Malawi: pays chrétien avec 20% de musulmans. Les problèmes commencent!

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Un pays majoritairement chrétien

Selon une estimation basse, les statistiques avancent 60% de Malawis chrétiens, mais la communauté musulmane, soit 20% de la population, revendique un nombre important de conversions. Au mois de décembre 2015, l’imam et prédicateur égyptien Wahîd Abd al-Salâm Bâlî a ainsi assuré qu’il avait converti 4 000 personnes à l’islam en une semaine. Si Mgr Montfort n’entre pas dans le débat de savoir si les revendications de ce prédicateur reposent sur quelque chose, il confirme que les adeptes des religions animistes, souhaitant embrasser une grande religion sont sensibles à l’islam. Notamment en raison de la polygamie : inacceptable pour l’Église catholique, elle est autorisée pour les musulmans et les nouveaux convertis peuvent donc conserver leur mode de vie familial.

La religion chrétienne, ciment du Malawi

Le Malawi est un petit pays densément peuplé où la pauvreté et le sida restreignent l’espérance de vie moyenne à seulement 43 ans, soit l’un des plus bas d’Afrique. Bien que l’État de la République du Malawi soit laïque, les églises jouent un rôle incontournable socialement et même politiquement. Ainsi, les événements qui ont mis fin à la domination de trente ans du Parti du Congrès malawite, en 1994, ont commencés par une lettre pastorale, lue par les évêques catholiques lors de la Pâques 1992. Il arrive aussi que les partis fassent appel à l’arbitrage du clergé en cas de crise politique, rappelle Ann Maganga, agente du Centre pour la démocratie multipartite au Malawi. « C’est une relation saine entre l’Église et l’État, qui concourt au progrès de la démocratie dans le pays », assure-t-elle.

Menace extérieure

Or, l’arrivée de fondamentalistes qui prétendent enseigner aux autochtones le « vrai islam », au détriment de la cohabitation qui prévalait jusqu’alors, menace l’équilibre du pays. Les prédicateurs ont des soutiens financiers importants et proposent à certains étudiants triés sur le volet de se rendre en Arabie saoudite pour être formés. Lorsqu’ils rentrent au pays, leur vision de l’islam a changé.

Source

5 commentaires

  1. Posté par Vautrin le

    Dès qu’il y a musulman, il y a problème. Mais lorsqu’ils atteignent une masse critique (estimée justement à 20% des confessions), ils deviennent totalement destructeurs.
    J’ai connu ce pays du temps de Kamuzu : il y avait un réel effort d’instruction publique (La Kamuzu Academy m’a fortement impressionné) et pas de problèmes religieux. Mais comme d’habitude, “on” a voulu imposer la démocratie à l’occidentale et “on” a mis la pagaille. D’où une première leçon : ce n’est pas la démocratie elle-même qui est critiquable, c’est son exportation systématique là où elle ne peut pas prendre racine qui est à proscrire. Seconde leçon : à la faveur de la pagaille, les musulmans multiplient leurs métastases jusqu’à constituer une masse critique. Le remède est connu, mais personne n’ose l’appliquer.

  2. Posté par Cenator le

    La plupart des pays d’Europe occidentale avancent à grands pas vers ces 20 %.
    Il n’y a qu’à voir la composition de nos classes d’école, les adultes de demain.
    Nos lois actuelles ne sont pas adaptées, par exemple la loi du sol en France.

  3. Posté par Peyhem Veys le

    Non, non ! Ici, on est loin de ça encore et ils ne créent déjà QUE des problèmes. C’est un peu comme les microbes, il n’y a pas besoin d’en avoir beaucoup pour se sentir mal…

  4. Posté par conrad.hausmann le

    En Indes ils sont 15% en moyenne donc problèmes. En Chine moins de 5% donc problèmes…Partout où ils sont il y a des problèmes!

  5. Posté par bigjames le

    Et oui, le fameux 20 % atteint et c’est le début des emmerdes….

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