Une conférence du philosophe à Sciences Po, à Paris, a failli être empêchée ce mardi 23 avril par un groupe se réclamant de l'antiracisme. […]
Si l'enjeu de la soirée n'avait pas été la censure d'un intellectuel, on aurait ri du vaudeville. La scène se déroule ce mardi 23 avril : un groupe se réclamant de l'antiracisme, "SciencesPo en lutte – Institut Clément Méric", tente d'empêcher une conférence du philosophe Alain Finkielkraut, invité de l'association souverainiste de Sciences Po, "Critique de la raison européenne". […]
ALAIN FINKIELKRAUT ACCUSÉ DE "RACISME"
"Aujourd'hui, Finkielkraut, c'est la figure de l'intellectuel polémique, qui hystérise le débat", constatent dans la cour de l'établissement des étudiants venus assister à la conférence. "Un penseur, ce n'est pas quelqu'un avec qui on doit être d'accord. Pour ces gens, ne pas être d'accord avec eux revient à être mauvais", déplorent-ils. […]
"Je ne peux plus mettre le nez dehors. Je me fais expulser de Nuit debout, je me fais expulser d'une manifestation des gilets jaunes. Et aujourd'hui, je ne suis pas expulsé, mais ils voudraient bien", soupire Alain Finkielkraut auprès de Marianne. L'auteur de l'Identité malheureuse est taxé, dans un texte publié sur la page Facebook de "Sciences Po en lutte", de "xénophobie", de "racisme" et de "sexisme". Les militants, qui revendiquent un "antiracisme politique", semblent avoir abandonné tout sens de la mesure : "Les propos ne sont pas à séparer des actes, et nous refusons que des 'débats' de 'polémistes' se fassent sur des cadavres", écrivent ainsi les auteurs de l'appel au rassemblement.
Exaspéré, Alain Finkielkraut, riposte : "Le fascisme, c'est vous, les années 30, c'est vous, l'antisémitisme, c'est vous, les autodafés, c'est vous. C'est tout ce que j'ai à leur répondre. Ils sont très exactement ce qu'ils prétendent dénoncer, lâche-t-il. Ils luttent contre la liberté d'esprit, ils veulent m'empêcher de parler alors que je n'empêche personne de parler. Je reçois même des intellectuels, des écrivains, qui ont des opinions divergentes toutes les semaines dans 'Répliques' (son émission sur France Culture, ndlr)."
Selon l'essayiste, l'antiracisme est aujourd'hui l'objet d'un "dévoiement terrible", récupéré par des militants communautaristes qui s'abritent derrière son bouclier pour promouvoir leur idéologie. "Ils prouvent eux-mêmes que l'islamo-gauchisme n'est pas un concept polémique, mais un concept descriptif. C'est un islamiste qui m'a traité de grosse merde sioniste, et qui m'a renvoyé. Ils reprennent exactement ce discours à leur compte".
L'intellectuel relève que l'influence de cette mouvance est de plus en plus prégnante au sein des universités et des grandes écoles. "Il ne faut pas exagérer l'importance des antiracistes, ils ne sont pas si nombreux, mais ils ont une capacité de perturbation de plus en plus grande, s'inquiète-t-il. Ce qui m'est arrivé à Sciences Po me serait arrivé à l'ENS ou à l'EHESS". Le blocage, fin mars, d'une représentation des Suppliantes d'Eschyle par des groupes indigénistes et décoloniaux à la Sorbonne, semble lui donner raison.
