Guy Mettan (photo) est un journaliste et une personnalité politique suisse. Il a été rédacteur en chef de le Tribune de Genève et président de la Croix Rouge Genevoise. Aujourd’hui, il est député PDC (centriste) au Grand Conseil du canton de Genève et directeur du Club suisse de la presse. En 2015, il a publié Russie-Occident, une guerre de mille ans : La russophobie de Charlemagne à la crise ukrainienne aux Éditions des Syrtes.
Guy Mettan, bonjour. Commençons par votre livre. Vous pensez que la russophobie que l’on observe depuis la Deuxième guerre mondiale sert à structurer le patchwork des sociétés occidentales « contre un ennemi commun ». Est-ce là sa seule fonction?

…, aujourd’hui, actuellement, j’assiste, á l’effondrement de la soi-disante élite intellectuelle Suisse devant l’islam. Denis Diderot, a écrit:” l’islam est l’ennemi de la Raison.” Patrick Lévy.
Oh mais ! Il y a longtemps que la France n’a plus de “puissance intellectuelle”, si l’on désigne par là les gens censés penser. La Grande Guerre a détruit une grande partie de nos élites. Tout le potentiel de pensée restant s’est délité à partir de ce que l’on nomme les “Années Folles”, avec l’apparition de “penseurs” stipendiés, intellectuels fonctionnaires sortis de Normale Sup’ et tenant boutique en rive gauche. C’est le triomphe de Sartre et du nihilisme. Depuis, les penseurs véritables ont été soigneusement tenus à l’écart : Aron, Pauwels, Jean Dutour, pour n’en citer que quelques uns. Désormais règnent les très médiocres, franchement nuisibles, comme BHL. Comment, alors, pourrait-on aujourd’hui publier des analyses, des idées, contraires à la pesante doxa de la caste politique ? C’est impossible dans un pays où la “culture” semble culminer dans une série télévisuelle de propagande, “plus belle la vie” (ou poubelle la vie). C’est terminé : il n’y aura plus jamais de penseurs en France, seulement des psalmodieurs décérébrés du coran.