees-supports-hazard-reduction.html
    Soutenons LIAM SHEAHAN et opposons-nous aux décisions bureaucratiques des ronds de cuir !

  6. Posté par antoine le

     »Clarke a déclaré qu’un brûlage planifié avait été annulé en raison de préoccupations concernant des oiseaux nicheurs. »
    Maintenant les oiseaux nicheurs se sont envolés ou ont grillés dans l’incendie …
    AVERTISSEMENT :
     »Il y a à peine trois semaines, l’ancien chef des pompiers de Victoria, Ewan Waller, a averti que les charges de combustibles des forêts d’État atteignaient des niveaux mortels, semblables à ceux du samedi noir. Personne n’y a prêté attention. »
    Les écolos politiques font plus de mal en voulant TOUT protéger. Aucune connaissance concernant le monde RÉEL !

  7. Posté par Christian Hofer le

    Merci pour cet excellent texte.

    Fdesouche vous a emboîté le pas :

    http://www.fdesouche.com/1320419-incendies-en-australie-les-feux-sont-ils-dus-a-de-nouvelles-regles-environnementales

    Le Parisien a visiblement eu envie de dire la vérité. Qu’attendent nos journaux romands? Existent-ils seulement pour manipuler les opinions en favorisant systématiquement la gauche et les allochtones?

    http://www.leparisien.fr/societe/incendies-en-australie-les-feux-sont-ils-dus-a-de-nouvelles-regles-environnementales-06-01-2020-8229987.php

  8. Posté par Michel Piccand le

    @ Jack Palance. Cher Monsieur je vous remercie infiniment pour la correction, vous avez effectivement raison, il s’agit de millions d’hectares et non de milliards comme malencontreusement écrit.
    Quant aux 500 millions d’animaux morts j’ai juste repris ce que dit la presse mainstream qui en a largement répandu le chiffre dans ses titres, sans doute pour frapper les esprits…
    Selon le fact checking de la BBC ce chiffre a été avancé par le professeur Charles Dickman un expert de la biodiversité de l’université de Sydney, qui a estimé qu’il y avait dans la région concernée une moyenne de 17 mammifères, 21 oiseaux et 130 reptiles par hectare. Je lui laisse donc la responsabilité de cette affirmation ainsi qu’à la presse australienne.
    Bonne journée à vous et merci pour votre correction.
    Michel Piccand

    https://www.bbc.com/news/50986293

  9. Posté par Jack Palance le

    Il ne s’agit pas de « milliard d’hectares » mais d’environ 4 millions !….l’Australie fait un peu plus de 7 millions de km2 (7 milliards d’hectare) et le mensonge de dire que 500 millions d’animaux sont mort sont pure mensonge car cela représenterait 125 animaux/hectare (2 terrains de foot) qui semble donc être largement surpeuplé !!! Même nos vaches ne tiendraient pas en si peu de place et ce, sur une surface de la Suisse !?….mais voilà, le peuple est en grande majorité bête à bouffer du foin et ne réfléchi plus par lui même !….je trouve bien entendu horrible le nombre d’animaux morts quel qu’en soit le nombre !….et merci de me publier pour une fois !!!!

  10. Posté par antoine le

     »Sous la pression des Verts et des défenseurs de la biodiversité ces coupes de défrichement et ces brûlis préventifs ont été rendus par l’administration de plus en difficiles et compliqués à mettre en place. »
    Les paysans australiens ont l’interdiction de pratiquer le brûlis !
     »Le code de conduite écrit par les Verts australiens (Greens) montre clairement qu’ils sont à l’origine du problème, ils ne s’opposent pas aux brûlis préventifs mais seulement lorsque ce brûlis aura été autorisé par une personne habilitée et possédant les connaissances scientifiques nécessaires et qui inclut donc du personnel et une autorisation de l’administration. »
    Cela est devenu tellement compliqué et administratif que les brûlis ne se pratiquent pratiquement pas ! D’où le problème d’aujourd’hui …
    D’ailleurs c’est le même problème qu’en Californie ! Même cause, même problème !!
    Il y a aussi le problème des pyromanes !
    Une douzaine aurait été arrêtée, dont 2 en novembre près de Brisbane !

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