Lire aussi : Comment les "décoloniaux" mènent la "guerre des facs"
Article entier : Marianne

@miranda le 29 avril 2019 à 11h42 j’apprécie le descriptif de ce verbiage déjanté. On se croirait à lire certaines proses de 20min.ch. On comprends mieux tous ceux qui y ont été formatés pour finir comme porte-paroles de la MIGROS par exemple. dont le journal n’est pas en manque de brosses à reluire issues des milieux crypto-communistes. La fin du parti de l’Alliance des Indépendants, et les reflux sur le parti socialiste en sont significativement la clé. Les achats comme ceux de Denner pour contourner l’interdit de la vente de tabac et d’alcool est suffisamment démonstrative des trahisons portées aux volontés du fondateur qui a pourtant cédé son entreprise sous conditions. Pauvres potentiels héritiers qui ont ainsi été spoliés et qui devraient demander des comptes à ces rapaces dont certains franco-suisse de pacotilles ont passé la frontière avec leur culture désormais dévoyée pour s’emparer des commandes comme de vulgaires colonisateurs. Et on se pose encore des questions sur la baisse du chiffre d’affaires, l’immigration de masse n’étant pas toujours capable de simuler et de maintenir un semblant d’Eldorado.
Au-delà du drame personnel du faux philosophe qui professe depuis peu la haine des musulmans – assimilés au terrorisme – après avoir longtemps professé la haine des Français – assimilés au racisme – il y a quelque chose d’ironique à voir des étudiants antifas se dresser contre leur propre père spirituel.
Car c’est bien le gaucho-sionisme de Finky dans les années 80 qui a formé idéologiquement toute la génération post-SOS Racisme. Ce qui arrive à l’académicien c’est exactement ce qui arrive aux profs gauchistes dans leurs bahuts quand ils se font secouer le prunier par les enfants de leur idéologie : un retour de bâton, un feed-back cybernétique tout ce qu’il y a de plus logique.
Finkielkraut a changé, il est passé du socialo-sionisme au national-sionisme. Mais ses victimes, celles de l’idéologie antiraciste, n’ont pas encore compris l’arnaque, elles en sont restées aux méchants Blancs racistes et aux gentilles victimes racisées.
Mr Fienkelkraut pense souvent que cet ostracisme vient du fait qu’il ait un penchant pour le sionisme.
Au delà de cette problématique, “la super puissance PENSANTE labyrinthique ” de nos étudiants français, que ce soit dans les grandes écoles ou dans les facs, ne nous permet plus de dialoguer avec eux car on ne s’y retrouve plus quand on discute avec eux et on a la franche impression qu’il s’agit pour eux de pratiquer LA CONTRADICTION POUR LA CONTRADICTION. La contradiction sans but, sans débouché vers quelque chose de cohérent de concret. LE DISCOURS CLOS celui qui tue dans les familles et qui peut produire de “bons schizophrènes”. Mr Fienkelkraut ne sent pas que notre société aujourd’hui, produit aussi cela.
Mais est-ce que nos médias ne pratiquent pas cela, en plus d’être des agents castrateurs de haut niveau, de la parole de l’autre?
Allez, pour goûter au plaisir de savourer le verbiage hyper sophistico élaboré de notre jeunesse, je vous glisse un “petit” exemple :
“Et puisque nous sommes dans le cadre d’un bêtisier, nous ne saurions nous priver du dernier gazouillis de Clémence Zamora- Cruz, responsable LGBT, relayée par l’UNEF:
«en tant que femme transgenre racisée, je suis intersectionnelle mais ma racisation fait de moi une personne plus privilégiée qu’une personne afro descente (sic) et c’est à cause du colorisme (re -sic) qui créee un privilège entre les personnes racisées». (rapporté par Mr Goldnadel – merci à lui) Grosso modo ça pourrait révéler : “est- ce que je m’habite vraiment ou est-ce que mon moi est vraiment moi?
J’ai quelques cadres qui dorment au grenier, je crois qu’un “gazouillis” comme celui là mérite d’être encadré afin que l’humanité puisse dans le futur, avoir une idée de ce à quoi nous étions confrontés, par un joli mois d’avril 2019.
AH, autre exemple de super puissance pensante labyrinthique, Mr MACRON vient de produire une perle pour la novlangue (prévenir “doucement” Mr Jean Yves Le Gallou) :
” LE PATRIOTISME INCLUSIF”.