De nouvelles manifestations contre la loi travail
Une énième journée de grève et de manifestation réunissait hier les syndicalistes de gauche sur l’ensemble du territoire national. 155 000 manifestants ont été recensés par la police, 500 000 par la CGT.
Des manifestations encore entachées de violences
Tout le monde s’accorde en effet pour décrire un climat de violence, et beaucoup d’affrontements. A Nantes, par exemple, dès le matin, des combats ont eu lieu contre des policiers munis d’un canon à eau ; une Porsche, symbole de la richesse qui s’assume, a été brûlée, des abribus brisés, des caméras arrachées, des banques attaquées par des casseurs en force ; les commerçants se sont pour beaucoup abrités derrière des panneaux en bois afin d’éviter les dégradations. Au sein de la capitale, suite à de violents affrontements pont d’Austerlitz, un policier a été grièvement blessé et a été pris en état d’urgence absolue après avoir reçu un pavé à la tête.
Les manifestants ont ratissé large
S’étaient adjoints à la manifestation le mouvement Nuit debout, et les intermittents du Spectacle. Cette violence croissante, au nom de la révolte contre tout ce qui incarne la richesse ou l’ordre public reflète la fracture sociale croissante d’une France qui se déchire. Selon une enquête Elabe publiée hier, 78 % des Français diagnostiquent « un risque élevé d’explosion sociale ».

Il faut voir les vidéos produites par RT sur le déroulement des manifestations en France du 28 avril. La violence y atteignit une intensité nouvelle, car les manifestants utilisèrent des engins explosifs, ce que je n’avais pas encore vu auparavant. D’autre part, à un certain moment des confrontations qui eurent lieu à Paris, une troupe de CRS fut complètement encerclée et neutralisée par les militants, fait nouveau là aussi.
Si l’escalade continue ainsi, on peut imaginer la suite. Le temps des armes à feu et des bombes semble se rapprocher.