80% des Français seraient favorables à l’utilisation du RIC pour proposer une loi, selon un sondage

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Plus de sept semaines après le début du mouvement des Gilets jaunes, quid de l'approbation des Français envers une des propositions phare de cette contestation inédite ?

Selon le baromètre Harris Interactive pour RTL et M6 dévoilé ce 2 janvier, 80% des personnes interrogées se disent favorables à l'utilisation du référendum d'initiative citoyenne (RIC) pour proposer une loi. Cet outil démocratique, popularisé notamment par Etienne Chouard depuis le référendum sur le traité constitutionnel européen de 2005, permettrait à toute proposition d'un citoyen français – qu'elle soit législative, abrogatoire, révocatoire ou constituante – de faire l'objet d'un référendum national, si tant est qu'elle regroupe un nombre suffisant, restant à définir, de signatures de ses compatriotes.

Son utilisation pour abroger une loi rencontre l'approbation de 72% des Français interrogés, selon le même sondage. 63% y seraient favorables pour mettre fin au mandat d’un élu et 62% pour modifier la Constitution.

Dans le détail, les sympathisants du Rassemblement national et de La France insoumise/PCF sont ceux qui plébiscitent le plus ce type de référendum (plus de 77% pour chacune de ses applications).

Les plus réservés sur la question sont les sympathisants de LREM, le parti présidentiel. 

La moitié des Français interrogés doutent de l'efficacité du «grand débat national»

Le même sondage étudie également le sentiment des Français quant aux avancées que pourrait apporter le «grand débat national» lancé par le gouvernement.

Ce dernier clive les personnes interrogées : ainsi, elles seraient 50% à estimer que celui-ci tiendrait compte, au moins en partie, des avis émis par les citoyens, et 47% à penser le contraire. Là encore, les partisans de LREM sont les plus optimistes sur l'issue de la proposition gouvernementale.

Un précédent sondage révélait déjà que le RIC, décrié par nombre de commentateurs et de personnels politique, rencontrait une large approbation des Français.

Pour mettre en place cette mesure chère aux Gilets jaunes, une modification de l'article 3 de la Constitution est nécessaire. Depuis la réforme de la Constitution en 2008, il faut en effet réunir «un cinquième des membres du Parlement, soutenus par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales», soit au moins 185 députés et sénateurs et plus de 4,5 millions d'électeurs, pour pouvoir déclencher un référendum dit d'«initiative partagée».

Enquête réalisée en ligne du 27 au 28 décembre 2018, auprès d'un échantillon représentatif de 1 967 personnes, selon la méthode des quotas

Lire aussi : L'hommage de Ruffin à Chouard sur le RIC fait grincer des dents au sein de la France insoumise

 

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Un commentaire

  1. Posté par pépé le moko le

    Je trouve que les gilets jaunes sont a coté de la plaque.
    Nous avons ces droits-la depuis des siècles et nous ne nous en servons que peu, certains scrutins atteignent péniblement le 20 pour cent de participation.
    Nous avons tous ces droits et pourtant l’ immigration ne Suisse atteint des records, dans les villes romandes on ne voit plus que des blancs agés de plus de 50 ans, par contre les jeunes sont bien plus basanés voire noirs pour dire ce qui est !

    Ces gilets jaunes n’ osent pas dénoncer l’ immigration africaine qui est la cause de leur appauvrissement et c’est ce qui nous attend nous aussi en Suisse.
    Ce jeudi dans 20 minutes, un dessin ignoble de B12 ou il en vient a souhaiter pour Trump un caillot de sang qui lui boucherait au artère !
    Pauvre type ! Tellement convenu ! La gamelle est bionne B12 ? Je vous souhaite B12, dans un futur proche vous retrouver a Chauderon afin de pointer au chomage !

Et vous, qu'en pensez vous ?

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